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DVDEF

Scorpion King, The (Collector's Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Il y a à peine plus d'un an que le lutteur Dwayne " The Rock " Johnson faisait ses débuts au cinéma avec un rôle mineur dans The Mummy Returns que le voilà déjà en tête d'affiche d'une super-production hollywoodienne. Au moment-même de la parution de The Mummy Returns, les producteurs et scénaristes du film avaient déjà flairé le potentiel commercial de The Rock, déjà une célébrité dans son domaine, et il ne fallut que quelques semaines à la Universal pour annoncer la mise en chantier officielle d'une nouvelle franchise dérivée (spin-off) de la série The Mummy et reposant entièrement sur les épaules de The Rock. Il fallait beaucoup de culot pour proposer une franchise d'une telle envergure a une soit-disant vedette qui n'avait jusqu'ici jamais prouvé sa rentabilité commerciale au cinéma et qui s'était avéré particulièrement mauvais dans les quelques malheureuses minutes où il apparaissait à l'écran dans The Mummy Returns. Pourtant, le risque en a valu la peine puisque The Scorpion King s'est avéré être l'un plus gros succès au box-office pour un film étant distribué en plein mois d'avril… Le personnage-titre de The Scorpion King avait donc été vu pour la première fois l'espace de quelques minutes dans le prologue de The Mummy Returns. Les péripéties de ce film tiennent place une dizaine d'années avant l'intrigue de The Mummy Returns, avant même que le personnage incarné par The Rock ne soit proclamé roi. À l'origine assassin et mercenaire, cet anti-héros des temps anciens fut mandaté par une poignée de rebelles pour anéantir le roi sanguinaire qui régnait sur les lieux. Telle est l'intrigue de The Scorpion King, dans son intégralité…

Il a été dit, quelques mois avant la parution en salles de The Scorpion King, que le montage initial du film n'atteignait qu'un maigre 75 minutes. Déçu de cette durée indigne d'un film d'une telle envergure, la Universal ordonna que des séquences supplémentaires soient tournées sur le champ pour allonger de quelques minutes la durée du film. Toute l'équipe s'éxécuta, et quelques minutes de métrage supplémentaire furent tournées. C'est dire à quel point l'intrigue du film est mince et que celle-ci n'est qu'un misérable prétexte à nous présenter une enfilade de scènes d'action. D'ailleurs, à l'écoute du film, il apparaît assez évident que les quelques minutes filmées ultérieurement sont toutes présentées au début de l'œuvre, avant même le prologue qui explique la prémisse de l'histoire. Et en quoi consiste ces quelques minutes supplémentaires ? En une gigantesque scène d'action, évidemment ! Une scène qui n'a strictement aucun rapport avec l'intrigue du film, et dont la facture visuelle détonne avec celle du reste du film.

Cela ne fait que prouver à quel point les créateurs de cette œuvre ne se souciaient aucunement de l'aspect général du film ni de la cohérence ou la crédibilité du scénario. Tout ce qu'on voulait, apparemment, c'était d'en mettre plein la vue et les oreilles aux spectateurs avec le maximum d'artifice possible. À cet égard, il faut admettre que le film livre la marchandise. Le rythme est frénétique, les scènes d'action se succèdent sans aucun temps mort. Le tout est également efficacement filmé, les scènes d'action sont dynamiques et mouvementées. Dwayne " The Rock " Johnson se démène au gré du film avec une énergie et un charisme indéniable, et s'il apparaît quelque peu monolithique , à tout le moins est-il beaucoup plus crédible qu'à sa première apparition au cinéma. Au bout du compte, il est simplement dommage qu'autant de moyens aient été mis à la disposition d'un scénario aussi risible, convenu et prévisible. En voulant produire le film le plus rapidement possible pour capitaliser sur le succès de la série The Mummy, la Universal en a clairement négligé l'ébauche d'un scénario qui se tient. À tout le moins, on ne pourrait reprocher au film de se prendre au sérieux, incidemment les quelques touches d'humour qui baignent le film nous font comprendre qu'il ne s'agit que d'un gros divertissement sans prétention, un véritable bonbon made in Hollywood tel qu'il s'en est toujours produit.


Image
Le film nous est offert au format respecté de 2.35:1 et ce, d'après un transfert anamorphosé.

Ce transfert profite tout d'abord de l'utilisation d'un interpositif parfait, exempt de toute anomalie. L'image est nette et précise, offrant un niveau de détail optimal. La colorimétrie profite d'un superbe étalonnement . Les couleurs, surtout chaudes, sont riches et brillantes, sans toutefois qu'il y ait sur-saturation. Elles sont constante du début à la fin et il n'y a aucun débordement à déplorer. Les tons de peau ont une apparence naturelle. Le niveau des noirs (la brillance) est parfaitement ajusté. Le contraste, par contre, nous a semblé légèrement sur-accentué. Les noirs sont d'une pureté et d'une profondeur irréprochable et ne sont jamais obstrués par un quelconque fourmillement. Quant aux parties sombres, celles-ci présentent des dégradés assez bien détaillés, à l'exception de quelques plans paraîssant bloquer trop rapidement.

Si ce transfert est exempt de tout défaut de compression , il en va autrement de la sur-définition des contours, parfois évidente au point de créer de subtils halos.



Son
Deux bandes-son Dolby Digital 5.1 sont proposées, l'une anglaise et l'autre française. Des sous-titres sont également offerts, mais en anglais et en espagnol seulement.

