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DVDEF

Fast and the Furious, The

Critique
Synopsis/présentation
The Fast And The Furious est un autre bon exemple qui démontre l'influence d'une projection-test (test-screening). Initiallement le film d'Universal devait être au grand écran en mars de l'année 2001, l'un des mois les moins achalandé de l'année sur le plan cinématographique. Ce choix évoquait le faible potentiel qu'Universal voyait en ce film. Mais quand est venu le temps d'effectuer des projections-tests, les résultats ont été si encourageants de la part du public sondé que le studio a décidé non seulement de repousser la date de sortie du film en pleine saison estivale (la période qui est à la fois la plus rentable et la plus concurrentielle de l'année) mais aussi d'investir quelques Millions de dollars supplémentaires à la production de nouveaux effets spéciaux encore plus spectaculaires. La campagne publicitaire entourant la sortie du film, qui était jusque là assez timide, prit également beaucoup plus d'ampleur. Du jour au lendemain, donc, la Universal prit conscience du potentiel commercial de l'œuvre, tout ça grâce à un public-test qui ne représentait pas nécessairement le public-cible pour ce film. À en juger par des recettes excédants les 145 Millions de dollars US en Amérique du nord, la décision a été payante.
The Fast And The Furious nous propose de plonger dans un univers méconnu et, il faut-il le préciser, complètement illégal qui connaît pourtant un essor de popularité chez les jeunes adultes nord-américains. Cet univers, c'est celui des courses clandestines de voiture. Chaque nuit, en pleine ville (ou banlieue), des jeunes casses-cous s'adonnent à ce type de compétition dangereuse mais ô combien stimulante. Les véhicules de compétition, ce sont leur propre voitures qu'ils auront pris le soin de modifier, d'agrémenter de diverses pièces d'équipement à la fine pointe de la technologie. Dans l'univers du film, le roi et maître de ces courses se nomme Dominic Toretto (Vin Diesel). Lui et sa bande de casses-cous font un peu la pluie et le beau temps de cet univers. Ils sont respectés mais crains à la fois. Cette notoriété attirera sur eux l'attention de la police, qui aura tôt fait de soupçonner la bande d'être les auteurs d'une série de vols de marchandises commis à toute vitesse en pleine autoroute. Un jeune enquêteur (Paul Walker) aura pour tâche d'infiltrer ce monde illicite et d'y démasquer les véritables criminels.
Absolument tout dans ce film n'est que prétexte à bombarder le spectateur de sons et d'images percutantes et tonitruantes. Dans ces circonstances, nous devons admettre que le titre du film est très explicite et fort à propos ! Les scénaristes du film se vantent d'être les premiers à avoir aborder au cinéma l'univers des courses clandestines. C'est peut-être vrai, mais ce sport-extrême dernier cris est si grossièrement abordé, sans aucune subtilité ni aucun réalisme, qu'il est difficile d'en voir un portrait crédible. Les clichés abondent (notamment quant à la musique et au rôle de spectatrice passive qu'occupe les femmes dans de telles compétitions) et les courses, certes spectaculaires, sont loin d'être d'un réalisme absolu. Le réalisateur, très franc, l'admet lui-même : une course qui durerait normalement dix secondes va durer deux ou trois minutes dans le film. Cependant, hormis ce détail et la banalité déconcertante du scénario, construit très exactement sur la même structure que le film Point Break (y compris la conclusion), le film a le mérite de livrer la marchandise côté divertissement. Le réalisateur, conscient de la banalité du matériel, n'a pas hésité à user de tous les artifices possibles pour faire de ce film un pur divertissement. Il a su tirer le maximum de chaque éléments clés du scénario tout en éliminant les détails inutiles et anodins. Il en résulte une œuvre fort bien rôdé, extrêmement rythmé et sans temps mort. De plus, il a su compter sur une équipe d'interprète dynamique qui joue le jeu avec assurance. Au premier plan, retenons entre autre le charisme et la prestance de Vin Diesel, que le réalisateur compare d'ailleurs à un croisement entre un jeune Marlon Brando et Yul Brynner. The Fast And The Furious est donc un film à voir pour ce qu'il est : un divertissement mièvre mais techniquement impeccable et amusant.


