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DVDEF

Ocean's Eleven

Critique
Synopsis/présentation
La majorité des réalisateurs d'Hollywood ont une signature bien à eux. Certains portent le flambeau des films à caractère purement commercial tandis que d'autres tentent de faire contraste avec cette tendance. L'Américain Steven Soderbergh a quant à lui décidé de participer aux deux mouvements. En effet, celui-ci alterne allègrement entre les films de genre et les productions visant un public beaucoup plus large. Celui à qui nous devons Sex, Lies and Videotapes et Traffic ainsi qu'Erin Brokovich et Out of Sight a décidé en 2001 de redonner vie à un film des années 60 du réalisateur Lewis Milestone : Ocean's Eleven.
Le film raconte l'ultime plan de vengeance de Daniel Ocean (George Clooney), un voleur de grande envergure qui, au cours d'un séjour de quatre ans en prison, a été abandonné par sa femme Tess (Julia Roberts) au profit de Terry Benedict (Andy Garcia), un riche propriétaire de casinos. Afin de récupérer à la fois sa femme ainsi qu'une belle fortune, Ocean prépare le cambriolage du siècle : s'infiltrer dans la chambre forte du casino Bellagio et y retirer les cent-cinquante millions de dollars qu'elle contiendra le soir du championnat de boxe entre Lennox Lewis et Wladimir Klitschko. La pièce ultra-protégée contiendra en effet ce soir là une somme maximale d'argent afin de sécuriser les paris qui se tiendront non seulement au Bellagio mais aussi au Mirage et au MGM Grand, tous trois propriétés de Terry Benedict.
Afin de réussir sa dangereuse mission, Daniel Ocean doit s'entourer des meilleurs criminels de tous les Etats-Unis. À l'aide de son ancien partenaire Rusty Ryan (Brad Pitt), Ocean constitue une équipe d' onze hommes. Parmi ceux-ci se retrouvent entre autres Linus Caldwell (Matt Damon), une jeune recrue maître dans l'art du tire à la pige, Frank Catton (Bernie Mac), un croupier plutôt habile et Saul Bloom (Carl Reiner), un limier à la retraite. Les onze professionnels du crime tenteront en un soir le plus grand fait d'arme de leur carrière et n'auront pas droit à l'erreur s'ils veulent toucher la somme convoitée...
Avec Ocean's Eleven, Steve Soderbergha décidé de s'amuser, luxe que peu de réalisateurs peuvent se permettre aujourd'hui. Le réalisateur nous offre tout d'abord une intrigue captivante au rythme tout à fait effréné. Les péripéties se succèdent et l'intensité du film ne va qu'en augmentant.
Question de se gâter encore un peu, Soderberg a truffé Ocean's Eleven de quelques clins d'oeil cinématographiques. Le réalisateur salue ainsi en passant plusieurs films qui ont marqué les dernières décennies. On dénote par exemple une référence bien évidente à Top Gun, qui plus est dans une scène accompagnée de la pièce Take My Breath Away. On remarque également une scène fortement inspirée du Mission Impossible de Brian De Palma.
En visionnant le film, on s'aperçoit rapidement qu'il n'y a pas que Steve Soderberg qui s'est amusé en revisitant Ocean's Eleven. Tous les acteurs du film offrent une solide performance et participent pleinement à la réussite de la production. Mentionnons tout d'abord le travail de George Clooney, infaillible dans le rôle du gentilhomme cambrioleur. Rien non plus à reprocher à la performance de Brad Pitt qui joue de façon honnête un voleur à l'appétit insatiable. Tout autant Julia Roberts, Andy Garcia et Matt Damon, que les acteurs de second plan ajoutent également à la qualité générale du film. Remarquons en passant l'estime accordée à Soderbergh par le groupe d'acteurs qui ont tous accepté de participer au film pour un salaire largement inférieur à la moyenne.
Sans avoir la prétention d'être une oeuvre profonde et réfléchie, Ocean's Eleven est un divertissement intelligent. La réalisation de Steven Soderbergh est appuyée avec brio par une direction artistique fortement stylisée. Soderberg signe aussi la photographie (sous le pseudonyme de Peter Andrews). Ocean's Eleven n'est pas sans rappeler certaines oeuvres précédente de Soderberg. Certains y verront des ressemblances avec Erin Brokovich et Traffic, de part la photographie, tandis que d'autres y remarqueront des similarités avec Out Of Sight, principalement dû aux deux personnages principaux très semblables (tous deux joués par George Clooney).
Heureusement, il n'y a pas que le réalisateur et les acteurs qui s'amusent grâce à Ocean's Eleven. Ultimement, c'est le public qui profite d'un excellent divertissement.


