Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Derailed (Uncut - WS)

Critique
Synopsis/présentation
Un homme marié et père de famille (Clive Owen) fait la rencontre d’une jolie femme d’affaire (Jennifer Aniston) avec qui, par un concours de circonstance, il s’adonne à une liaison apparemment sans landemain. Avant même avoir réussis à consumer leurs désirs, un étranger les surprends en flagrant délie et menace de tout dévoiler à leur conjoint respectif s’ils ne lui versent pas un important montant d’argent…

Malgré une réalisation des plus compétente et à une présence très sentie de Clive Owen à l’écran, Derailed n’est rien de plus qu’un thriller manipulateur assez convenu. Les clichés y abondent et la conclusion s’avère télégraphiée au possible, sinon carrément prévisible. Par contre, il faut bien admettre que la réalisation assurée de Mikael Hàfström, qui réussit à créer un climat de tension soutenu, parvient à maintenir l’intérêt jusqu’à la toute fin, ce qui est déjà bien plus que bon nombre de thrillers du même genre.

Il est à noter que cette version dite « non censurée » présente des différences si mineures par rapport à la version vue en salles qu’il nous a été impossible de les remarquer…


Image
Le film nous est présenté dans le format respecté de 2.35:1 et d’après un transfert 16:9. Dans l’ensemble, la qualité d’image est plutôt très bonne, mais elle aurait facilement pu être améliorée.

D’abord, précisons que l’interpositif employé pour le transfert était dans un état quelque peu décevant considérant l’âge du film ainsi que les standards du marché actuel. Les anomalies, telles que grain, taches et égratignures, ne sont pas majeures, mais omniprésentes. N’existe-t-il pas d’interpositif dans un meilleur état ?
Sinon, la définition générale est excellente. L’image est nette et précise, les moindres détails ou textures sont représentés dans toute leur subtilité. Le rendu des couleurs est lui aussi excellent, en considérant évidemment la palette très stylisée du film. Pour conférer une ambiance lourde à l’œuvre, les artisans ont opté pour une photographie et une colorimétrie assez terne et désaturée. Ce transfert rend justice à cette intention. Les couleurs sont bien restituées et leur apparence un peu terne est très bien rendue. On ne remarque aucun débordement dans le cercle chromatique. La conformité est très au point, on ne remarque aucune fluctuation dans l’étalonnement.

Le niveau des noirs est ajusté au bon niveau, selon les standards. Il en résulte une image bien contrastée et dont les noirs sont très profonds, sans pour autant écraser les nuances dans les parties sombres. Ces dernières présentent d’ailleurs des dégradés précis et très subtils.

La partie numérique du transfert sans faille, à aucun moment n’avons-nous remarqué un quelconque problème de compression ou de numérisation.


Son
Cette édition propose deux bandes-son de format Dolby Digital 5.1, soit une de langue anglaise et l’autre française. Des sous-titres anglais et espagnols sont également disponibles.

Ces bandes-son livrent toutes deux la marchandise en terme de présence et d’efficacité, et ce sans jamais verser dans l’excès. La dynamique en général est parfaitement honnête et tire profit de toute la hauteur du spectre sonore. Le champ sonore se déploie avec une belle profondeur à travers tout le champ sonore. Les canaux arrières sont vivants et bien solicités. Ils intègrent avec autant de succès les effets ambiants subtils ainsi que les effets localisés plus tapageurs. Ces derniers, par leur présence et leur agressivité contrôlée, vous feront certainement sursauté à quelques reprises.
Les éléments sonores profitent d’un positionnement précis et sans bavure. Chaque élément profite d’une intégration cohérente. La trame-sonore, quoique parfois un peu pompeuse (on ne peut quand même pas imputer ce défaut au mixage !), se déploie à travers le champ-sonore avec présence et profondeur. Les dialogues sont toujours parfaitement nets et intelligibles, et ce malgré le boucan de certaines scènes d’action. Les basses sont profondes à souhait et leur utilisation est compétente à souhait. Le canal .1 (LFE) est sollicité de façon pertinente pour ajouter agressivité et intensité.


Suppléments/menus








Conclusion
Derailed est un de ces thrillers comme il s’en produit à la douzaine chaque année à Hollywood. Plutôt divertissant, mais certainement pas mémorable. Il en va un peu de même pour cette édition DVD. La technique est au point, c’est à dire que la qualité d’image et du son sont de bon niveau, mais il n’y a rien ici, pas même au registre des suppléments (qui se limitent à quelques scènes coupées sans intérêt et à un documentaire promotionnel), qui méritent qu’on s’y attarde plus longtemps que le temps qu’il faut pour visionner le tout.


Qualité vidéo:
3,9/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2006-09-09

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur ACL 16:9 Sharp Aquos LC37DB5U, Lecteur DVD OPPO OPDV971H (Sortie DVI à HDMI avec conversion HD à 720p), Récepteur Sony STR- K75OP, enceintes Bose, câbles Monster Cable

Le film

Titre original:
Derailed

Année de sortie:
2005

Pays:

Genre:

Durée:
112 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Alliance Atlantis

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Scènes coupées, documentaire promotionnel

Date de parution:
2006-03-21

Si vous avez aimé...