Image
C'est en format original de 2.35:1 que le film nous est présenté, et ce d'après un transfert anamorphique et numérique. La définition générale de ce transfert est exemplaire et présente une image nette et parfaitement bien détaillée. Les détails et les textures sont rendus avec finesse et minutie. Les couleurs sont riches et somptueuses, tout en n'étant jamais sur-saturées. Elles ont un aspect naturel et constant, sans débordement. L'apparence des teintes de peau nous a semblée naturelle, quoiqu'une légère dominante orangée est à l'occasion perceptible. La brillance et le contraste semblent correctement balancés, aucune fluctuation n'a été remarquée. Les noirs sont purs et solides, sans pour autant bloquer. Les parties sombres sont dégradées avec finesse et précision.
Seul véritable défaut de ce transfert; une sur-définition des contours occasionellement perceptible. L'interpositif utilisé pour ce transfert est absolument impeccable, et aucun défaut de compression n'est à déplorer.


Son
Il y a sur cette édition trois bandes-son différentes : deux anglaises (DTS 5.1 et Dolby Digital 5.1) ainsi qu'une française, cette dernière offerte en format Dolby Surround 2.0 seulement.
C'est un dynamisme particulièrement percutant, voir assourdissant, que nous proposent (ou imposent ?!?) les deux mixages anglais. Clairement, la carte de la subtilité a été mise de côté et seul les effets les plus tapageurs ont été retenus. Les canaux d'ambiophonies présentent des effets sonores localisés qui ne manquent pas d'impact et d'agressivité, et les effets directionnels sont nombreux et bien définis. On fait également une utilisation soutenue des basses, qui sont profondes et percutantes à souhait. Elles appuient fort bien le vrombissement des moteurs ainsi que la multitude de pièces musicales qui composent la trame-sonore. Par ailleurs, cette dernière est très fidèlement mixé et son intégration est ample et efficace. L'usage du canal .1 (LFE) ne manque pas d'intensité, on dénote des fréquences profondes parfois inférieures au 25Hz. Malgré tout ce bouquant, il est à préciser que le champ sonore est correctement détaillé. Les dialogues, pour le peu qu'il y en aient, sont adéquatement mixés et restent audibles en tout temps.
Précisons qu'au jeu des comparaisons, c'est la bande-son DTS qui sort gagnante. L'environnement sonore y est mieux défini et plus subtil (pour autant qu'il y ait de la subtilité !). Quant à la bande-son française, il est surtout dommage que celle-ci ne soit pas offerte en format Dolby Digital 5.1, d'autant plus que Universal a pourtant l'habitude d'inclure sur ses éditions. Il nous est difficile d'expliquer cette situation, mais une chose est certaine, le mixage francophone souffre d'un dynamisme restreint, en plus d'une reproduction de basses déficiente. Et comme si ce n'était pas suffisant, le doublage particulièrement raté et exécrable enlève beaucoup de naturalité à l'ensemble. Il y a option de sous-titrage en anglais uniquement.


