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DVDEF

Elizabethtown

Critique
Synopsis/présentation
« Elizabethtown » une comédie romantique trop épicée où chacun des aliments a perdu de sa saveur par contact avec les autres. Cameron Crowe ne semble jamais réellement avoir choisi s'il faisait une comédie sentimentale à la japonaise ou à l'américaine. Il ne semble pas avoir choisi non plus entre l'histoire d'amour, le « roadtrip » et le voyage initiatique qui inclut le retour aux sources. Cette indécision fait que ce film ressemble à un patchwork de scènes, qui a elles seules en étant étayées auraient pu composer un bon film, mais toutes combinées ensemble laisse le spectateur sur sa faim.

L'histoire, Drew Baylor (Orlando Bloom), un designer de chaussures qui ne cesse de monter dessine une chaussure qui lui fait perdre son emploi. Il élabore donc un plan pour se suicider quand sa soeur (Judy Greer) le charge de ramener chez eux à Seattle, leur père décédé à Elizabethtown, ville de l'état du Kentucky, état limite du midwest et du sud profond. Drew reporte donc son suicide et se rend chez son oncle chercher son défunt père. En chemin, il croise Claire (Kirsten Dunst), une hôtesse de l'air qui lui expliquera son chemin en prenant soin d'y laisser son numéro de téléphone...

Le film débute sur le départ de Drew de sa compagnie et donne lieu à un très long discours de Phil DeVoss (Alec Baldwin) ainsi qu'un regard sur les relations entre Drew et Ellen Kishmore ( Jessica Biel). Toute cette partie est totalement superflue et n'apporte rien au film. Elle ne fait que mettre le spectateur dans l'attente du début de l'intrigue. On a plus l'impression d'une mise en valeur d'acteurs qu'autre chose, ce même sentiment se présente de nouveau lors du numéro de claquettes d'Hollie Baylor (Susan Sarandon) la femme du défunt. C'est d'ailleurs le gros problème du film une sur-exposition d'acteurs connus.
Quant aux moments dignes d'intérêts du film, ils sont au nombre de trois : les conversations téléphoniques entre Drew et Claire, la scène familiale et le retour de Drew guidé par une carte de type « scrapbook » accompagnée d'un CD même si certains estiment que cette super carte relève de l'irréel vue le peu de temps qui est accordé à Claire pour la réaliser. Un peu de magie et de rêve ne font pas de mal surtout si on parle de romantisme. Durant les conversations téléphoniques une réelle chimie s'installent entre les deux personnages principaux. La scène familiale a un côté retour aux valeurs et mise en relief de ce qui compte réellement dans la vie. Et, pendant le « roadtrip » Drew découvre la simplicité et les plaisirs de la vie au travers la vie des autres.

Aussi, le film « Elizabethtown » entraîne-t-il le spectateur dans un tourbillon d'amour et de vie, de succès et de défaite, de voyage et de destination le tout dans une ambiance fortement musicale. Peu étonnant, vue la passion dévorante que le réalisateur, Cameron Crowe, éprouve pour la musique. À l'instar de ses précédents films, la sélection musicale a été faite avec soin afin de faire passer plusieurs émotions, quelques fois avec plus de réussite que d'autres. La chanson « Square One » écrite par Tom Petty pour le présent film fut nominée aux « Grammy Award ». Mais, l'ambiance musicale ne s'arrête pas à la trame sonore puisque durant le tournage ce mélomane joue un morceau de musique avant chaque séquence afin donner le ton aux acteurs. La musique est aussi présente sur le plateau lors du tournage de scènes sans dialogue afin de mettre les acteurs dans l'ambiance. Kirsten Dunst et Orlando Bloom révèlent en interview que cela les a aidés à capter les émotions de leur personnages.

Cameron Crown a écrit le personnage de Drew Baylor en pensant à Orlando Bloom, mais ce dernier avait déjà un contrat pour cette période. L'audition d'Ashton Kutcher retient l'attention de Crown mais par la suite il se rendit compte du manque de chimie avec Kirsten Dunst. Le temps s'étant écoulé quelques peu, Bloom était de nouveau libre et au regret de certains et au plaisir de d'autres, et il put incarner le personnage de Drew. Quant à Dunst elle a lâché « The village » alors qu'elle avait signé le contrat pour pouvoir incarner le rôle de Claire.
Dans cette toile romantique, il se glisse à l'occasion des moments comiques appréciables.
Une des premières phrases du film est "Comme quelqu'un l'a dit avant moi, il y a une différence entre un échec et un fiasco." et pourtant les différences ne sont pas si importantes que cela. Et, étrangement si la différence est importante entre un film qu'on apprécie ou non, dans le cas d'Elizabethtown après une première vision il peut être très difficile discerner s'il on l'aime ou pas. Une deuxième vision pourrait peut-être mettre en lumière cette différence mais qui aura envie de le faire ? Voilà le résultat d'un film qui a voulu toucher à trop de sujets en exposant des acteurs connus au détriment d'une histoire. Un réel 30% à l'intrigue et un 70% à l'exposition de talents, cela laisse le spectateur sur sa faim.


