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DVDEF

Bull Durham (Special Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Les Bulls de Durham sont une équipe de base-ball d'une ligue mineure aux États-Unis. Plus la saison avance et plus l'équipe s'enlise au fond du classement. Et pour ajouter au malheur, les balles rapides de la recrue toute étoile n'arrive plus à trouver le marbre. Une situation qui décourage tous les partisans à l'exception d'une invétérée : Annie Savoy (Susan Sarandon).
À chaque saison, Annie choisit un joueur parmi les Bulls pour devenir son amant. Bon an mal an, grâce à ses soins et à son amour du sport, elle fait de l'heureux élu un meilleur joueur et surtout un meilleur amant. Cette fois-ci le choix est déchirant pour Annie : Nuke LaLoosh (Tim Robbins), le jeune lanceur au bras puissant mais imprécis ou Crash Davis (Kevin Costner), le vétéran chargé de ramener l'équipe sur le droit chemin.
Le temps d'une saison, pour le moins mouvementée, Crash et Annie aideront Nuke à retrouver la précision de ses tirs et à remettre les Bulls sur la bonne voie. Le triangle amoureux ne cessera de se complexifier et chacun des personnages vivra sa part de changements et ce jusqu'à ce que la dernière partie de la saison...
Bull Durham (connu au Québec sous le nom de La belle et le vétéran) offre deux fils scénaristiques. Il y a tout d'abord l'histoire d'amour entre Annie et les deux joueurs. Ce triangle amoureux est développé avec humour par Ron Shelton. On s'attache sans hésiter au trio et les derniers instants du film deviennent plus touchants, principalement grâce à Susan Sarandon qui livre ici une prestation assurée.
Bull Durham est un des très rares films à avoir saisi l'esprit du base-ball. Ayant déjà joué dans une ligue similaire, le réalisateur jette un regard très réaliste et authetique sur cet univers : les superstitions, les discussions entre le lanceur et le receveur, etc. Le spectateur vit littéralement la saison des Bulls de Durham, mais surtout celles de Nuke et Crash. Les carrières des deux joueurs sont aux antipodes. L'un est à l'aube de faire son entrée dans les ligues majeures tandis que l'autre voit venir la fin de sa carrière. Les deux hommes vivent ainsi chacun des matchs d'une façon tout à fait différente. Kevin Costner est à la fois touchant et cinglant dans son personnage de célibataire endurcit. Pour sa part, Tim Robbins joue à merveille l'excentrique lanceur qui croit que tout lui est permis.
Si l'histoire d'amour, qui se conclut par une morale simpliste, laisse plus ou moins indifférent, Ron Shelton a visé juste en saisissant les subtilités de cet univers qu'est le baseball. Il n'est pas surprenant que le réalisateur ait poursuivi dans la veine des films sportifs. Bull Durham a servi de base pour celui qui nous a par la suite offert des oeuvres comme White Men Can't Jump, Cobb et Tin Cup. Bull Durham est malgré tout son oeuvre la plus complète et la plus intéressante.



Image
Cette édition, double-face, offre deux transferts vidéos du film. Le premier côté présente Bull Durham en format original (1.85:1) d'après un nouveau transfert vidéo anamorphosé, tandis que l'autre nous offre une version plein écran (4:3) de l'oeuvre.
L'interpositif utilisé présente peu de grains ou d'imperfections, signe évident qu'un travail de nettoyage a été fait ou qu'un nouvel interpositif a été tiré. Quoiqu'il en soit ce nouveau transfert anamorphosé (et numérique) est très satisfaisant.
Les couleurs sont reproduites avec justesse; ni délavées ou sur-saturées. Les tons de peau paraîssent justes. Les parties sombres présentent des dégradées subtiles et un niveau de détail plus que satisfaisant. Les noirs sont quant à eux purs et profonds. Le contraste et la brillance sont stables et correctement équlibrés.
On dénote toutefois un léger manque de détail, de précision, qui n'affecte toutefois pas de façon notable l'appréciation de l'image. Ce transfert ne souffre d'aucun défaut de compression et surtout d'aucune sur-définition des contours.