Suppléments/menus
The Fast And The Furious nous est offert sous la bannière Collector's Edition. Comme la plupart des titres offerts sous cette mention, les suppléments sont ici nombreux mais de qualité inégale.
De tous les suppléments offerts, le plus instructif est sans aucun doute la piste de commentaires audio animée par le réalisateur Rob Cohen. Ce dernier n'a beau être qu'un tâcheron qui réalise des films sur commande, il connaît manifestement bien son métier de metteur en scène. Ses propos sont articulés et précis, la plupart du temps il évite les répétitions inutiles pour ce concentrer sur des éléments clés. Il aborde généreusement et sans prétention ses intentions en tant que réalisateur en justifiant et en expliquant ses choix et ses idées. Le ton général de cette piste est fluide et agréable à écouter, il y a très peu de temps morts.
Suit ensuite un court documentaire (18 minutes) simplement intitulé The Making of The Fast and the Furious. Tels ces habituels segments promotionnels, ce documentaire ne cherche jamais à aller en profondeur et se contente essentiellement de nous présenter des entrevues avec quelques artisans du film. Quelques scènes filmées en coulisse dévoilent quelque peu la conception de certaines cascades, mais ces courts extraits sont laissés à eux-mêmes, sans qu'aucun intervenant n'explique ce que l'on y voit. Au contraire, les propos récoltés lors des entrevues sont futiles et même insignifiants. Un documentaire plus élaborée, plus fouillé aurait été apprécié.
Une série de 8 scènes coupées est aussi offerte, dont la durée totale excède à peine les six minutes. Dans sa piste de commentaires audio, le réalisateur fait mention de quelques fins alternatives qui auraient été tournées pour le film. Malheureusement, aucune de ces finales n'est présente dans cette section. Ne sont regroupées que quelques courtes scènes d'un intérêt plutôt nul. Des commentaires du réalisateur sont offerts en option, ceux-ci sont à nouveau concis et pertinents.
Multiple Camera Angle Stunt Sequence est un supplément vous permettant de voir une cascade du film sous 8 angles différents. Malheureusement, l'option multi-angle n'est pas disponible pour ce supplément, vous devrez sélectionner l'angle désiré dans un menu à chaque fois. Dans la même veine, Movie Magic Interactive Special Effects vous offre la possibilité de regarder quelques plans d'une même scène à divers stades d'avancement de réalisation. À nouveau, l'option multi-angle n'est pas disponible. Ces deux suppléments représentent certes une belle curiosité, mais ils nous ont semblés incomplets. Des explications sous forme de texte ou de commentaires aurait pu donner beaucoup plus de substance.
Featurette on Editing for the MPAA est une courte vignette (5 min) très intéressante nous montrant le monteur et le réalisateur qui tâchent d'éliminer quelques plans plutôt violents du film afin d'obtenir un visa 13 ans + au lieu de la côte " R " (17 ans +). Cette vignette aborde clairement les enjeux purement commerciaux d'une cote 13 ans + ainsi que les sacrifices qu'est prêt à tolérer un réalisateur quant à l'obtention de ce visa. Visual Effects Montage vous propose de visionner une des scènes d'actions du film au sein de laquelle a été insérée divers éléments se rapportant aux effets spéciaux. Par exemple, des plans ont été remplacés par des schémas conceptuels, des animations préliminaires réalisées par ordinateur ou des scénarimages. Bien fait, mais à nouveau un simple montage tel que celui-ci nous est apparu un peu incomplet.
Suivent ensuite une série de courts suppléments de moindre importance. Il y a une série de comparaisons entre scénarimages et scènes du film, trois vidéoclips (Furious de Ja Rule, POV City Anthem de Caddillac Tah, et Clic Clic Boom de Saliva) accompagné d'un publicité pour la trame-sonore, la bande-annonce originale, des notes de production, des filmographies, une publicité pour le Universal Studio Florida et une autre pour un jeu vidéo.
Une portion DVD-Rom est aussi incluse. Celle-ci comprends plusieurs photographies, un écran de veille, des notes de production, et des jeux vidéos.



Conclusion
Les amateurs de films d'action, tout comme les amateurs de voitures d'ailleurs, auront certainement beaucoup de plaisir à l'écoute de ce film. Le film n'est pas trop exigeants pour les neurones, par contre il en met véritablement plein la vue et plein les oreilles, deux qualités techniques particulièrement bien desservies par cette édition DVD. L'image est presque exemplaire, tandis que la bande-son a de quoi étourdir, même vos voisins. Les suppléments ne sont pas particulièrement instructifs, mais ils sont néanmoins nombreux.


Qualité vidéo:
4,2/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
3,2/5

Rapport qualité/prix:
3,9/5

Note finale:
3,9/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2001-12-23

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Fast and the Furious, The

Année de sortie:
2001

Pays:

Genre:

Durée:
107 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise DTS
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais (CC)

Suppéments:
Piste de commentaires audio, documentaires, vignettes d'explications techniques, article de magazine, scènes coupées, scénarimages, vidéoclip et bande-annonce.

Date de parution:
2002-01-02

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