Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Buffy, The Vampire Slayer (The Complete First Season)

Critique
Synopsis/présentation
Buffy, The Vampire Slayer nous fut présenté pour la première fois dans un long-métrage qui prit l'affiche en 1992. À l'époque, Buffy était incarné par Kristy Swanson (dans la série, c'est Sarah Michelle Gellar qui tient le rôle principale), tandis qu'elle était secondé dans le film par Donald Sutherland et Luke Perry. Quoique divertissant, le film fut loin d'être une réussite. Déçu du résultat, le scénariste Joss Whedon était néanmoins persuadé que son sujet était assez novateur et prometteur pour qu'il soit développé (et allongé…) en une série télévisée complète. Whedon produisit un épisode pilote qui convaincu la Fox (producteur du film) de produire une saison complète de douze épisodes. C'était en 1997 et depuis, le succès de Buffy ne fait que se confirmer d'année en année, et ce, mondialement. La première saison de Buffy prend en quelque sorte le relais des événements évoqués dans le film, sans toutefois y faire directement référence. Lors du premier épisode, Buffy connaît déjà son identité, son destin de tueuse de vampire. Ce destin lui a justement été révélé dans le film par le personnage de Donald Sutherland. La série perd très peu de temps a expliquer l'identité de l'adolescente, tout au plus nous offre-t-on un récapitulatif très sommaire des événements du long-métrage afin de nous beigner du contexte et de l'état d'esprit de l'héroïne. Les spectateurs n'ayant pas vu le film n'ont certes pas été dépaysés, ni ceux qui l'avaient vu d'ailleurs.
Afin de faire de la série une entité parfaitement indépendante du film, les auteurs ont aussi changés les lieux et les personnages secondaires. Au début de la série, Buffy emménage dans la ville fictive de Sunnydale, une ville qui, nous l'apprenons assez rapidement, est située juste au-dessus de la "bouche de l'enfer". Une ville qui se verra donc être le théâtre de divers phénomènes occultes que seule Buffy pourra contrer.
Comme bon nombre de séries télévisées, la première saison de Buffy est peut-être la moins réussie. Le budget alloué au tournage était minime, et la série tarde à se trouver un rythme, ou un style. La comédie côtoie l'horreur avec une naïveté maladroite et peu crédible. La qualité des épisodes est aussi inégale, certains étant fort plaisant, et d'autres carrément mauvais. Mais il faut être indulgent, la série en était à ses premiers balbutiements et déjà, à la fin du douzième épisode, il est possible de remarquer une certaine amélioration. Une amélioration dans le jeu des acteurs, dont les personnages mieux définis permettent une plus grande aisance au niveau de l'interprétation, mais aussi une évolution dans les dialogues et le développement des scénarios.
Certains éléments demeurent questionnables, tel la piètre qualité de la trame-sonore et des effets spéciaux, mais ce ne sont là que le résultat d'un budget serré. À noter par contre que beaucoup de soins ont été apportés à la photographie et aux éclairages, qui sont souvent impeccables (la photographie fut faite en Super 16). Cette première saison ne révèle peut-être pas le pleine force de cette série-culte, mais elle en détient à coup sur tous les éléments clé.


Image
Cette première saison de Buffy nous est présentée en format original de 1.33:1. Tel que mentionné plus haut, les deux premières saisons de Buffy ont été tournées en Super 16. Ainsi, l'image qui en résulte affiche une netteté et une définition nettement inférieure à ce qu'une pellicule 35 mm peut offrir. Il ne s'agit donc pas d'un défaut provenant du transfert, mais bel et bien du matériel source. Néanmoins, les faits sont là. Dans les circonstances, la définition affiche le maximum de détails possible, mais force est d'admettre que ceux-ci manquent de finesse. La colorimétrie n'est pas étalée de façon optimale non plus. Les couleurs sont riches mais souvent sur-saturées et, incidemment, leur apparence manque de naturalité. De plus, un léger débordement est parfois visible, ce qui agace. La brillance est parfois problématique, quelques variations sont perceptibles à quelques reprises. Les contrastes sont adéquats, sans plus. Des contrastes plus accentués aurait certainement donnés plus de profondeur à l'image. Les dégradés des parties sombres sont carrément grossiers, tandis que les noirs sont souvent entachés par un fourmillement agaçant.
Malgré ces défauts, il est à noter que ce transfert est pratiquement exempt de parasites tandis que les défauts de compressions (quelques macroblocs) sont plutôt rares.



