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DVDEF

Lost (The Complete First Season - VF)

Critique
Synopsis/présentation
La saison 2004-2005 aura vu un retournement de situation drastique pour le réseau ABC qui était jusque là en manque criant de téléspectateurs. Coup sur coup le réseau nous a présenté ce qui deviendra les deux séries les plus populaires, et avec raison, de la télévision non seulement américaine mais aussi un peu partout dans le monde, le drame banlieusard Desperate Housewives et la mystérieuse Lost.

Au premier abord le prémisse de Lost développé par Lloyd Braun, qui était à la tête du réseau ABC à l'époque semble ridiculement simple, perdus sur une île inconnue les rescapés du crash du vol 815 d'Oceanic Airlines pour Los Angeles en provenance de Sydney tente de survivre en attendant les secours. Cependant c'est sans compter sans l'imagination tordue de JJ Abrams (Alias) et de Damon Lindelof (Crossing Jordan) qui une fois introduits dans le cycle de développement de la série ont transformés cette idée de départ bien commune en un univers passionnant plein de mystères capable de soutenir notre intérêt semaine après semaine. En effet, non seulement l'île semble être remplie de phénomènes inexplicables et dangereux mais aucun des personnages n'est ce qu'il paraît au premier abord et on découvrira au fur et a mesure de l'avancement de la saison que ces derniers possèdent tous un lien plus ou moins tenu. Bien que 49 personnages de la section médiane de l'appareil aient survécu à l'écrasement, l'histoire tourne essentiellement autour d'une quinzaine de personnages, le chirurgien Jack Shepard (Matthew Fox) qui deviendra une sorte de leader pour le groupe, la mystérieuse Kate (Evangeline Lilly) dont le passé est bien plus trouble que son innocente apparence le laisse présager, Sawyer (Josh Holloway) un petit escroc en quête de vengeance, Sayid (Naveen Andrews) un ancien soldat de l'armée irakienne qui a servi durant la guerre du golf, Charlie (l'ex Hobbit Dominic Monghan) l'ex bassiste cocaïnomane du groupe de pop anglais Driveshaft, le sympathique Hurley (Jorge Garcia) qui amènera un des mystères les plus troublant de la série , Claire (Emilie de Ravin) une jeune femme célibataire enceinte qui approche de son terme, (Daniel Dae Kim) un membre de la mafia coréenne et (Yun Jin Kim) sa femme, le très étrange Locke (Terry O’Quinn), Boone (Ian Somerhalder) et sa pimbêche de soeur Sharon (Maggie Grace), la brochette de personnages principaux se conclue par Michael (Harold Perrineau Jr.) et son fil Walt (Malcolm David Kelley) qui a vécu avec sa mère jusqu'à ce que cette dernière meurt. De plus, ils découvriront rapidement qu'ils ne sont pas seuls lorsque Sayid sera capturé et torturé par Danielle Rousseau (jouée par l'extraordinaire Mira Furlan), une femme qui vit seule depuis maintenant 16 ans sur l'île. Celle-ci leur apprendra la présence des mystérieux Autres et les mettra en garde contre ces derniers.