Son
Cette édition de Bull Durham offre quatre bandes sonores : une anglaise (un remixage Dolby Digital 5.1), une française et une espagnole (toutes deux présentées en Dolby 2.0 Surround) ainsi qu'une bande-son portugaise (Dolby 2.0 mono).
La bande-son anglaise est fonctionelle, sans plus. À l'exception de quelques effets sonores et de la trame-sonore, le son se déploie presque uniquement des enceintes avants. La trame-sonore est cependant assez fidèle et fait preuve d'un dynamisme suffisant. Les dialogues sont quant à eux précis, naturels, et leur positionnement dans l'espace est juste. Le canal .1 (LFE) est utilisé de façon sporadique pour ajouter de l'impact lors de quelques séquences, principalement lors des matchs de base-ball.
La bande-son française se compare aisément avec le mixage anglais. Les voix sont bien intégrées et les dialogues demeurent nets et intelligibles. Le doublage, fait en France, devient toutefois rapidement agaçant, les termes techniques du sport n'étant pas ceux utilisés au Québec.
Il y a option de sous-titrage en anglais (cc), français, espagnol et portugais.


Suppléments/menus
MGM a préparé une édition spéciale se composant d'une quantité convenable de suppléments bien que leur intérêt soit inégal.
Cette édition offre tout d'abord deux pistes de commentaires audio. La première est animée par Ron Shelton, réalisateur du film. Celui-ci nous élabore sur la production de Bull Durham (on en apprendra par exemple plus sur la façon dont il a filmé les scènes sportives afin d'intégrer le spectateur à l'action), mais aussi sur sa passion qu'est le base-ball. Toutefois les propos de Shelton ne sont pas toujours d'un égal intêret
La seconde piste, toute nouvelle, est le point marquant de cette édition spéciale. Celle-ci nous permet de passer deux heures littéralement captivantes en compagnie de Kevin Costner et Tim Robbins. Les deux hommes sont drôles et jettent un éclairage différent sur le film. S'il y a une piste a écouter c'est celle-ci!
Il y par la suite un tout nouveau documentaire d'une demi-heure intitulé Between the Lines. Ponctué d'entrevues avec les acteurs et les autres artisans de Bull Durham, le documentaire développe les différentes thématiques abordées par le film. On traite ainsi autant du triangle amoureux que des différentes réalités du base-ball mineur. Le résultat est un documentaire qui informe et ajoute au film et qui, pour une fois, fait changement du matériel promotionnel auquel nous sommes habitués.
Il est également possible de visionner deux courts documentaires, de quelques minutes chacun, qui ont été produits en vue de la sortie du film. Il s'agit principalement d'images tirées du film et ressemblent plus à de longues bandes-annonces.
Finalement, ce titre nous offre une galerie d'images et deux bandes-annonces du film. On retrouve également des bandes-annonces pour trois autres éditions spéciales de MGM : Terminator, Rocky et When Harry Met Sally.



Conclusion
Pour les amateurs de base-ball, Bull Durham représente une des façons les plus agréables de vivre le quotidien des joueurs de ligues mineures. Cette nouvelle édition spéciale est très intéressante grâce principalement à son transfert vidéo de grande qualité et ses excellents suppléments. Parfait pour attendre le retour de la saison de base-ball...



Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
2,8/5

Suppléments:
3,4/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: Steve Tremblay

Date de publication: 2002-03-25

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 16:9 Samsung HCL5515W, Récepteur Harman/Kardon AVR310, Lecteur DVD Panasonic RP91, enceintes Cerwin Vega, câbles Accoustic Research

Le film

Titre original:
Bull Durham

Année de sortie:
1988

Pays:

Genre:

Durée:
108 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-10 (double face, simple couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.0
Française Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol
Portugais

Suppéments:
Deux pistes de commentaires, trois documentaires, gallerie de photos, bandes-annonces,

Date de parution:
2002-04-02

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