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DVDEF

Tomb Raider, Lara Croft (Special Collector's Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Connaissez-vous Lara Croft ? Si non, c'est que vous n'êtes probablement pas familier avec le monde des jeux vidéos. Car le seul nom de Lara Croft, pour un amateur de jeux vidéos qui se respecte, est aujourd'hui aussi reconnu et commun que celui… de Wonder Woman par exemple ! D'ailleurs, le parallèle entre ces deux icônes féminins est plus évident qu'on ne le pense. Les deux ont à leur manière représentés une sorte d'idéal macho un peu grossier (elles ont d'ailleurs été créées par des hommes…), et les deux ont révolutionner à leur manière l'image héroïque que pouvait avoir la femme. Avant Wonder Woman, les personnages de héros féminin était quasi absents du monde télévisuel, ou même cinématographique. En ce sens, avant l'avènement de Lara Croft, les jeux vidéos n'étaient pratiquement peuplés que de héros mâle. Depuis son apparition, Lara Croft a fait l'objet de nombreuses copies, signe que la recette a fonctionnée. Si bien fonctionnée, en fait, que le succès de Miss Croft et de sa série de jeux Tomb Raider est pratiquement devenu démesuré. Les jeux ont commencés à paraître à un rythme régulier, au point de sur-saturer les consommateurs. Mais signe le plus troublant provient sûrement du culte que certains ont commencé à vouer au personnage. Pour plusieurs, Lara Croft existe vraiment…
Sans être réelle, Lara Croft bénéficie aujourd'hui d'une incarnation physique en chair et en os, gracieuseté d'un studio Hollywoodien qui a flairé le succès commercial. Lara Croft : Tomb Raider reprend donc l'univers exploité dans les jeux vidéos du même nom, à savoir l'exploration de temples et de grottes obscurs menant à la découverte de trésors perdus. Tel Indiana Jones, Lara Croft doit affronter des pièges de toutes sortes ou élucider des énigmes, résoudre des casses-têtes meurtriers !
Il ne faut cependant pas se leurrer : Tomb Raider n'est nullement un Indiana Jones et n'y arrive même pas à la cheville. La confusion du scénario n'a d'égale que sa stupidité. Ainsi, vous résumez l'histoire du film serait vain et inutile. Disons simplement que Lara Croft doit empêcher un groupe malhonnête de mettre la main sur deux objets qui leur permettrait de contrôler l'espace-temps… ou quelque chose du genre. Le problème, c'est que notre amie Lara est si illogique dans ses actes qu'elle ira jusqu'à aider les vilains de service à trouver l'un des deux objets. Sans elle, ils n'auraient jamais mis la main sur l'objet en question, et pourtant, son rôle est de les empêcher d'atteindre leur but ?!? Allons comprendre… De toute façon, le réalisateur Simon West semblait d'avantage préoccupé par l'élaboration de scènes d'action spectaculaires que par les revirements du scénario (qu'il a d'ailleurs co-écrit). Tout le film n'est qu'un enchaînement pêle-mêle de scènes d'action ou de scènes de douches… Tant et aussi bien que nous avons d'avantage l'impression de regarder un jeu vidéo qu'un film. D'ailleurs, il faut l'admettre, certains plans sont franchement spectaculaires et quelques scènes d'action sont assez réussies. Cependant, plusieurs autres sont au contraire parfaitement ratées (en particulier la séquence où notre héroïne affronte des singes de pierres), et les effets spéciaux ne sont pas toujours convaincants. Pour un film de 80 Millions de dollars, c'est plutôt difficile à avaler. Reste dans tout ça le jeu d'Angelina Jolie, qui fait bien ce qu'elle peut pour insuffler toute l'énergie possible à son personnage. Dommage seulement que ses efforts aient été aussi gaspillés.


Image
Tomb Raider nous est présenté enformat original de 2.35:1, d'après un transfert anamorphique. Sans être parfait, ce transfert présente de belles qualités qui en font un produit typique des exigences du marché actuel.
La définition est généralement à point, bien qu'un léger manque de précision soit parfois observable. Néanmoins, les détails et les textures sont la plupart du temps bien définis. La colorimétrie est adéquatement saturée, les couleurs ont une apparence naturelle et pure du début à la fin, sans jamais qu'il y ait débordement. La brillance et les contrastes sont tout deux parfaitement balancés, nous ne remarquons aucune fluctuation inappropriée. Les noirs sont caractérisés par une pureté et une profondeur irréprochable, en aucun moment est-il possible de déplorer un quelconque fourmillement. Les parties denses, par contre, trahissent à quelques occasions des dégradés légèrement grossiers qui manquent de subtilité. Ce défaut n'afflige pas l'ensemble du transfert, mais est suffisamment présent pour distraire. On note pratiquement aucune sur-définition des contours ou défauts de compressions.



