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DVDEF

Road to Perdition

Critique
Synopsis/présentation
Après une belle carrière de mises en scènes pour le théatre qui lui ont valu de nombreuses récompenses, Sam Mendes s'est lancé dans la réalisation de film pour le cinéma en 1999. Coup d'essai transformé en coup de maître, American Beauty s'est vu récolter cinq Oscars, dont ceux de meilleur film et meilleur réalisateur.

Il aura fallu trois ans avant de voir un nouvel opus de ce réalisateur, matérialisé dans le film Road to Perdition.

Loin de l'humour cinglant et de la critique sociale acide que Sam Mendes nous avait proposé dans son premier film, Road to Perdition nous transporte dans l'amérique des années trente. Ces quelques années post grande dépression ont été l'âge d'or du grand banditisme, la pauvreté faisant le lit des truands, dont le plus célèbre restera Al Capone.

Ce dernier sera d'ailleurs croisé par le personage principal du film Michael Sullivan (Tom Hanks), homme de main du gangster local John Rooney (Paul Newman), figure paternelle qui semble inspirée des romans de Mario Puzzo. John dirige la pègre locale, assisté de son fils Connor Rooney (Daniel Craig). Michael sullivan vit un vie de famille tranquille avec sa femme et ses deux enfants, qui ignorent tout de la nature de son travail. Le fils de Michael, Michale Jr. (Tyler Hoechlin) intrigué suivra son père en cachette. Cette nuit verra un nouveau dérapage du fils du John, menant à un massacre auquel assistera le fils de Michael.

La découverte de ce témoin entrainera la condamnation à mort de la famille Sullivan. Les deux seuls survivant, le père et le fils s'enfuiront vers la ville de Perdition, avec à leurs trousses Maguire (Jude Law) un tueur à gage amoureux de la photographie. Le désir de vengeance du père et la volonté de protéger son fils sont au centre de ce film, et entraîne plusieurs rebondissement. Ils garantissent un intérêt certain pour un film dont le scénario est malheureusement un peu faible.

Sam Mendes montre une fois de plus son talent à diriger les acteurs, qui performent admirablement bien dans ce film. On remarque tout particulièrement la prestation du jeune Tyler Hoechlin qui offre une solide performance dans son premier grand rôle. Pour le reste, on se retrouve en terrain connu. Tout d'abord dans la réalisation et la photographie (Conrad Hall). Des plans très soignés, de longs travelling avant et arrière et toujours un travail de défocus des plans qui donnent une profondeur réellement palpable. Des plans nous ont rappelé certaines scènes du Godfather (comme le long travelling avec en point de mire la table ou la famille prend son souper). La musique composée par Thomas Newman reste dans les marques de celles de American Beauty sans toutefois nous offrir un seul thème réellement accrocheur.

Road to Perdition, malgré un ton et un environnement très différent du premier film de Mendes, permet au réalisateur de confirmer un style personnel. Si ce film se regarde sans temps mort, il est par contre beaucoup moins fluide que son prédécesseur, certaines scènes et dialogues pouvant paraitre quelque peu téléphonés. La réalisation, l'excellent jeu d'acteurs et la photographie exemplaire en font néanmoins un film très intéressant, qui nous est maintenant offert par Dreamworks Home Entertainment dans cette édition DVD.


Image
Cette édition est présentée au format 2.35:1 dans un transfert 16:9, dit anamorphosé. Une version 1.33:1 est aussi disponible.

Produit d'après un interpositif sans problème, l'image offerte est exempte de tous défauts apparents (parasites, taches). L'image est toujours nette, les textures sont réalistes et bien rendues.

Les couleurs sont justes et bien équilibrées, et conserve ces qualités durant tout le programme. Aucun débrodement n'a été constaté. Malgré un environnement souvent lumineux (paysages neigeux), la brillance et les contrastes se tiennent très bien et les transitions vers des scènes plus sombres ne se font pas au détriment des détails. À cet égard, les parties sombres sont d'un niveau de détails adéquat, et les noirs toujours profonds.
Hormis quelques passages ou une très légère surdéfinition a été constatée (bien que ne génant pas du tout le visionnement), cette édition ne présente aucun artefact de compression, démontrant ainsi un transfert numérique de qualité.
Cette édition offre une image digne des meilleurs standards actuels, sachant recréer avec justesse une photographie et une lumière léchées qui raviront les amateurs de plans richements préparés et filmés.