Comme le seul et unique dessein du film était d'en mettre plein la vue aux spectateurs, ces mixages se devaient d'appuyer l'aspect visuel du film avec la même intensité, la même agressivité. De façon générale, ces deux bandes-son livrent la marchandise. Le dynamisme est percutant, le champ sonore est ample et ouvert, profitant d'un plein déploiement. L'intégration de la trame-sonore, qui mélange assez adroitement des partitions instrumentales classiques à des mélodies rock, est efficace et percutante. Les dialogues sont nets et intelligibles en tout temps. Les canaux d'ambiophonies sont utlisés de façon soutenus (effets localisés et/ou trame-sonore). Les transitions stéréophoniques ou avant/arrière sont fluides et bien réussies. Les basses sont intense et ne manquent pas d'ajouter un certain mordant au mixages. Comme il fallait s'y attendre l'utilisation du canal .1 (LFE) est plutôt soutenue...



Suppléments/menus
C'est sous sa bannière Collector's Edition que la Universal nous présente cette édition, et le moins que l'on puisse dire est que la quantité de suppléments est impressionante, pour leurs qualités il s'agit par contre d'une autre histoire...

Le premier supplément est intitulé Alternate Version in Enhanced Viewing Mode. Il s'agit tout bonnement d'une option permettant de visionner quelques scènes inédites ou alternatives si elles n'avaient pas été retranchées du montage final. Donc, en visionnant le film avec cette option, vous verrez occasionnellement apparaître une icône vous annonçant qu'une de ces scènes est accessibles. En appuyant sur la touche enter/select de votre télécommande, vous serez dirigé vers la scène en question, suite à laquelle on vous ramènera au moment du film où l'icône est apparu. Quelques problèmes s'imposent toutefois avec cette option. Premièrement, les scènes inédites ou alternatives ne présentent que très peu de changement en comparaison avec les scènes retenues en vu du montage final. Deuxièmement, les scènes n'ont pas été doublées ni même sous-titrées pour les spectateurs francophones, ce qui devrait en agacer plus d'un. Finalement, ces scènes sont présentées au format respecté de 2.35:1 mais non-anamorphosées, ce qui fera rager ceux visionnant le film sur un support compatible 16:9. Notons qu'il est possible de visionner ces quelques scènes directement à partir de la section des suppléments.

Vous retrouverez ensuite deux pistes de commentaires audio. La plus intéressante est celle animée par le réalisateur Chuck Russell. Sans rien révolutionner ce dernier y va de commentaires articulés au sujet du tournage des défis techniques. Fort intéressant. La deuxième piste est quant à elle animée par nul autre que The Rock. À l'inverse du réalisateur, les commentaires de l'acteur sont pauvres et inutiles. Il ne suit que l'action à l'écran, tout en s'exclamant de temps à autres sur le plaisir qu'il a eu à tourner certaines scènes. Ennuyeux à souhait. Pis encore, en écoutant cette piste, une icône apparaîtra occasionnellement pour vous signaler qu'il vous est possible de voir The Rock au moment où il enregistrait la piste. En pressant donc la touche enter/select de votre télécommande, vous verrez apparaître une image en médaillon dans laquelle vous verrez l'homme parler en regardant un écran. Totalement inutile. Qui plus est, à chaque fois que l'image en médaillon disparaît, vous serez à nouveau redirigé au moment du film où l'icône est apparu. C'est donc dire que vous aurez à écouter la même scène et les commentaires insipides de The Rock en double. Est-il nécessaire de préciser qu'à chaque fois qu'un médaillon apparait, le transfert devient du même coup non-anamorphosé!?!

Le prochain supplément est un court montage de 3 minutes réunissant une série de prises ratées (bloopers). Tout juste amusant, sans plus. Suit une série de sept segments différents. Le premier, intitulé Spotlight on location (15'00) est typique des segments couramment offerts en format DVD. On ne fait qu'y résumer l'histoire et féliciter les artisans du film pour leur bon travail. Sans intérêt. Les autres segments sont quant à eux dédiés à des aspects bien précis du tournage du film. Ancient World Production Design (3'30) s'attarde à la direction artistique, donc à la création des somptueux décors du film. Preparing the Fight (6'00) décrie le processus de d'entraînement, de préparation, de chorégraphie et de répétition précédant le tournage des scènes de combat. The Rock & Michael Clarke Duncan (4'00) traite de la camaraderie unissant les deux acteurs sur le plateau et de l'incident dans lequel The Rock asséna un violent coup de coude au visage de Duncan... Working with Animals (3'00) raconte les difficultés reliées à l'emploi de véritables animaux lors du tournage. Finalement, Special Effects : The Cobras (2'00) et Special Effects : The Fire Ants (2'30) s'attarde évidemment au processus de création de deux des principaux effets spéciaux du film. Sans aller en profondeurs ces segments ont au moins le mérite d'être concis.

On retrouve finalement avec cette édition le vidéoclip de la chanson I Stand Alone interprétée par Godsmack, un texte intitulé King Scorpion traitant des mythes et légendes entourant l'existance du véritable roi scorpion, des notes de production, de brèves biographies, plusieurs publicités (jeux vidéo, WWF, films) ainsi que la bande-annonce originale.




Conclusion
Pour apprécier un film comme The Scorpion King, aucun doute qu'il faille obligatoirement laisser son esprit critique et cartésien au vestiaire ! Le film n'est qu'une accumulation un peu vulgaire de scènes d'action, mais aucun doute que les spectateurs qui n'en attendent pas plus seront comblés. Cette édition DVD livre également la marchandise à tous les niveaux. La qualité d'image est optimal, les mixages sonores ne manquent pas de mordant (quoique qu'ils sont peu subtils...), et les suppléments sont fort nombreux.



Qualité vidéo:
3,9/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
3,2/5

Rapport qualité/prix:
3,9/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2002-09-15

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Scorpion King, The

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
92 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
2 pistes de commentaires audio, scènes coupées et alternatives, bloopers, documentaires, vidéoclip, bandes-annonces, notes de production et publicités diverses.

Date de parution:
2002-10-01

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