Image
Le film est présenté au format respecté 1:85 dans un transfert 16:9.

Le transfert est très bon, la définition et le niveau de détails des textures aussi. L'image est nette. Les couleurs sont vibrantes, bien stables et parfaitement saturées, on ne constate aucun débordement. Les couleurs sont justes, les couleurs de peau sont naturelles. Un petit filtre semble être employé à bon escient pour mettre en valeur le petit bonnet rouge de Claire porté en quelques occasions mais surtout à la fin du film. La luminosité et le contraste sont bien réglés. La qualité des dégradés est bonne ne donnant ainsi ni trop ni trop peu de détails. La sur-définition de contour est absente.

Paramount offre avec ce DVD un très bon traitement de l'image.




Son
Pour une fois, les auditeurs francophones sont particulièrement chanceux puisqu'une bande sonore française Dolby Digital 5.1 ainsi que des sous-titres français sont disponibles pour le film. Pour le matériel supplémentaire, il y a option de sous-titrage en français.

Les bandes sonores anglaises sont disponibles au format Dolby Digital 5.1 et Dolby 2.0 Surround.
Pour la présente critique, c'est la bande sonore anglaise Dolby Digital 5.1 qui est analysée. La bande son est mieux traitée pendant les périodes musicales où tous les canaux sont vraiment exploités. Les dialogues sont nets et naturels. Le dynamisme et la spatialité sont correctement appuyés sachant qu'il s'agit d'une comédie romantique, genre qui ne se prête pas aux excès de décibels. Les basses et les effets ambiophoniques hors période musicales auraient pu être un peu mieux utilisés. Le mélomane a peut-être oublié que la musique n'est pas la seule chose importante dans une bande son. Toutefois la différence n'est pas trop imposante et cela donne au final une bande son de bonne qualité.






Suppléments/menus
Le film et ses suppléments sont disponibles sur un unique disque DVD présenté dans un boîtier de type Amaray. Les suppléments sont peu nombreux et de courtes durée :
Training Wheels (2:17 – Stabilisateurs) : Des images extraites du casting et du tournage défilent à l'écran sans parole sur un fond musical. C'est agréable à regarder et à entendre mais beaucoup trop court. Cela ressemble plus à un générique qu'à un supplément.
Meet the Crew (2:35 - Voici l'équipe) : Encore une fois sur un fond musical, le visage et le nom des principales personnes de l'équipe technique sont associés. Cela ne présente que très peu d'intérêt.

Extended Scenes (scènes prolongées) : elles sont au nombre de 2 « Rusty's learning to listen part 8 » (3:34) ne présente n'apporte rien au film et a été coupé avec raison et les quelques secondes qui sont restées dans le film sont amplement suffisante, la deuxième scène coupée « Hanging with Russel in Memphis » (7:37) est proposée sous un format un peu spécial puisqu'elle mélange tournage et scène finale toute en conservant le discours de Russel. Intéressante en soit mais incluse dans le film, cela aurait été une nouvelle digression trop importante.
Une galerie de photos peu étoffée ainsi que deux bandes annonces de film se retrouvent aussi dans les suppléments.




Conclusion
Étant donné le peu de satisfaction engendré par le visionnement du film et le très mince contenu du matériel supplémentaire, même si ce film a subi un bon traitement au niveau de l'audio et de la vidéo, l'achat du DVD n'est valable que lors de promotion de type 2 pour 1. D'ailleurs, il possède toutes les caractéristiques pour se retrouver très prochainement sur ce genre de tablette. Ne courrez donc pas trop vite pour vous le procurer ou plus simplement gardez votre argent et allez le louer.


Qualité vidéo:
3,9/5

Qualité audio:
3,7/5

Suppléments:
2,5/5

Rapport qualité/prix:
3,1/5

Note finale:
3,3/5
Auteur: Marie-Pierre Delaunay

Date de publication: 2006-03-13

Système utilisé pour cette critique:

Le film

Titre original:
Elizabethtown

Année de sortie:
2005

Pays:

Genre:

Durée:
123 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Paramount

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Documentaires, scènes prolongées, galerie de photos et bandes annonces

Date de parution:
2006-02-07

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