Son
Deux bandes-son sont disponibles pour chacun des épisodes, soit la bande-sonore originale anglaise en format Dolby Surround 2.0, ainsi qu'un doublage francophone proposé dans un format identique.
Ce mixage est typique des bandes-son stéréophoniques produites pour les émissions de télévision. Il y a très peu de dynamisme et la spatialité est plutôt restreinte. Malgré tout, le son est reproduit de façon plutôt naturel. Bien que le champ sonore ne se déploie que des enceintes avants (sauf quelques rares occasions où la musique se fait entendre des enceintes arrières), l'espace sonore reste crédible avec quelques transitions limpides et efficace.
La trame-sonore nous est apparue bien intégrée et, malgré sa fidélité déficiente. Les dialogues sont nets et parfaitement intelligibles, tandis que le timbre des voix conserve en tout temps une sonorité naturelle. L'utilisation des basses est modérée, sans plus.
Force est d'admettre que le doublage francophone offert sur cette édition manque dramatiquement de naturalité et même de professionnalisme. La traduction est parfois d'une fidélité douteuse, et les synchronisation est déficiente. L'environnement sonore paraît également étouffé par le doublage.
À noter que des sous-titres anglais et espagnols sont disponibles.


Suppléments/menus
À l'instar des autres séries télévisées offertes par la Fox en DVD, cette édition de Buffy comporte quelques suppléments dignes d'intêret, quoique peu nombreux. Vous retrouverez en premier lieu une piste de commentaires audio animée par le créateur de la série Joss Whedon. Cette piste n'est par contre offerte que pour les deux premiers épisodes, et non pas pour la saison complète. Comme Joss Whedon est avant tout scénariste et non pas réalisateur, ses propos sont surtout axés sur l'aspect de l'écriture. Ainsi, il décrit ses objectifs en tant qu'auteur, ses idées initiales, les restrictions imposées par un budget limité, etc. Les propos de Whedon sont toujours pertinents et intéressants, le ton est décontracté et amical. Seule bémol, les silences deviennent de plus en plus nombreux au fur et à mesure de l'écoute de chacun des deux épisodes. En complément à cette piste de commentaire audio, le scénario complet des deux premiers épisodes, tels qu'écrit par Joss Whedon. Il s'agit d'un complément intéressant, puisqu'il nous est possible de constater nous-même les différences entre les idées initiales de Whedon et le résultat final.
Mis à part une bande-annonce, une galerie de photographies et quelques filmographies, le reste des suppléments consiste essentiellement en une série de courtes entrevues (quatre en tout). La première a été réalisée auprès de Joss Whedon et de l'acteur David Boreanz, alors que les trois autres n'offrent que les propos de M. Whedon. Aucune de ces entrevues ne se démarquent l'une de l'autre. L'information dévoilée est brève, superficielle, et parfois même répétitive. À noter que les entrevues de Joss Whedon n'abordent que quelques épisodes, et non pas la saison dans son intégralité. Ces entrevues sont répartit au fil des trois disques formant cette édition.



Conclusion
Voilà maintenant plusieurs mois que la parution de cette édition est sans cesse reportée par la Fox. Apparemment, seules des questions de droits de diffusion seraient à l'origine de ces délais. Une chose est certaine, la Fox n'a pas profité de ce retard pour améliorer de quelque façon que ce soit la présentation de ce titre. La qualité d'image est tout juste honnête, et la bande-son originale aurait certainement profité d'un re-mixage Dolby Digital 5.1. Les suppléments, mis à part la piste de commentaires audio, laissent également à désirer. Était-ce là le meilleur produit que la Fox avait à nous offrir ? Par chance, le prix très peu élevé (moins de 40$ CA) en font un achat acceptable, compte tenu de la durée totale de cette édition.


Qualité vidéo:
2,5/5

Qualité audio:
2,5/5

Suppléments:
2,5/5

Rapport qualité/prix:
3,0/5

Note finale:
2,5/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2002-01-13

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Buffy, The Vampire Slayer

Année de sortie:
1997

Pays:

Genre:

Durée:
540 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Twentieth Century Fox

Produit:
DVD

Nombre de disque:
3 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.33:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires audio, entrevues, scénario, galerie d'images et publicité.

Date de parution:
2002-01-15

Si vous avez aimé...