Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Corpse Bride (WS)

Critique
Synopsis/présentation
Tim Burton revient 12 ans après la réussite artistique et commerciale totale que fut le génial Tim Burton’s Nightmare before Christmas, un film d’animation en stop motion, et ce pour le plus grand bonheur de tous ses admirateurs.
La technique du stop motion nécessite une durée de préparation et de tournage proprement dit largement supérieure à celle de n’importe quel film « live » et par conséquent son cout s’en ressent d’autant, ce qui explique sa disparition progressive et son remplacement par des effets digitaux.
Cependant, quels que soit les moyens investis dans la réalisation d’effets numériques, il n’auront jamais la présence, l’expressivité et la poésie de ces personnages d’animation qui on atteint avec ce film un niveau d’expréssivité et de poésie jamais égalé jusque la.
Il suffit de penser que le même Tim Burton souhaitait créer les martiens de son Mars Attacks avec cette technique mais que malgré le budget imposant accordé par la Warner il à du se tourner vers le numérique (alors loin d’etre aussi abouti que maintenant) pour un résultat certes plus que correct mais qui est loin de dégager l’émotion qu’aurait a coup sur amené des effets en stop motion.

Une des références de la jeunesse de Burton est le grand Ray Harryhausen qui à donné un intérêt énorme a de nombreux films grace à ses créatures en stop motion (Jason and the Argonauts, Clash of the Titans) et l’hommage qu’il lui rend ici est des plus sincères et réussi.
The Corpse Bride est donc a nouveau une réussite indéniable et ce aussi bien au niveau technique qu’artistique.
L’intrigue du film est minimaliste puisque l’on suit l’histoire d’un jeune fils de marchand de poissons prospères, Victor, qui doit se marier avec la fille d’un couple d’aristocrates ruinés, Victoria. Les deux adolescents ne se connaissaient mais s’apprécient lorsqu’ils se rencontrent mais le jeune Victor n’arrive pas à prononcer correctement les vœux de mariage et lors d’un moment de desespoir ou il s’entraine dans la forêt voisine, il se retrouver mariée avec le cadavre d’un marié qui va l’entrainer dans le monde des morts. Ce monde vivant et chatoyant est à l’opposé du monde sinistre et sclérosé des vivants. Victor souhaite revoir Victoria mais est en même temps intrigué et attiré par sa nouvelle femme et cela va créer bien logiquement de nombreux problèmes.

Sur cette trame donc toute en simplicité Burton applique son univers macabre mais joyeux qui lui permet de faire sortir une histoire somme toute banale de l’ordinaire et d’entrainer ses spectateurs dans un tourbillon de moments magiques et surprenants de poésie funêbre et d’émotion. Ainsi pour le familier de son œuvre, rien de vraiment surprenant en soi parmis tous les personnages de ce film ni dans leurs péripéties et c’est peut être la son seul éventuel défaut ;
En effet, malgré les qualités indéniables de l’œuvre, la critique a fait la fine bouche dans l’ensemble et le public ne s’est pas montré aussi enthousiaste qu’attendu.
Certes la construction narrative, musicale, conceptuelle et même visuelle du film renvoit directement son Nightmare before Christmas qui pour beaucoup restera son chef d’œuvre. Les renvois et les références sont donc nombreuses mais pas seulement à cette œuvre précise. Toute la galaxie Burton est convoquée et comme dans Charlie and the chocolate factory, il est aisé de trouver des détails renvoyant a chacune de ses manies et obsessions mais tel est le cas pour tous les artistes créatifs, particulièrement dans le cas des visuels.
Pourtant jamais nous n’avons trouvé ces références pesantes ou handicapantes pour le film tant Corpse Bride fonctionne de façon totalement autonome comme un conte fantastique.
Certes pour le critique en mal de reconnaissance il est aisé de se livrer à un jeu de repérages de références négatif et de fustiger le soi disant manque d’inventivité de Tim Burton, mais pourtant si l’on garde l’esprit ouvert et une certaine ingénuité (a notre avis indispensable pour apprécier le cinéma de Burton et ce depuis ses débuts) il nous paraît difficile de ne pas gouter ce Corpse Bride.

Nous recommandons donc vivement le visionnage de ce formidable film d’animation qui si il n’atteint le niveau de son ainé (Nightmare Before Christmas), encore que ce genre de comparaison nous semble totalement déplacé et abherrant, offre 77 minutes de bonheur pur a tous les amateurs d’univers et de contes fantastiques et macabres mais aussi d’histoires d’amour simples. Tim Burton est un cinéaste unique qui nous offre à chaque nouveau film des sensations de spectateurs intenses, de vrais ballades dans son monde propre (ce qui est le propre de tout créateur et également de tout cinéaste) et pour cela en tant que cinéphiles enragés nous ne pouvons que défendre son cinéma épris de naiveté et de simplicité devant le cynisme actuel qui oublie souvent la nature illusoire du cinéma et par conséquent la capacité d'émerveillement que doit posséder tout spectateur pour "rentrer" dans un film.