La valeur de la production est fantastique, les quelques premières minutes de l'épisode pilote en convaincra les plus sceptiques par sa qualité cinématographique. Les panorama de l'île hawaïenne d'Oahu, où les scènes d'extérieurs sont tournées, sont magnifiques. Lost est sans conteste la plus belle série actuellement en onde.
La majorité des épisodes de la première saison couvre les événements d'environ deux jours sur l'île pour un total de 44 jours en 25 épisodes. Chaque épisode entrelace les événements survenant sur l'île et des souvenirs, liés à l'action, d'un des protagonistes. On apprend de cette manière la toile de fond de chacun des personnages peu à peu au cours de la saison et on s'apercevra rapidement que beaucoup d'entre eux, peut-être tous, ont des liens plus ou moins directs. La série reprend cycliquement, au moins pour la première saison, une série de thèmes. Le plus évident sera les yeux, un gros plan sur l'oeil droit du protagoniste dont on va apprendre le passé ouvre la plupart des épisodes de la première saison. De plus beaucoup des personnages possèdent des familles plutôt malsaines. Un autre thème, ouvert à une multitude d'interprétations littéraire ou non, est la récurrence des pierres noires et blanches et plus généralement l'opposition de ces deux couleurs. La notion de perte de proches est aussi un thème très fort dans la série et nombreux sont les personnages ayant perdu, souvent par leur propre faute d'ailleurs, un ami, amant ou membre de la famille. Comme toute bonne série qui se respecte les références littéraires abondent mais ce qui est moins commun sont les références direct à la philosophie, de nombreux noms de personnages proviennent directement de ceux de philosophes (Jone Locke, Danielle Rousseau, The Dharma Initiative). A cette ensemble déjà touffu s'additionne une mythologie assez complexe formée de plusieurs éléments mystérieux. En tout premier vient bien entendu le monstre, Danielle Rousseau y fera références comme un système de sécurité mais la véritable nature de celui-ci n'est toujours pas claire à la fin de la seconde saison. Elle mentionnera aussi à diverse reprise le Black Rock qui ne sera révélé qu'à la fin de la saison, donnant naissance à un mystère supplémentaire. La raison de l'apparition d'animaux dont la présence est pour le moins étrange dans une île tropicale ne sera compréhensible aux plus astucieux que plus tard. Les chiffres (4 8 15 16 23 42), introduit par les souvenirs de Hurley, qui sont omniprésents dans toute la série et semblent posséder des propriétés maléfiques restent à ce jour un mystère des plus complet. Mais le morceau de mythologie le plus important sera sans doute les Autres. On en entend parler tout au long de la première saison mais ceux-ci n'apparaîtront que lors de l'épisode final introduisant du même coup, très dramatiquement, l'arc principal de la seconde saison et probablement de la troisième.
Tous ces détails, mystères, questions et autres références plus ou moins obscures sont très certainement des éléments clefs du succès phénoménal que connaît la série. Les scores que celle-ci fait tout autour du globe ne sont rien moins d'exceptionnels pour une série autant sérialisée, surtout aux États-unis, et l'effervescence autour de la série n'est rien moins que incroyable. Rien que sur le web l'activité est aussi importante que pour Star Trek ou Buffy the Vampire Slayer, non seulement on y retrouve tous un tas de sites officiels où on peut télécharger des commentaires et autres suppléments pour chaque épisode (le site de channel 4 en Angleterre est particulièrement intéressant) mais le nombre de sites non officiels créés par des amateurs et consacrés aux différents aspect de la série est tout simplement phénoménal. Les conjectures sur la véritable nature de la situation des survivants vont bon train, on y trouve beaucoup d'analyses passionnantes pour chacun des petits détails de chaque épisodes. Le web est un passage obligatoire pour tout fan sérieux de la série. Mais cela ne s'arrête pas là, plusieurs romans ainsi que des guides du programme télévisé ont été édité, une série de cartes à collectionner à été éditée et un jeux vidéo ainsi que des figurines des personnages sont en préparation.

Lost s'est vu décerner quelques prix prestigieux lors de sa courte existence, l'Emmy pour « Outstanding Drama Serie » et un autre pour la réalisation de JJ Abrams pour le pilote, le très recherché Golden Globe Award pour « Best Television Drama » ainsi qu'une récompense du Writer Guild of America pour le travail d'écriture sur la série et le « Screen Actor Guild Award » décerné collectivement aux acteurs pour « Best Ensemble Cast ». Impressionnant pour une série qui ne compte que deux saisons pour le moment.
Tout comme Desperate Housewives la série est une totale réussite qui touche toutes les couches de la population et toutes les classes d'âge, un véritable miracle pour le réseau ABC.


Image
La première saison de Lost nous est présentée au format respecté de 1.78:1 dans un transfert 16:9.

Filmée en haute définition la série est extraordinairement belle et le matériel source est absolument pristine, toute personne qui a eu la chance de suivre cette série sur une diffusion HD pourra en témoigner. Pourtant l'image présentée sur ce coffret est plutôt moyenne voir un peu en dessous de la moyenne actuelle des séries. Le problème se trouve au niveau de la définition générale de l'image. En effet, un très étrange flou est présent dont la présence est totalement inexplicable, la conséquence en est une baisse très nette de la qualité et de la finesse des textures. Les couleurs, elles sont par contre glorieuses, très justes elles ne présentent aucun débordements ou défaut de saturation. Les niveaux (contraste et brillance) sont parfaitement ajustés et les parties sombres de l'image présente des dégradés fluides et un noir profond et uniforme.

Aucun défaut de compression n'est détectable à part ce flou bien ennuyeux.



Son
Cette édition du coffret ajoute un doublage français en Dolby 2.0 Surround à la bande son anglaise Dolby Digital 5.1 et Dolby 2.0 Surround qui étaient déjà disponibles sur le coffret précédent mis en vente à la fin de l'année dernière. Les seuls sous-titre qu'on pourra trouver seront ceux pour malentendants en anglais, on aurait pas été contre avoir des sous-titres français afin de pouvoir suivre l'oeuvre dans sa langue originale, les puristes unilingues seront donc déçu par cette omission fâcheuse.

