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DVDEF

Mad Max (Special Edition)

Critique
Synopsis/présentation
George Miller (1945) n'est pas un réalisateur très prolifique. En 25 ans, ce diplômé en médecine n'a réalisé que sept longs métrages, plus quelques séries télévisées. Toutefois, une chose est sûre: son Mad Max aura marqué sa production cinématographique de manière indélébile. Ce film fait dorénavant partie des phénomènes du septième art. Produit avec 200 000 $ américains, il a littéralement mis le cinéma australien sur la carte du monde.
Le premier film de Miller raconte l'histoire de Max Rockatansky (Mel Gibson), surnommé Mad Max. Ce dernier est un policier de la route chargé de poursuivre les automobilistes qui foncent à tombeau ouvert. Suite à l'agression d'un groupe de motards subite par sa famille, il se fait cruellement justice.
Mad Max est le triomphe de la légitimité sur la légalité. Les hors-la-loi et les shérifs se poursuivent sur "Anarchy Road" en véhicules motorisés de toutes sortes. Comme dans le bon vieux temps du Far West, Max pratique une justice sommaire et sans appel. Ce point de vue, très de droite, est dans la mouvance de la révolution conservatrice qui a secoué les années quatre-vingt.
Miller ne cherche jamais à cacher que son film est un western. Les villes sont identiques, les motos remplacent les chevaux et les "outlaws" au caractère sauvage semblent sortis tout droit d'un film de Pekinpah. Cela n'est pas étonnant car l'Australie partage de nombreux points avec l'Ouest américain. Ces deux terres de pionniers ont connu une colonisation semblable, effectuée par des éleveurs individualistes qui ont érigé d'immenses domaines dans une nature sauvage et sans merci.
L'originalité de Mad Max tient toutefois à l'aspect régressif du futur qui y est représenté. La haute technologie se résume au moteur à explosion consommant de l'essence avec plomb. Ceci a inspiré toute une vague de films exploitant un futur proche de l'âge de pierre. Bien que Mad Max soit aujourd'hui techniquement dépassé, il demeure un film important de la filmographie de George Miller et du cinéma australien.



Image
L'image est en tous points excellente. Nous avons droit à un interpositif entièrement restauré. Cette véritable cure de rajeunissement donne une image sans défaut apparent. Ceci est d'autant plus remarquable que le film a plus de vingt ans et qu'il a coûté 200 000$ américains à produire. Il y a fort à parier que l'éditeur a fait tirer une nouvelle copie pour le transfert numérique.
Le transfert numérique est d'excellente qualité et digne de cette édition spéciale qui nous offre deux formats d'image, soit le 1.33:1 et le 2.35:1 anamorphique. Soulignons que les deux cadrages se retrouvent sur la même face du disque.
La reproduction des couleurs est très réussie. Celles-ci sont riches et remarquablement saturées. Le rendu de la peau est naturel, malgré une photographie que trahit, par moment, la maigreur du budget. Les noirs sont solides et l'image est lumineuse.
Le niveau de détails et de netteté est très acceptable. Le contraste y est tout à fait satisfaisant et présente un bel équilibre. Compte tenu de l'âge du film, cette image tient presque du miracle.


Son
La MGM nous propose ici trois bandes sonores. La première est en Dolby Digital 5.1 en australien. La deuxième est la bande sonore originale australienne monophonique et la dernière est la version doublée en anglais "international" pour le public américain, également monophonique. Il est assez difficile de comprendre la logique de la MGM de ne pas inclure une version française.
En ce qui a trait au son, cette édition n'offre aucune alternative valable à la bande Dolby Digital 5.1. Toutes les autres sont totalement dépassées, inutiles ou une simple curiosité. Mad Max se déguste en 5.1!
Le travail de remixage force l'admiration: non qu'il soit exceptionnel, mais la différence est frappante lorsqu'on le compare avec la version monophonique. Les pétarades des bolides et des motos durant les scènes de poursuite sont ici magnifiées et y ajoutent une dimension nouvelle.
L'enregistrement, qui a vingt ans, présente des graves qui manquent légèrement de corps et de profondeur. Les aigus ont plus de chance et le souffle est quasi absent. Nous désirons donc souligner l'excellent travail effectué par les ingénieurs de son. il y a option de sous-titrage en anglais, français et espagnol.


Suppléments/menus
Les suppléments de cette édition spéciale ne sont pas très copieux et ne sont pas toujours très intéressants. Ils sont répartis sur les faces A et B du disque.
Sur la première face, on retrouve l'option de commentaire audio et la possibilité d'afficher des informations sur le film pendant son visionnement.

Les commentaires audio sont assurés par le directeur de la photographie, David Eggby, le décorateur, Jon Dowding, le coordonnateur des effets spéciaux, Chris Murray, et Tim Ridge qui connaît Mad Max sous toutes les coutures. Dans l'ensemble, leurs propos sont intéressants et livrés de manière décontractée. Les amateurs de cascades trouveront ici bon nombre d'explications sur celles qui ont été réalisées pour Mad Max. Cependant, il aurait été très pertinent d'y inclure ceux de Miller lui-même, mais le réalisateur est totalement absent de cette édition. Road Rants Trivia and Fun Fact Track est un supplément très intéressant. Pendant le visionnement du film, vous pouvez lire des informations sur la production de Mad Max. Très instructif.
Sur la face B nous avons droit à deux documents audio-visuels d'une longueur totale d'environ 45 minutes. Premièrment, nous retrouvons un documentaire de 16 minutes sur Mel Gibson portant le titre : Mel Gibson :The High Octane Birth of a Superstar. Si vous êtes un admirateur de cet acteur, cela pourra vous intéresser, mais pour les autres... Ce court-métrage résume la carrière de l'acteur, montrant son ascension jusqu'au firmament des stars hollywoodiennes. Cela est, somme toute, un peu mince.
Le second documentaire porte le titre Mad Max : Film Phenomenon et dure environ 25 minutes. Il s'agit plus d'un outil promotionnel que d'un véritable documentaire sur le film. Le titre était prometteur, mais le résultat final n'est pas phénoménal. La réalisation est composée de courts extraits d'entrevues avec des personnalités liées à la production du film, entrecoupés de passages du film. Nous n'avons droit à aucun document, tant photographique que filmique, sur le tournage de Mad Max et aucune entrevue de Miller. Le tout est assez pauvre et s'adresse aux inconditionnels seulement.
On nous offre ensuite une série de publicités télévisées faisant la promotion du film, à une galerie d'affiches du film et à la bande annonce originale du film.



Conclusion
Une édition, d'un très bon niveau technique, laisse un peu à désirer pour ce qui est des suppléments. Il reste incompréhensible que la MGM n'y ait pas inclus une version française, même monophonique, d'autant plus que l'édition zone 2 (Europe) du même éditeur en aura certainement une.


Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
3,3/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Sylvain Lafrenière

Date de publication: 2002-01-01

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Toshiba 32 pouces, Récepteur Sony STR-DE945, Lecteur DVD Sony DVP-S360, enceintes Energy, câbles Cable Accoustic Research

Le film

Titre original:
Mad Max

Année de sortie:
1979

Pays:

Genre:

Durée:
91 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-18 (double face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Documentaire, galerie d'affiche, bande-annonce, commentaires audio

Date de parution:
2002-01-02

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