Image
L’image est proposée au format respecté de 1.85:1 d’après un transert 16:9.

La définition générale est logiquement excellente et parfaite de bout en bout. Le matériel source est immaculé et seul un peu de grain se fait visible de temps à autres.
Le rendu des couleurs est absolument parfait des tons désaturés du monde des vivants à ceux chatoyants du monde des morts. Elles sont justes, constantes et saturées à la parfection.
Les scènes sombres sont impeccablement rendues grace à des noirs d’une pureté et d’une profondeur absolument exceptionnelles.
La partie numérique est une fois de de plus exempte de tous reproches, ne créant absolument aucun défaut numérique quel qu’il soit.

Un transfert très proche de la perfection qui rend parfaitement à l’œuvre et à la qualité ahurissante du rendu offert par la technique du Stop Motion.




Son
Les trois bandes-son offertes sur cette édition sont respectivement en Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1) et Espagnol (Dolby Digital 5.1).

Leurs dynamiques sont d’excellent niveau et offre la qualité que l’on est en droit d’atteindre d’une bande-son récente. Leurs présences et leurs spatialités si elles ne sont pas les plus développés que nous ayons pu entendre sont elles aussi d’un niveau très élevé et servent parfaitement le film.
La superbe musique de Danny Elfman est restituée à la perfection sans aucune limitation audible. Elle est par ailleurs parfaitement intégrée au reste de la bande-son.
Les enceintes arrières sont utilisées avec parcimonie mais toujours à bon escient servant l’ambiance du film mais ne prenant jamais le devant en tant qu’effet. La musique semble avoir été enregsitrée en stéréo puisqu’a part de très rares occasions elle n’est pas relayée par les enceintes arrières.
Les dialogues sont en permanence parfaitement intelligibles et aucune trace de parasites ou distortion n’est audible et ce même à volume très élevé.
Les basses fréquences sont elles aussi impeccablement gérées, même si elles ne sont pas aussi profondes qu’attendues, sans que cela ne gêne ou déçoive jamais.

Les sous-titres sont disponibles en Anglais, Français et Espagnol.



Suppléments/menus
Une section correcte mais qui nous semble loin d’être à la hauteur du film et aurait certainement gagné a être regroupé dans un seul documentaire qui aurait du coup pu éviter certaines redondances.
Il s’agit donc d’une ensemble de 7 documentaires, “Inside the Two Worlds”, “Danny Elfman Interprets the Two Worlds”, “The Animators: The Breath of Life”, “Tim Burton: Dark vs. Light”, “Voices From the Underworld”, “Making Puppets Talk”, “The Voices Behind the Voice”. Les parties les plus techniques sont les plus fascinantes car la somme de travail présentée et gigantesque et la qualité et le talent des artisans est réellement impressionnant.
Mais dans l’ensemble le tout manque de profondeur et d’analyse et surtout est pénible a regarder du fait qu’il n’existe même pas un fonction « play all » qui aurait permis de les avoir tous à la suite.

Enfin est offerte une bande-annonce d’excellente qualité et qui présente bien le film ainsi qu’une psite musicale isolée qui rend honneur au travail de Danny Elfman.

Une ensemble donc moyen qui ne démérite pas vraiment mais n’est pas à la hauteur de ce que l’on attendait.







Conclusion
Une édition aux qualités audio et vidéo proches de la perfection et qui offre des suppléments certes décevants mais qui permettent de patienter en attendant une édition plus fournie de ce côté la.

The Corpse Bride est un film d’animation formidable qui transporte a nouveau dans le monde unique de Tim Burton et conte une histoire certes minimaliste mais que la talent de son auteur et de ses artisans parvient à rendre émouvante et prenante. Un grand moment de plaisir pour les adultes qui ont su garder leur ame de rêveur et pour tous les enfants qui se régalent de contes fantastiques et attachants.



Qualité vidéo:
4,6/5

Qualité audio:
4,5/5

Suppléments:
2,9/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
4,3/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2006-03-06

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Corpse Bride

Année de sortie:
2005

Pays:

Genre:

Durée:
77 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):
-

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Documentaires, segments, entrevues, trame sonore isolée, galerie d'images et bande-annonce

Date de parution:
2006-01-31

Si vous avez aimé...