Son
Trois bandes-son ont été incluses sur cette édition : deux anglaises (Dolby Digital 5.1 et 2.0 Surround) et une française (Dolby Digital 2.0 Surround). Simple question, à quand un mixage français Dolby Digital 5.1 chez Paramount ? Ce film en aurait certainement profité…

Évidemment, avec un film de cette envergure qui ne carbure qu'aux scènes d'action, nous étions en droit d'exiger rien de moins qu'un mixage dynamique avec beaucoup d'impact. En ce sens, le mixage anglais Dolby Digital 5.1 livre incontestablement la marchandise. Les effets d'ambiophonies sont généreusement mis à contribution tout au long du film pour donner une incontestable force sonore au mixage. Plusieurs effets canaux à canaux sont également audibles, ceux-ci sont vifs et bien définis. La trame-sonore est intégrée à l'environnement avec beaucoup de présence et d'agressivité, tout en restant fidèle et nette. Les dialogues sont toujours clairs et intelligibles, ils ne sont jamais obstrués par l'agressivité du mixage. Les basses remplissent également leur mandat à merveille. Celles-ci sont profondes, puissantes, et sont abondements utilisées. Le canal .1 (LFE) est aussi généreusement mis à contribution et propose des basses fréquences vibrantes qui descendent parfois sous la barre des 25 Hz.
Malheureusement, le doublage français n,a aucunement le même dynamisme, ni la même spatialité. Qui plus est, le doublage plutôt moyen enlève beaucoup de naturalité à l'ensemble. Seuls des sous-titres anglais sont offerts avec cette édition.



Suppléments/menus
Tomb Raider n'est que le deuxième titre de Paramount, après Forest Gump, à paraître sous la bannière Special Collector's Edition. Cela n'en fait pas nécessairement un titre de référence, mais il s'agit certainement de l'un des titres les plus complet offert par ce studio.
Le premier supplément à découvrir sur cette édition est une piste de commentaires audio animée par le réalisateur Simon West. Par chance, la qualité d'une piste de commentaires audio ne va pas toujours de paire avec la qualité d'un film. On s'attendait au pire avec Tomb Raider, pourtant c'est une piste très professionnelle et intelligente que celle-ci. Simon West s'avère être un animateur bien préparé, qui fourni des propos concrets et bien développés. Son ton est très articulé (on croirait presque qu'il nous fait la lecture…) mais est malheureusement teinté de plusieurs temps morts. Néanmoins, une très bonne piste.
Plusieurs courts documentaires ont également été produits pour cette édition. Le moins intéressant de tous, Digging Into Tomb Raider (22 min), est malheureusement le plus long. Très conventionnel, ce segment s'apparente à tous ces segments promotionnels qui nous submergent depuis des années. Dans celui-ci, la majorité du temps est gaspillé à vanter les mérites de chacun ainsi que de proclamer le succès du personnage de Lara Croft. Plutôt agaçant. Guère mieux est le segment intitulé Are You Game (8 min). Ce dernier nous dresse un compte rendu bien détaillé mais ô combien suffisant de la carrière virtuelle de Lara Croft. Vous l'aurez compris, ce segment ne fait que vanter les mérites des jeux vidéos de la série Tomb Raider.
Beaucoup plus intéressant est le segment Stunts (9 min), un documentaire au cour duquel les diverses cascades du film nous sont décortiquées et expliquées. Intéressant et bien fait. Un peu dans la même veine est le segment Crafting Lara Croft (7 min), qui nous fait découvrir les divers entraînement qu'à dû subir Angelina Jolie pour le rôle. Ce segment manque quelque peu d'explications, mais les propos recueillis par Jolie et les séquences d'entraînement sont suffisamment explicites pour maintenir l'intérêt.
Finalement, la section nommée Visual Effects offre 8 courtes vignettes expliquant divers procédés de création des effets numériques. Ces vignettes sont brèves mais concises et très informative. Dommage seulement qu'on se contente de traiter uniquement des effets numériques.
Une sélection de 4 scènes inédites est aussi offerte. Toutes aussi ridicules que n'importe qu'elle scène du film, ces scènes sont d'un intérêt pratiquement nul et, une chose est certaine, elles n'auraient certainement pas sauvées le film de la catastrophe ! Un peu plus intéressant est le générique d'ouverture alternatif. Plus long et ambitieux que le générique original, cette séquence alternative s'étire un peu en longueur et détonne avec le rythme effréné du film, ce qui explique peut-être sa substitution. Dommage qu'aucun piste de commentaires audio ne nous le confirme… Finalement, vous retrouverez le vidéoclip de la chanson Elevation, interprétée par U2. Les bandes-annonces originales ne sont pas incluses avec cette édition.
À noter que la partie DVD-ROM offerte sur cette parution est plutôt surprenante. Vous y retrouverez le site Internet original, contenant plusieurs entrevues avec les principaux artisans ainsi que d'autres petits bonus.




Conclusion
Voici probablement l'une des éditions les plus complètes et les plus solide que la Paramount ait mis en marché à ce jour. Les qualités techniques de cette édition sont indéniables et même les suppléments sont autrement plus variés et solides que ce que Paramount offre généralement. Dommage qu'autant d'efforts aient été déployés pour un film aussi médiocre...




Qualité vidéo:
3,9/5

Qualité audio:
4,3/5

Suppléments:
3,5/5

Rapport qualité/prix:
3,9/5

Note finale:
3,9/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2002-01-07

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Tomb Raider, Lara Croft

Année de sortie:
2001

Pays:

Genre:

Durée:
100 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Paramount

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Piste de commentaires audio, documentaires, vignettes techniques, scènes coupées, générique d'ouverture alternatif, vidéoclip et DVD-Rom

Date de parution:
2001-11-13

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