Son
Cette édition propose trois bandes sonores, Dobly Digital 5.1 et Dolby 2.0 Surround en anglais, et Dolby Digital 5.1 en Français.

Si l'image est exemplaire, la bande son originale en 5.1 qui a été évaluée ici est quant à elle légèrement en deça des productions DVD récentes.

Cette bande son est toujours dynamique et offre une large présence à l'avant ou les placements se font adéquatement, elle ne réussi néanmoins pas à offrir une présentation immersive. Le champs sonore se déploie principalement à l'avant, ou les balances entre les effets, la trame musicale et les dialogues sont adéquatement intégrés. Cette bande sonore révèle sa faiblesse dès qu'il s'agit des effets arrières. Ces derniers sont très rares et ont peu d'impact; qu'il s'agisse d'effets sonores et d'ambiance ou de la trame musicale, empéchant une immersion complète. Les effets de transitions avant sont quant à eux très correctement rendus et les sons d'ambiance nous ont, malgré tout, paru justes. Les dialogues sont très adéquatement présentés, toujours naturels et bien mis en avant, et ce quelque soit le type d'environnement sonore les accompagnant. Les basses sont d'un niveau acceptable quoi qu'un peu étouffées dans le milieu du registre de basse, l'utilisation du canal .1 (LFE) est quant à elle trop rare pour être réellement évaluée ici.

Une bande son qui ne se démarque vraiment pas du reste des plus importantes productions et, qui sans handicaper le visionnement, ne réussit pas à réellement immerger dans un univers sonore pleinement convaincant.

Une édition avec bande sonore DTS est aussi disponible. A noter que des sous-titre sont disponible en Anglais, Français et Espagnol.


Suppléments/menus
Cette édition est offerte sur un simple disque double couche.

Tout d'abord, une piste de commentaires audio animée par le réalisateur nous est proposée. C'est un Sam Mendes aussi intéressant qu'attachant qui nous est révélé ici. Il sait rester pertinent et drôle durant toute la durée du programme, rendant les deux heures passées en sa compagnie un très bon moment, riche et instructif.

Le quasi-traditionnel documentaire sur la production de la HBO est là aussi disponible, qui comme d'habitude sait être intéressant même si principalement promotionnel. Il permet au moins d'avoir quelque interviews qui ne seraient pas disponibles sinon.

Onze scènes coupées, présentée dans le format original 2.35:1, sont aussi disponibles. Ces dernières qui peuvent être commentées par le réalisateur sont d'une qualité exemplaire, et seuls les précisions de Mendes savent justifier qu'elles aient été supprimées au montage.
Suit différentes sections statiques offrant des textes biographiques sur les acteurs et l'équipe de production, des notes de production et une galerie photo qui rend un très bel hommage aux qualités visuelles de ce film.

Des suppléments peu nombreux et très standards, rachetés néanmoins par la très agréable piste de commentaire du réalisateur ainsi que par la grande qualité des scènes coupées.
Prenez note qu'il y a option de sous-titrage en français pour les suppléments.



Conclusion
Cette édition DVD reste dans les standards des productions actuelles. L'image d'une qualité exemplaire sert admirablement bien la photographie très soignée, mais les bandes sonores sont un peu en deça de ce que nous sommes habitués d'entendre pour un film du genre.
Une édition convenable pour un film qui sans être un chef d'oeuvre est soigneusement mis en scène.


Qualité vidéo:
4,5/5

Qualité audio:
3,5/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,5/5

Note finale:
3,5/5
Auteur: Thomas Geffroyd

Date de publication: 2003-03-01

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Sony Wega KV27; Préampli Audio Refinement par YBA Pre-2; Ampli Audio refinement par YBA Multi-5; Enceintes JmLabs; Sub REL Strata III; Lecteur DVD Denon DVD-1600; cables et interconnects Cardas/Audioquest.

Le film

Titre original:
Road to Perdition

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
117 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Dreamworks

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Commentaires du réalisateur; Documentaire de HBO; Scènes coupées; Notes sur la production; Notes et biographies des acteurs et de l'équipe de production.

Date de parution:
2003-02-25

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