Image
Cette édition de Ocean's Eleven est présentée en format original (2.35:1) d'après un transfert vidéo anamorphosé. Notons qu'une autre édition, offrant un transfert plein-écran (4 :3) est également offerte par Warner.
Comme pour de nombreux films du réalisateur la photographie est très stylisée. Volontairement le contraste et la brillance ont parfois été relevés ou diminués, la saturation des couleurs accentuée et, comme dans Traffic, on dénote la présence de grain dans plusieurs séquences du film. Toutes ces caractéristiques sont propres à la présentation en salles du film et ce transfert DVD reproduit de façon satisfaisante cette expérience.
La définition générale de l'image est excellente, les textures et détails sont reproduits avec précision. La palette de couleur choisie par Sodenberg, souvent très saturée, est rendue avec éclat mais sans aucun débordement. Les tons de peau sont constants. Comme mentionné précédemment, la brillance et le contraste sont souvent inconsistants et ce même à lors d'une même séquence, porter un jugement définitif serait aléatoire. Les parties sombres offrent des dégradés fluides et un bon niveau de détail. Les noirs quant à eux sont intenses et ne manque pas de profondeur mais laisse transparaître à l'occasion un léger fourmillement.
Comme nous pouvons nous y attendre d'un film aussi récent, l'interpositif utilisé est d'excellente qualité. Une sur-définition des contours réduite au minimum confère a l'image un aspect très filmique.


Son
Cette édition offre deux bandes sonores, en anglais et en français, toutes deux en format Dolby Digital 5.1.
La bande-son anglaise, sans être strictement fonctionelle, n'est pas aussi percutante que nous l'aurions cru. On dénote tout d'abord une fidélité et un dynamisme acceptable sans toutefois être exemplaire. L'essentiel du champ-sonore se déploie des enceintes avants. L'image stéréophonique est articulée et offre une bonne profondeur. Malheureusement on déplore une utilisation plutôt limitée des canaux d'ambiophonies. Ceux-ci ne sont mises à contribution presque uniquement pour la trame-sonore.
Les dialogues sont généralement précis et naturels bien qu'on remarque certains séquences où les voix sont un peu moins intelligibles. Notons la présence de basses vigoureuse et très bien étalées, bien appuyées par le canal .1 (LFE).
La bande-son française, doublée au Québec, se compare favorablement au mixage anglais. Les dialogues sont très bien intégrées et, fait plutôt rare, les dialogues sont parfois plus nets et intelligibles que leurs contre-parties anglaises.
Notons finalement qu'il y a option de sous-titrage en anglais, français et espagnol.


Suppléments/menus
Cette édition de Ocean's Eleven offerte par Warner présente une quantité plutôt limitée de suppléments dont certains sont au delà du niveau généralement offert.
Il y a en premier lieu deux pistes de commentaires audio. La première est animée par Steven Soderbergh (réalisateur) et Ted Griffin (scénariste). Les deux animateurs parcourent tout ce qui touche la production du film. Nous en apprenons ainsi plus sur, entre autres, le choix des acteurs, le défi d'aborder une oeuvre déjà existante et les détails techniques de la création. Les deux hommes sont toujours intéressants et savent surtout captiver l'auditeur.
La deuxième piste de commentaires audio met quant à elle en avant-plan les Brad Pitt, Matt Damon et Andy Garcia. Comme nous pouvions déjà nous y attendre, les trois nous en apprennent peu sur le film et la production. Heureusement, on assiste tout de même à des discussions plutôt sympathiques entre les trois hommes. Tous trois semblent apprécier l'enregistrement de ce commentaire audio et prennent un malin plaisir aux dépends des absents. Une piste de commentaire qui fait sourire et qui mérite au moins une écoute.
Les suppléments se poursuivent avec un documentaire sur la création du film. Ce segment d'une quinzaine de minutes est malheureusement typique de ce que nous retrouvons sur la majorité d'éditions DVD. Il s'agit principalement d'entrevues avec les artisans entrecoupées de séquences tirés du film. On n'y apprend rien de neuf et le tout constitue simplement un long segment promotionnel.
Sur une note plus positive, suit un court documentaire (dix minutes) sur la création des costumes d'Ocean's Eleven. La garde-robe des différents personnages est une création de Jeffrey Kurland. Ce dernier explique tout au long de ce documentaire le processus de création des différents habillages. Ordinairement offert que pour des films d'époque, ce segment évoque nous montre de belle façon toute la subitlité de travail effectué.
On retrouve finalement quelques notes sur différents acteurs ainsi que les bandes-annonces du film (présentées en format 2.35:1, anamorphosé).



Conclusion
Ocean's Eleven est somme toute un film tout à fait divertissant qui plaira à une grande majorité de cinéphiles. L'édition présentée par Warner est satisfaisante et dans les normes du marché, sans plus ni moins.


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,2/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,4/5
Auteur: Steve Tremblay

Date de publication: 2002-04-30

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 16:9 Samsung HCL5515W, Récepteur Harman/Kardon AVR310, Lecteur DVD Panasonic RP91, enceintes Cerwin Vega, câbles Accoustic Research

Le film

Titre original:
Ocean's Eleven

Année de sortie:
2001

Pays:

Genre:

Durée:
116 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Deux pistes de commentaires, documentaire sur la création, documentaire sur les costumes, bandes-annonces

Date de parution:
2002-05-07

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