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DVDEF

Spider-Man (Special Edition)

Critique
Synopsis/présentation
De tous les super-héros issus du monde de la bande-dessinée, Spider-Man est sans conteste l'un des personnages les plus célèbre et populaire. Mais pourtant, il n'avait jamais fait l'objet d'une adaptation cinématographique. Connaissant l'attrait d'Hollywood pour les franchises, comment pouvait t'on expliquer ce délais ? Et bien justement, sachant le potentiel commercial de Spider-Man, multiples studios et producteurs se sont littéralement battus au cours des vingt dernières années pour porter à l'écran les aventures du super-héros. Des questions de droits (plutôt obscures) et autres disputes juridiques auront eu raison de toutes les tentatives. Nul autre que James Cameron, réalisateur des Titanic, True Lies et Terminator 2 n'a pas réussi a filmer les aventures de Spider-Man. La petite histoire raconte que le scénario qu'il avait lui-même concocté était exemplaire et tous crurent que la simple renommée de Cameron allait finalement contribuer à faire sortir le projet des limbes (juridiques). Toutefois un contrat unissait Cameron à la Twentieth Century Fox et les droits d'adaptation appartenit à la Columbia depuis peu...
Quelques mois plus tard, la Columbia annonçait qu'elle mettait finalement en branle la production d'une adaptation cinématographique de Spider-Man, avec aux commandes Sam Raimi (qui l'emporta sur Chris Columbus) et d'après un scénario de David Koepp.

Ce premier long-métrage mettant en vedette l'homme-araignée respecte toutes les conventions du genre. Koepp et Raimi n'étaient visiblement pas intéressé à ré-inventer explorer de nouvelles avenues, de toute évidence leur seul objectif était de rester le plus fidèle possible à la bande-dessinée originale et le moins que l'on puisse dire c'est que dans l'ensemble, c'est plutôt réussis. Si quelques détails relativement significatifs ont été changés par rapport au concept original développé par Stan Lee dans les années soixantes, comme par exemple le fait que Spider-Man sécrète désormais lui-même sa toile (dans la BD originale il produisait ses toiles avec de petites capsules), le ton et les personnages sont demeurés bien fidèle. En créant Spider-Man, Stan Lee voulait en faire un super-héros plus humain, un personnage crédible auquel les lecteurs n'auraient aucun mal à s'identifier. Le choix de Tobey Maguire pour incarner le super-héros à l'écran était donc tout désigné. Avec son allure de gars simple qui se fond dans la masse, Maguire incarne Spider-Man mais surtout son alter ego Peter Parker avec un naturel désarmant. Les auteurs ont également réussis à conférer à cette genèse de super-héros un caractère humain puisque les pouvoirs du personnage sont avant tout traités comme étant une responsabilité et non pas comme un don. Le passage à l'âge adulte est pour Parker une période de questionnement. Il cherche un sens à sa vie et le trouve via son alter ego. C'est de ce passage de l'adolescence à l'âge adulte que le film traite principalement, symbolisé par la naissance du super-héros. Finalement, le personnage du vilain, en l'occurrence le Green Goblin (gobelin vert), agit un peu comme une pure formalité dans le film. Il est un accessoire à la prise de conscience de Peter Parker, tout en étant un accessoire prétexte aux scènes de combat. Le conflit entre le protagoniste et l'antagoniste aurait gagné à être enrichi, mais dans ce cas c'est le récit de la genèse qui en aurait souffert. Mais le film n'est pas dénudé pour autant d'action et de cascades à couper le souffle, bien au contraire !
Sam Raimi démontre qu'il n'a certes pas perdu la main. Ce virtuose des mouvements de caméra, qui s'était assagi avec ces trois précédentes oœuvres (A Simple Plan, For Love of the Game et The Gift) nous revient avec un style beaucoup plus dynamique et flamboyant qui se rapproche d'avantage de ses œuvres antérieures. Si les effets de styles sont moins éclatés que dans les Darkman, Evil Dead ou Quick and the Dead, Spider-Man porte néanmoins la signature de son réalisateur, une signature que les fans de Raimi devraient reconnaître sans problème. D'autant plus que le réalisateur s'est permis quelques petits clins d'œils nostalgiques en incorporant dans le film quelques éléments clés ayant marqué sa carrière : parmi les plus évident, notons la présence à l'écran de son acteur fétiche Bruce Campbell, ainsi que la voiture conduite par l'oncle de Peter Parker… S'il est un aspect à réellement déplorer dans le film de Raimi il s'agit certainement de la sur-enchère d'effets spéciaux réalisés par ordinateur. Régulièrement, la piètre qualité de ces effets ne fait que distraire. Le réalisateur devrait s'en tenir le plus possible à l'utilisation de cascadeurs puisque les effets par ordinateurs ne réussissent pas toujours à remplacer ou reproduire l'apparence organique humaine.


Image
Cette édition de Spider-Man nous présente le film au format respecté de 1.85:1 et ce, d'après un transfert anamorphosé. À noter qu'une édition présentant le film dans un format plein écran (4:3) est également disponible sur le marché.

