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DVDEF

Robocop

Critique
Synopsis/présentation
Robocop (1987) est le premier film de Paul Verhoeven réalisé à Hollywood dans le système des studios Hollywoodiens. Le cinéaste, d'origine néerlandaise, évoluait auparavant en Europe. Robocop, sans atteindre le statut de film culte a tout de même marqué la fin des années quatre-vingt.
Dans un Détroit futuriste les gangs de rues font la loi. La police est débordée et n'arrive pas à enrayer cette violence. Plusieurs policiers sont tués dans l'exercice de leurs fonctions. Dans cette société futuriste les corporations règnent en maître. L'OPC, une de ces corporations, finance la police de Détroit. Le président de cette entreprise veut changer les choses en remplacant les policiers pas des machines. Un des dirigeants de l'OPC (Dick Jones) propose un robot entièrement mécanisé, cela s'avère un échec lamentable. On choisit un autre projet; un policier mi-humain mi-robot. On utilise le cerveau d'un policier récemment tué auquel on greffera un corps de métal; c'est la naissance de Robocop. Ce policier nouveau genre aurait tôt fait d'enrayer le mal qui sévit dans les rues mais non sans complication. De vagues souvenirs hantent sont existence passée et de plus, Dick Jones, qui a plutôt mal accepté que son projet soit écarté tente de saboter les efforts de Robocop.
Aussi étonnant que cela puisse paraître Paul Verhoeven a toujours été fasciné par l'histoire du Christ, et il ne s'en cache pas le moins du monde. C'est sûrement dans Robocop que cette fascination est la plus évidente. Robocop n'est ni plus ni moins qu'une allégorie des derniers jours de Jésus: vie, mort et résurrection. Alex Murphy est la représentation du Jésus allant vers la croix, le supplicié. La mise à mort de Murphy est visuellement très évocatrice; le policier est couché au sol, un bras écarté, un criminel lui tire une balle vers dans l'avant bras tel un clou planté dans le poignet du christ. Robocop symbolise la résurrection christ, celui qui vient juger et appliquer la justice mais qui est aussi presque invincible (immortel). Au chapître 11 Robocop enfonce une porte, surgit de la lumière (divine) et chatie les pêcheurs, tous dans l'ombre...
Au delà de ces allusions bibliques Verhoeven a su jouer sur d'autre registres que celui du simple film d'action à son propre service. Le réalisateur ironise sur la société américaine et Reaganienne, n'oublions pas que Verhoeven arrivait tout juste de l'Europe. Robocop, un peu comme Starship Trooper, qu'il réalisera une décennie plus tard, oscille entre un film d'action et une comédie ironique. Les segments publicitaires que l'ont peut voir tant dans Robocop que Starship Trooper sont évocateur de l'ironie propre à ce cinéaste.


Image
Il ne s'agit pas de la première édition de Robocop en DVD. Image mais surtout Criterion avait déjà offert des éditions DVD de ce film. Première différence entre la version MGM et celle de Criterion; le format d'image. L'édition Criterion nous offre Robocop en format 1.66:1 (non-anamorphique) tandis que la version MGM est 1.85:1 (anamorphique). Voyez d'ailleurs les exemples ci-haut la version Criterion (1.66:1) et plus bas la version MGM (1.85:1). Le version Criterion comme on peut le voir offrait l'image tel qu'intégralement filmée. MGM nous offre une version légèrement recadrée à 1.85:1 plus près de celle vue en salle.
La définition générale de l'édition MGM est supérieure à celle de Criterion, l'image a gagné en détail (anamorphisme oblige) et en précision. Les couleurs sont sûrement l'élément visuel le plus intéressant de ce nouveau transfert.
Sans être tout à fait éclatantes celles-ci ont gagné en brillance et pureté, elles n'ont plus cet aspect terne et drabe.
Si on pouvait rerpocher au transfert Criterion d'être un peu trop dense celui de MGM parait plus contrasté. Ceci est notable dans les hautes-lumières. Là encore comparez les deux exemples et portez attention au reflet de lumière sur l'épaule droite de Robocop, trop rapidement la version MGM fait perdre le détail.
Pour les deux transferts l'image présente une légère granularité qui ne plaira pas à tous. Le transfert MGM ne présente aucune anomalie distrayante mis à part une sur-définition des contours un peu trop accentuée. Pratiquement aucun parasites visuels n'entachent l'image.



Son
MGM nous propose trois bandes sonores Dolby Digital 5.1: anglaise, française et espagnole.
Les bandes son sont évidemment des nouveaux mixages réalisés en vu de cette édition. L'édition Criterion n'offrait qu'une bande-son Dolby Digital 2.0 Surround) anglaise. Le son a gagné en dynamisme et semble mieux se déployer. Le champ sonore a un peu plus d'ouverture et est mieux défini. Bien sûr un remixage ne peut corriger les aléas d'une prise de son datant d'un certain temps; la fidélité du son ne peut donc se comparer à des enregistrements récents. Les canaux d'ambiophonies sont utlisés principalement pour reproduire certains sons d'ambiance et la trame-sonore. Les diolagues sont nets et bien intégrés. Ce remixage nous offre des basses fortes et puissantes que l'on a concentré vers le canal .1 (LFE). Bien que le son ne tende pas vers les aigus, le peu de fréquences médianes donne l'impression d'une bande n'offrant pas une étendue tonale complète tant les extrêmes graves sont appuyées.
Le doublage français ( Dolby Digital 5.1) présente sensiblement la même enveloppe sonore. Toutefois les dialogues sont trop en avant du champ sonore et écrase les sons d'ambiances. De plus les voix ont un timbre légèrement métallique qui agaçe quelque peu.


Suppléments/menus
Mis à part la bande-annonce originale de Robocop et de deux autres faisant la promotion des éditions DVD de Carrie et Terminator il n'y a aucun suppléments sur cette édition. Pourquoi? La raison est fort simple. MGM prépare une édition spéciale de Robocop. Ce n'est pas la première fois que ce studio offre deux fois un même titre. Au cours de l'année 2000 ce studio avait une première fois mis en marché Platoon dans une édition relativement dénuée de suppléments puis avait offert, quelques mois plus tard, une édition spéciale.
A titre comparatif l'édition Criterion proposait une piste de commentaires audio (Paul verhoeven/Edward Neumeir/Jon Davison/Paul M. Sammon), un comparatif film/scénarimages, des scénarimages, un essai traitant de la réalisation du film et deux bandes-annonces du film.



Conclusion
D'un point de vue strictement technique cette édition proposée par la MGM est supérieure à celle de Criterion, cela ne fait aucun doute. Si uniquement le film vous intéresse il s'agit de l'édition à se procurer. Ceux à la recherche de matériel supplémentaire devront soit tenter de trouver l'édition Criterion (maintenant discontinuée) ou soit attendre que MGM propose une édition spéciale de Robocop.
Prenez note que l'édition MGM offre le montage censuré du film, l'édition Criterion propose quelques scènes de plus (1 minute en tout, essentiellement des scènes plus violentes).


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,9/5

Suppléments:
1,0/5

Rapport qualité/prix:
3,5/5

Note finale:
3,3/5
Auteur: Mathieu Daoust

Date de publication: 2001-09-25

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Widescreen 16:9 Toshiba TheaterWide TW40X81, Récepteur Pioneer Elite VSX-07 TX, Lecteur DVD Pioneer Elite DV-37, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Robocop

Année de sortie:
1987

Pays:

Genre:

Durée:
103 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Bande-annonce originale, bandes-annonces promotionels

Date de parution:
2001-10-02

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