La bande son anglaise Dolby Digital 5.1 est tout simplement phénoménale, Lost est, de loin, la série qui possède le meilleur son qu'il nous ai été donné d'entendre. Elle s'étale amplement et possède une excellente dynamique. L'ensemble de la bande son est très bien intégré avec une séparation des canaux exemplaire, les canaux ambiophoniques sont utilisé adéquatement et nous plonge complètement au sein de l'action, l'île est vivante de petits détails sonores qui provoquent une très forte immersion. La série a été créée en 5.1 et ce n'est vraiment que dans sa version multicanals qu'elle donne toute sa splendeur. Les dialogues sont tout à fait clairs et naturels sans sur utilisation de la compression dynamique. Sans surprise les basses sont très belles, bien rondes et définies et le canal de fréquences extrêmement graves est bien utilisé avec des basses très profondes.

Rien à redire à cette bande son qui n'est rien moins que exemplaire et c'est bien pour ça que le doublage français fait très mal aux oreilles. On ne se plaindra pas de sa présence pour laquelle Buena Vista à fait une édition toute nouvelle et le doublage est plutôt au dessus de la moyenne, presque supportable. Non, le bas blesse au niveau de la qualité du son qui est plutôt étouffé. C'est un son compressé à l'extrême que nous avons ici, on entendra que peu de basse ou d'aigus. L'intention derrière le coffret est louable et on félicitera chaudement Buena Vista d'avoir fait l'effort de ressortir les premières saisons de Desperate Housewives et Lost avec un doublage français, cela démontre un bon respect du public Québécois et on ne peut que s'en réjouir. Cependant on espère que la bande son française du prochain coffret sera de meilleure qualité et accompagné de sous-titrage dans la langue de Molière.



Suppléments/menus
Ce coffret comprend trois boîtiers amaray classiques. Les deux premiers comprennent les 6 disques, trois chacun, sur lesquels se trouvent l'intégralité de la première saison avec les commentaires audio. Le premier disque contient aussi un oubliable « Scriptscanner » qui demandera l'installation de l'horrible Interactual sur votre PC (Windows seulement...) et des bandes annonces pour la deuxième saison de Lost, la quatrième d'Alias, Narnia, la première saison de Desperate Housewives, le très moyen The Hitchhicker's guide to the galaxy, la seconde saison de Scrubs, Dark Water et enfin l'émission pseudo humoristique Jimmy Kimmel Live. Le reste des suppléments remplit le septième disque.

Le coffret physique est de toute beauté et bien plus pratique que la version exclusivement anglophone. Les trois boîtiers amarays sont solides et ne présente pas le nouveau « verrou » stupide qu'on retrouve sur beaucoup des boîtiers de Buena Vista. De plus chaque disque possède son propre support, ici on n'a pas de dangereux d'empilages de disques comme sur la version française de Desperate Housewives. L'illustration est pratiquement la même pour les trois boîtiers, une ligne formée des 14 personnages principaux sur fond de tempête avec pour seul changement d'un disque à l'autre la description du contenu. Le dos présente une liste, en français et en anglais, du contenu des DVD du boîtier et on trouvera un livret avec un résumé introductif pour chacun des épisodes, pratique lorsqu'on cherche un épisode précis. Le tout fait preuve d'un excellent goût et correspond tout à fait au ton de la série.
Les épisodes commentés sont :
Pilot Part 1 et 2 par les producteurs exécutifs JJ Abrams, Damon Lindelof et Bryan Burk.
Walkabout par le producteur exécutif Jack Bender, producteur co-exécutif David Fury et l'acteur Terry O’Quinn.
The Moth par les producteurs exécutifs Damon Lindelof et Bryan Burk ainsi que l'acteur Dominic Monaghan.
Hearts and Minds par le producteur exécutif Carlton Cuse, le superviseur de production Javier Grillo-Marxuach ainsi que les acteurs Maggie Grace et Ian Somerhalder.
Le style de ces commentaires va du très sérieux pour le pilote au totalement désopilant pour The Moth. Les commentaires sont quelquefois coupés par de courts segments documentaires apportant des précisions sur le sujet qui était discuté, une très belle touche finale.