La qualité de ce transfert est étonnante. Étrangement, le fait que la définition d'un transfert DVD soit inférieure à celle d'une pellicule cinématographique contribue à donner plus d'éclat à la facture visuelle. Au cinéma, les effets spéciaux créés par ordinateur paraissaient grossiers et détonnaient. En format DVD, ces mêmes effets nous sont apparus plus subtils et plus fluide. Évidemment, la définition générale du transfert est excellente et rend pleinement justice à l'image. La palette de couleur est merveilleusement riches et éclatées mais qui évite toute sur-saturation. Les couleurs ne sont pas toujours naturelle (en particulier certaines teintes de peau qui penchent légèrement vers le rose/rouge) mais elles traduisent fidèlement l'aspect BD qu'ony voulu donner les artisans à cette production. Il va sans dire que l'étalonnement des couleurs est un sans-faute.. Le niveau des noirs est parfaitement ajusté, tandis que les contrastes sont bien gérés. Les parties sombres profitent de dégradés fluides et bien détaillées. Les noirs sont quant à eux parfaitement purs et intenses.

On observe des contours sur-accentués parfois un peu distreyant, ce qui confère à l'image un aspect parfois numérique. Quelques signes de compression sont visibles (macroblocs) mais jamais réellement agacant.



Son
Deux bandes-son Dolby Digital 5.1 nous sont proposées avec cette édition, l'une anglaise et l'autre française.

Comme il est presque devenu la norme avec ce type de méga-production hollywoodienne, les mixages multi-canaux de Spider-Man témoignent d'un dynamisme à couper le souffle et d'une présence pour le moins imposante. Tous les canaux sont judicieusement mis à contribution pour créer un espace sonore des plus immersif. Si les canaux d'ambiophonies se font discrets lors des séquences plus intimistes, ils atteignent une vigueur franchement percutante lors des scènes d'action ou simplement lors des séquences extérieures. À ce moment le son manifeste une ouverture exemplaire donnant du coup une beaucoup de réalisme au mixage. Les transitions canaux à canaux sont nombreuses et fluides. La trame-sonore de Danny Elfman est fidèlement et efficacement intégré au mixage. Les dialogues sont toujours nets et intelligibles, cependant on pourrait leur reprocher un certain manque de naturalité à l'occasion comme par exemple lorsque Spider-Man discute sous son masque, où la post-synchronisation est évidente. L'utilisation soutenue des basses ajoute tout le mordant voulu au mixage, tandis que le canal .1 (LFE) s'avère des plus agressif et profond avec des pointes en deçà des 25Hz.

À noter que des sous-titres anglais, français et espagnols sont offerts.



Suppléments/menus
La Columbia/Tristar a déployée beaucup d'énergie à offrir le plus de suppléments possible avec cette édition, mais leurs qualités n'est cependant pas tout à fait à la hauteur, surtout pour un tel succès commercial.

Les suppléments sont répartis sur les deux disques de cette édition. En plus du film lui-même, le premier disque contient deux pistes de commentaires audio. La première piste a été enregistré séparément avec d'un côté le réalisateur Sam Raimi avec le producteur Grant Curtis, et de l'autre l'actrice Kirsten Dunst et la productrice Laura Ziskin. On comprend mal l'idée d'inclure les commentaires de Kirsten Dunst aux côtés de ceux du réalisateur, ce dernier aurait facilement pu se charger d'animer seul cette piste de commentaires audio. Car des quatre intervenants, Raimi est le seul ou presque à apporter des informations pertinentes et intéressantes sur le tournage du film. Le reste est surtout composé d'anecdotes superficielles et de remarques insipides. Dommage, voilà une opportunité certainement gâchée. La deuxième piste de commentaires audio est définitivement plus interessante car elle ne s'attarde qu'à des aspects purement informatifs et techniques de la production du film. Animée par l'équipe responsable des effets spéciaux, cette piste est bourrée d'informations pertinentes et ce, sans aucun temps mort. Très intéressant.

Le premier disque comporte également une piste de sous-titres informatifs qui apparaissent sous la forme de bulles (pop-up). De tous les suppléments de cette édition, cette piste est probablement la plus riche en information. Le contenu varie de la simple anecdote de tournage à un contenu parfois technique, en passant par des explications sur l'univers de la bande-dessinée Spider-Man. À ne pas manquer. Le dernier supplément d'importance de ce premier disque est intitulé Spider-Sense. Lorsque sélectionné, ce supplément fera occasionnellement apparaître, lors de l'écoute du film, un icône de Spider-Man au bas de l'écran. En cliquant sur le bouton Enter/Select de votre télécommande, vous serai dirigé vers une courte vignette technique sur un aspect bien précis de la production du film, comme par exemple la création des décors ou encore la provenance et l'élevage des araignées utilisées dans le film. En tout, il y a six vignettes différentes et leur durée varie de deux à neuf minutes. Également disponible sur le premier disque sont quelques filmographies, plusieurs bandes-annonces et publicités télévisuelles ainsi que les vidéoclips pour les chansons Hero de Chad Kroeger et What We're All About de Sum 41.

