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DVDEF

Human Trafficking

Critique
Synopsis/présentation
Jusqu’où l’homme est-il prêt à se rendre pour satisfaire ses plus bas instincts ? Dans une société où la mondialisation crée des écarts grandissants entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement, on comprend que la priorité de certains gens est d’exploiter la misère des autres. Avec Human Trafficking (Trafic Humain), le réalisateur québécois Christian Duguay va au-delà des tabous et s’aventure dans un univers que la majorité n’ose même pas s’imaginer: L’esclavage sexuel.

Le film suit le destin de quatre filles d’origines différents et dans des lieux différents. Ce qu’elles ont en commun ? Elles sont tous victimes d’esclavage sexuel. Qu’elles aient été kidnappées, vendues ou victimes d’un subterfuge, leurs périples s’entrecroisent dans des maisons de débauche ou des sous-sols sombres et froids dont elles sont prisonnières. À travers les échanges du grand patron (Robert Carlyle) de ce réseau de prostitution juvénile, les esclaves apprennent à se connaître et se lient même d’amitié. En parallèle, une jeune enquêteuse de l’Immigration & Customs Enforcement (Mira Sorvino) tente par tous les moyens de mettre la main au collet du dirigeant de ce réseau de prostitution planétaire.


Image
Ce téléfilm est présenté au format d’image respecté de 1.78:1 d’après un transfert 16:9 énigmatique…

Il est très difficile de juger de façon impartiale de la qualité de ce transfert, car Duguay (qui agit également en tant que directeur de la photographie) y va de choix stylistiques affectant la facture visuelle du téléfilm. Ainsi, le réalisateur se lance souvent dans des plans de caméras se déplaçant rapidement et/ou mettant variant la mise au point (focus). De plus, il donne à certains plan un flou artistique et de toute évidence volontaire. Finalement, pour conserver l’aspect filmique de l’œuvre, la série affiche un grain notable. Malgré tout cela, la définition générale de l’image demeure très bonne, avec des textures correctement reproduites et un niveau de détails relativement élevé. Ces attributs permettent même de déceler quelques indices dévoilant les lieux de tournage du film (AMT, Mirabel, panneaux de signalisation, …). Les couleurs commettent également un sans faute. Parfois stylisées, les couleurs conservent toujours une excellente saturation, évitant tout débordement. Les tons de peau paraissent également naturels. Le niveau des noirs est excellent, tout comme la gestion des contrastes. Les dégradés paraissent fluides et ne bloquent jamais prématurément, menant à des noirs profonds et purs.

Sans être imputable au transfert lui-même, la plupart des scènes utilisant le trucage des écrans bleus affiche un manque flagrant de naturel. On y distingue parfois un débalancement chromatique (le cyan étant défaillant) ou tout simplement un contraste qui ne concorde pas. Ce qu’on peut mettre sur le dos du transfert par contre, ce sont les fréquentes apparitions de traces de pixélisation diverse. Le meilleur exemple provient des mots affichés à l’écran (lieux: Washington, New York, Prague, Philipines, …), qui se voient entourer d’un floue particulièrement numérique. Avec quatre bandes sonores pour un film de 176 minutes, ces défauts sont expliquables.


Son
Comme mentionné ci haut, cette coproduction Canada – États-Unis offre quatre bandes sonores, soit deux pour la version originale anglaise (Dolby 2.0 Surround et Dolby Digital 5.1) et deux pour le doublage québécois (même format). Ainsi, ceux voulant vivre l’expérience originale doivent choisir la version anglaise, puisque c’est dans cette langue que le téléfilm a été tourné.

Le mixage multicanal est particulièrement immersif, avec un usage fréquent (pour ne pas dire constant) des enceinte d'ambiophonie. En plus des bruits de foule, du trafic automobile ou de la pluie, les canaux arrières reproduisent à merveille la musique du film, ajoutant à l’atmosphère. Pour le champ sonore avant, la stéréophonie laisse entendre de nombreuses transitions gauches/droites qui se répandent parfois jusqu’au canaux arrière. Tout au long du film, les dialogues demeurent nets et intelligibles, sans problèmes de captation ou d’audibilité. Le fait que la plupart des personnages étrangers sont incarnés par des Québécois facilite la compréhension des paroles. Étrangement, l’accent ne cause pas un obstacle aussi imposant qu’imaginé. Les basses supportent parfaitement le mixage en général, et même si les extrêmes graves (LFE, canal .1) n’atteignent pas des profondeurs exemplaires, leur présence se fait sentir par moment.

Outre les sous-titres anglais imposés pour traduire les scènes en langues étrangères, les sous-titres français s’appliquent aux mêmes scènes. En d’autres mots, aucune série de sous-titres ne couvre la totalité du téléfilm.


Suppléments/menus








Conclusion
Christian Duguay a réussi un véritable tour de force en faisant d’un film aussi cru et explicite, un périple aussi enlevant qu’émouvant. Filmé entièrement à Montréal (l’aéroport JFK de New York ressemble étrangement à Mirabel), on regrette cependant l’abus de «blue screen» souvent évidents. Cependant, ce détail technique ne gâche en rien cette expérience cinématographique de près de trois heures. Fait cocasse, malgré la présence de nombreux noms québécois au générique (Rémy Girard, Isabelle Blais, Laurence Leboeuf, …) aucun d’entre eux ne joue un canadien-français. Ils se voient confinés à des personnages originaires de l’Europe de l’Est.

Rares sont les téléfilms qui abordent un sujet aussi sensible que l’esclavage sexuel. Cette production, diffusée sur les ondes du canal spécialisé américain Lifetime a donné carte blanche à Christian Duguay. L’édition offerte lui fait honneur. Le transfert vidéo est excellent, malgré une compression éxagérée. Le mixage sonore est immersif et fonctionnel. Pour les suppléments, on profite de deux ensembles d’entrevues: Le premier en Anglais (format 4:3, sous-titré en français) et le second en Français (format 16:9, noir et blanc). Bien que tous les acteurs interviennent, leurs propos semblent souvent redondants. Quelques bandes-annonces complètent les suppléments.


Qualité vidéo:
3,6/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
3,9/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Martin Roy

Date de publication: 2006-09-15

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 16:9 Hitachi 51F500, Récepteur/Lecteur DVD/Enceintes Panasonic SC-HT700

Le film

Titre original:
Human Trafficking

Année de sortie:
2005

Pays:

Genre:

Durée:
176 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Christal Films

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby Digital 5.1
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:

Suppéments:
Entrevues anglaises, entrevues françaises et bandes-annonces

Date de parution:
2006-04-04

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