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DVDEF

Doom (WS)

Critique
Synopsis/présentation
Avant même de débuter la lecture de cette critique, prenons quelques lignes pour se rémémorer quelques excellentes adaptations de jeux au grand écran. Commençons par Super Mario Bros., une représentation sombre et particulièrement lamentable du monde fantastique et joyeux des jeux de cette série. On retrouve ensuite Double Dragon: The Movie, qui ne respecte en aucun point l’histoire des jeux du même nom. On pourrait parler du film Street Fighter, pour lequel les scénaristes ont eu toutes les misères du monde à justifier la présence de chaque combattant/personnage. Le pire dans tout cela, c’est que même des classiques comme Wing Commander sont lâchement adaptés au cinéma (avec Freddie Prinze Jr. pour ajouter à l’insulte). Dans la mesure où on considère le premier film de Mortal Kombat comme étant tolérable, le deuxième était tout simplement atroce.

Sur une note un peu plus positive, il existe des adaptations de jeux vidéos qui ont obtenu un certain succès. On peut classer dans cette catégorie les films de Tomb Raider et de Resident Evil. Malgré des opinions partagées, Final Fantasy: The Spirit Within sa classe également bien. Évidemment, d’autres s’ajoutent à cette liste, mais ceux qui le méritent vraiment sont rares.

Une introduction comme celle-ci nous amène à se poser la question suivante: Dans quelle catégorie se classe Doom ? Il suffit de regarder quelques minutes du film pour en arriver à la conclusion que Doom se classe malheureusement dans la première catégorie. En plus d’avoir des personnages stéréotypés (le jeune sans expérience, le chef tyrannique, le croyant religieux, l’éternel pervers, le noir de service et le bon soldat compatissant), le film ne suit pas les thématiques développés par le jeu. En fait, on croit plutôt regarder une version futuriste de Resident Evil mélangée à Alien, avec des morts-vivants plutôt que des démons venus directement de l’enfer.

L’histoire se déroule en 2046 et suit une équipe de Marines stéroïdés qui sont envoyés sur une base de recherches archéologiques sur la planète Mars. Sur place, les soldats, avec Dwayne «The Rock» Johnson en tête, découvre que cette base avait beaucoup d’autres utilités. A l’insu de certains chercheurs, on y effectuait des mutations génétiques sur des cobayes humains à partir d’ossements retrouvés sur la planète rouge. Évidemment, une de ces créatures s’est libérée et se lance sur un interminable carnage, transformant toutes ces victimes en zombies meurtriers. S’en suit des fusillades qui n’ont de cesse que quelques minutes pour faire avancer l’histoire.

Notez que cette édition, qualifiée de non censurée, prolonge notre calvaire de quelques minutes en ajoutant plusieurs giclés de sang. En d’autres mots, aucun ajout significatif n’a été apporté.


Image
Le film est présenté au format d’image respecté de 2.35:1 d’après un transfert 16:9.

Considérant la transition rapide du film des salles de cinéma jusqu’au format DVD, il est normal de constater l’absence totale de parasite (rayures, points blancs, …). La définition générale de l’image est excellente, offrant un niveau de détails élevé. Ceci rend les effets spéciaux et maquillages encore plus réalistes. Les textures sont également très bien rendues. Puisque la très grande majorité du film se déroule dans des environnements sombres et peu éclairés, il est difficile de juger de la reproduction des couleurs. Par contre, en se basant sur les différentes scènes plus lumineuses (comme l’arrivée des Marines sur Mars), on constate que la palette est bien reproduite. pour mieux appuyer l'atmospère, on a opté pour un niveau de noir très bas. Malheureusement, ceci est peut-être profitable pour une projection en salle, mais pour le visionnement à domicile, où les conditions sont souvent loin d’être idéales, cela crée une image souvent trop dense. Certains plans se limitent aux reflets sur les visages des acteurs, aucun autre détail de l’image n’est perceptible. Sur une note plus positive, les contrastes sont très bien gérés. Les dégradés sont fluides et ne bloquent jamais. Comme mentionné précédemment, puisque les parties sombrent jouent un rôle important dans ce film, on espérait profiter de noirs profonds et purs. Tel est bel et bien le cas.

Numériquement, le transfert est également réussi. Avec autant de parties sombres, on se méfiait des effets fantômes. Heureusement, aucun n’est visible. Le plus gros problème consiste en certains macro-blocs parfois décelables. Un halo est également notable, mais peu intrusif.


Son
Trois bandes sonores Dolby Digital 5.1 sont disponibles. En plus de la version originale anglaise, nous avons droit aux doublages français et espagnols.

Si le seul élément consistant de ce film se limite aux scènes d’actions, alors le mixage sonore produit est tout à fait approprié. Bruyant et extrêmement dynamique, l’environnement sonore est exploité à fond, et ce, tout au long du film. Que ce soit lors des fusillades ou durant les poursuites à travers les tunnels et souterrains lugubres, les effets sonores localisés abondent de tous les canaux et favorisent l’immersion totale du spectateur. Nul besoin de mentionner que la séquence à la première personne (à l’intérieur du personnage, comme dans le jeu), tire particulièrement profit de la spatialité. En plus des effets localisés, on note de nombreuses transitions canaux à canaux, ce qui donne une certaine profondeur au champ sonore. Malgré tout ce boucan, les dialogues demeurent intelligibles, mais est-il vraiment important d’entendre toutes les vulgarités profanés par The Rock ? La trame sonore est à l’image du film, c’est-à-dire très active, mais avec un manque flagrant de subtilité. Avec la musique, on a voulu donner des impressions de jeux vidéo, et à ce niveau, c’est réussi. Les basses représentent une force considérable pour ce mixage, donnant une profondeur considérable et influençant par le fait même l’atmosphère du film. Quant aux extrêmes graves (LFE, canal .1), ceux-ci grondent avec une force peu communes.

Des sous-titres anglais, français et espagnols sont disponibles.


Suppléments/menus








Conclusion
Avec autant de mauvaises adaptations de jeux vidéos au grand écran, devrait-on s’inquiéter face aux projets de films pour Halo et Far Cry ? En fait, la véritable question devrait plutôt être: Hollywood peut-elle trouver son inspiration ailleurs ? Peut-être, après tout, qu’il nous faut un mauvais film de temps en temps pour mieux savourer les meilleurs.

Sans être exceptionnelle, cette édition de Doom saura plaire aux amateurs de films d’action pure et dure. L’image offre un transfert solide, quoi que beaucoup trop dense. Pour le mixage sonore, certains le qualifieront de très dynamique, d’autres, de trop bruyant. Les suppléments sont diversifiés et nombreux, même si quelques segments s’avèrent particulièrement inutiles.


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,9/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
3,7/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Martin Roy

Date de publication: 2006-03-08

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 16:9 Hitachi 51F500, Récepteur/Lecteur DVD/Enceintes Panasonic SC-HT700

Le film

Titre original:
Doom

Année de sortie:
2005

Pays:

Genre:

Durée:
113 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Documentaire sur la séquence à la première personne, segment sur l'entraînement militaire, trucs et astuce pour le jeu, bandes-annonces et démo jouable pour XBox.

Date de parution:
2006-02-07

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