Les suppléments du deuxième disque sont séparés en deux section, soit The Goblin's Lair et Spider's Web. La première section est dédiée à la production du film, tandis que la deuxième traite de l'univers de la bande-dessinée. Dans The Goblin's Lair vous découvrirez deux documentaires assez similaires dans leur ton et leur contenu. Ces deux documentaires, dont la durée respective est de 24 et 40 minutes, ont jadis été produit pour être présentés à la télévision (l'un pour la chaîne HBO et l'autre pour E! Entertainment), ce qui en fait bien évidemment des segments strictement promotionnels. Ni l'un ni l'autre ne nous apporte d'information pertinente ou intéressante, les deux ne font que résumer l'histoire et louanger les mérites du film. Plutôt agaçant. Alors que le supplément Director Profile : Sam Raimi (7 min.) nous laissait espérer une certaine analyse de la carrière du réalisateur, ce court segment n'est qu'un ramassis d'entrevues archi-complaisantes vantant les qualités du réalisateur. Totalement superficiel. Un peu mieux est le Composer Profile : Danny Elfman (7 min.), où cette fois nous avons la chance de voir le compositeur expliquer son cheminement dans la composition d'une trame-sonore ainsi que plusieurs images filmées en coulisse lors de l'enregistrement de celle-ci.

Il s'ensuit une courte série de d'auditions et d'essais, dont le plus stimulant est sans conteste celui de Tobey Maguire. À l'origine, le studio Columbia n'était pas convaincu du potentiel physique de l'acteur. Sam Raimi a donc concocté un essai filmé dans lequel le comédien s'adonne à une bagarre de rue, un essai qui aura finalement convaincu les dirigeants de la Columbia ! Amusant. Une autre audition nous est disponible, celle-ci avec J.K. Simmons, l'interprète du rédacteur en chef du journal Daily Bugle. Un court test d'images de synthèse montrant un Spider-Man grimper un mur est également offert. Finalement, vous verrez des essais de costumes portés par les comédiens, seuls ou en groupe. Le dernier supplément de cette section est un montage de prises ratées (bloopers) totalisant trois minutes. Plus souvent qu'autrement, ce montage nous montre un Willem Dafoe cabotinant.

La deuxième section des suppléments, Spider's Web, s'attarde quant à elle à l'univers des bandes-dessinées de Spider-Man. Cette section inclue un très bon documentaire intitulé Spider-Man : The Mythology of the 21st Century (25 min). Ce segment retrace l'évolution du personnage à travers la multitude d'artistes qui y ont travaillé depuis plusieurs décennies. Enfin, l'information y est plus dense et intéressante que les autres documentaires de cette édition. Très intéressant.

Spider-Man Comic Book Archives regroupe un bon nombre de couvertures des nombreuses bande-dessinées de Spider-Man, des années soixantes jusqu'à aujourd'hui. Pour chaque BD présentée, on y précise l'auteur, le dessinateur en plus de résumer l'intrigue de la BD en question. Voilà un excellent résumé de toute l'histoire de ce super-héros. Artist's Gallery est une vaste galerie d'images offrant une multitude de dessins, de croquis et de photographies. Rogues Gallery contient les fiches détaillées (histoire, armes, origine, apparence) des 14 principaux vilains de l'histoire de Spider-Man. Bien fait et intéressant. Beaucoup plus superficiel est The Loves of Peter Parker, une section faisant l'historique des quatre amours de notre super-héros. Finalement, cette section comporte également une rubrique consacrée au jeu vidéo d'Activision.

À noter que cette édition DVD de Spider-man offre également des suppléments DVD-ROM pour le moins surprenants. En particulier, sur le premier disque, une option qui vous permet d'enregistrer votre propre piste de commentaires audio! Vous avez également la possibilité de visionner le film en comparant avec quelques bandes-dessinées. Trois BD complètes de Spider-Man sont également disponibles, ainsi que les habituels démo de jeu vidéo et fonds d'écran.




Conclusion
Spider-Man fut le plus gros succès au box-office de l'année 2002, et certainement cette édition DVD devrait connaître le même succès. Un succès plutôt justifié considérant l'excellente qualité d'image et l'efficacité du mixage sonore. Quel dommage toutefois que les suppléments nous laissent tant sur notre appétit. Ce n'est pas tout d'offrir le plus grand nombre de supplément possible. Encore faut-il qu'ils soient pertinents ou à tout le moins divertissants, ce qui n'est pas toujours le cas avec cette édition.



Qualité vidéo:
4,2/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
3,3/5

Rapport qualité/prix:
3,9/5

Note finale:
3,9/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2002-11-09

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Spider-Man

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
121 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
2 pistes de commentaires audio, piste de sous-titres informatifs, documentaires, courts segments techniques, séquences d'audition, plusieurs archives, vidéoclips, bloopers, bandes-annonces et DVD-Rom.

Date de parution:
2002-11-01

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