Le reste du matériel supplémentaire est situé sur le dernier disque. L'ensemble du matériel est séparé en trois grande catégories elle-même découpées en plusieurs chapitres.
Departure :
The genesis of lost (8'40) : Ce documentaire s'intéresse au tout début de la série. On revient sur l'introduction de Abra et Linder et la transformation qu'ils font subir au prémisse, très quelconque, d'origine.
Designing a disaster (7'59) couvre la construction du site du crash pour l'épisode pilote.
Before they were Lost (22'50) : cette partie pose un regard en détail sur l'étrange processus de choix des acteurs qui fût tenu pour Lost. Très ouvert, ce dernier fût globalement l'occasion pour les producteurs de créer les personnages, pour la plupart en fonction des acteurs rencontrés. Les enregistrements des différentes auditions sont aussi disponible dans cette section.
Welcome to Oahu : The making of the pilot (33'20) nous plonge en détail dans le tournage du pilote à Hawaii. On s'y attarde sur le crash, la rencontre avec la "créature" sur le site de la section avant de l'avion, la pluie, la difficulté pour les acteurs de ne pas avoir de détails sur leur personnage, l'ours polaire etc. Très complet, très intéressant.
The art of Matthew Fox (6'07) présente une série de photos prisent par Matthew Fox pendant le tournage accompagnée d'un commentaire de ce dernier.
Lost @ Comicon (1'50) : Comicon est la plus grande convention commerciale en Amérique du nord et se tient chaque année à San Diego. Cette courte section passe en revue l'impact qu'a eu la projection du pilote pendant Comicon 2004.
Tales from the Island :
Lost : On Location. Une série de documentaires de production pour quelques épisodes.
- The trouble with boars (5'19)
- House of the rising sun (7'19)
- Confidence Man (4'24)
- All the best cow boy has daddy issue (4'46)
- Whatever the case May be (2'58)
- Hearts and Minds (6'20)
- Special (3'05)
- Exodus (9'21)
On set with Jimmy Kimmel (7'15) est un tour humoristique constitué de petits dialogues comiques avec les acteurs et les membres de l'équipe où on aura l'occasion d'entendre la chanson thème de Lost et de découvrir la choquante véritable identité du monstre.
Backstage with Driveshaft va en détail sur le personnage de Charlie et sa relation avec son groupe de musique Driveshaft et l'origine de la chanson You all everybody.
Lost revealed :
The Lost Flashback rassemble un flash-back de Claire et un de Sayid qui ont été coupés de l'épisode final de la première saison.
La section possède un segment avec 5 courtes scènes coupées dont une très intéressante entre Locke et Walt et une scène étendue.
Une section de scènes ratées bien étoffée (4'17).
Live from the museum of television and radio (10'56) est un extrait de la partie consacrée a Lost du Directors Guild of America qui s'est tenu au cours du 22ième festival Museum of Television & Radio à Paley.
C'est extrêmement touffu et il y en a pour tout le monde. Ce coffret offre une sélection exemplaire de suppléments, dommage que ce soit l'exception et non la règle. Quoi qu'il en soit, nous tirons notre chapeau à Buena Vista.



Conclusion
Lost est une série originale et fascinante qui a pris beaucoup de spectateurs, nous y compris, a contre pied lors de sa diffusion sur ABC. Très loin d'être Castaway : The Serie, le programme est devenu en seulement quelques épisodes LA série à ne pas manquer pour plusieurs dizaines de millions de téléspectateurs à travers la quasi totalité du globe.
Malgré la qualité plutôt moyenne de l'image, le coffret saisonnier édité par Buena Vista est globalement à la hauteur des attentes. L'impressionnante quantité et la qualité des suppléments, la présence d'un doublage français fait de cette édition spécialement faite pour le Québec un achat absolument obligatoire pour toute personne qui aime les bonnes séries télévisées.


Qualité vidéo:
3,0/5

Qualité audio:
4,4/5

Suppléments:
4,6/5

Rapport qualité/prix:
4,8/5

Note finale:
4,4/5
Auteur: Pascal Cauden

Date de publication: 2006-08-23

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Toshiba 50HX70, Amplificateur Denon 3801, Enceintes Energy XL-26(x2), XL-C, XL-R (x4), Caisson d'extrêmes graves Klipsch KSW 12, HTPC (composantes 1080i. Lecteur: Media Portal/decodeur mpeg2 et audio : Dscaler 5

Le film

Titre original:
Lost

Année de sortie:
2004

Pays:

Genre:

Durée:
1068 minutes

Réalisateur (s):
-

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Buena Vista

Produit:
DVD

Nombre de disque:
7 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais (CC)

Suppéments:
Documentaires, scènes coupées, scènes ratées

Date de parution:
2006-04-11

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