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DVDEF

Brother

Critique
Synopsis/présentation
Le réalisateur Takeshi Kitano (1948) est un homme-orchestre, à la fois acteur, réalisateur et scénariste de ses productions cinématographiques. Depuis la sortie de son film Hana-Bi, il connaît un certain succès en Occident. Avec Brother, il réalise son premier film en sol américain.
Brother raconte l'histoire de Yamamoto (Takeshi Kitano), un membre élite d'un clan de la Yakuza (mafia japonaise). Au moment où son patron est liquidé par des tueurs du clan adverse, Yamamoto doit quitter sa terre natale. Il choisit d'élire domicile aux États-Unis, car son frère cadet y habite déjà. Là, il construit un clan en imposant une organisation criminelle toute japonaise. Par l'intermédiaire d'un subalterne, ce clan amorce une guerre avec la mafia italienne, conflit à l'issue duquel Yamamoto meurt comme un vrai guerrier.
Les films de yakuza (mot qui signifie malfaisant) ont fait les beaux jours de la maison de production japonaise Toei. Le cinéma nippon, qui a été bien servi par cette pègre (très particulière), en a fait un genre cinématographique qui a toutefois connu un déclin pendant les années soixante-dix. Aujourd'hui, on assiste à une certaine renaissance grâce à la percée du cinéma de Honk Kong en Europe et aux États-Unis.
Cette production cinématographique est particulièrement codifiée et Kitano n'en remet jamais en doute les fondements. Dans son film, le monde des yakuzas est imperméable à la société qui l'entoure. Tous les homicides et les voitures piégées ne font jamais l'objet d'enquêtes criminelles. Les actions violentes ne sont nullement interrompues par les autorités policières. De plus, les problèmes liés à la criminalité organisée sont inexistants. Par exemple, on ne voit pas de familles brisées par le jeu, pas de jeunes détruits par la toxicomanie, aucune faillite causée par le trafic d'influence.
Kitano nous présente un univers hyperviolent, vivant en vase clos, où les criminels vivent selon une simple règle : tuer avant d'être tué. À ce chapitre, Brother ne déçoit pas: le nombre d'homicides est vraiment impressionnant! Kitano ne porte aucun regard critique sur le sujet et même la fin du film se veut une glorification de l'honneur des yakuzas.
Brother a une grande qualité, c'est sa forme. Le travail de mise en scène de Kitano est très intéressant. La composition des plans est soignée et la mécanique narrative, très efficace. Il est dommage que le contenu soit, par moment, une forme de gangstérisme éthique aussi simpliste que complaisante.
Il est important de noter que Columbia/Tristar nous offre le montage américain du film. Cette version censurée a été raccourcie d'environ deux minutes, non pas pour des raisons politiques, mais sans doute à cause de la violence explitement présentée, les distributeurs américains souhaitant conserver une cote R.


Image
L'image de cette première édition est satisfaisante. L'interpositif est très récent et ne montre pas de parasites.
Le transfert numérique est dans la bonne moyenne des éditions économiques. Il offre une image au format de 1.85 :1 anamorphique, mais ne fera pas office de référence. Le détail est bon, sans être excellent. Les couleurs sont suffisamment saturées et riches et le contraste est équilibré. L'ensemble se regarde avec plaisir, mais la Columbia nous a déjà donné des transferts supérieurs.


Son
Sur ce disque, on retrouve deux bandes sonores: l'une en Dolby Digital 5.1 et l'autre en Dolby Digital 2.0 Surround, toutes les deux étant en version originale en anglais et japonais. Passons rapidement sur la deuxième qui n'est pas mauvaise, mais souffre d'être comparée avec la première. Ces bandes demeurent très acceptables pour les propriétaires de système Pro Logic.
La bande sonore 5.1 est le point fort de cette édition. À défaut d'être subtil, ce mixage offre des effets très intéressants: les détonations d'armes à feu sont on ne peut plus percutantes et réalistes. Il révèle des basses solides et franches qui donnent beaucoup d'impact aux scènes (plutôt nombreuses) de fusillades. Les aigus sont précis et équilibrés. La scène stéréo avant est large et détaillée, les sons de chair découpée y sont très réalistes. On note quelques bons effets arrière, mais ils demeurent, toutefois, assez marginaux.



Suppléments/menus
Columbia/Tristar nous offre ici le service minimum en ce qui a trait aux suppléments. Nous avons droit à trois bandes annonces de films de gangsters : Love and a Bullet, Gen-X Cops et Time and Tide. Ceci est vraiment dommage: l'éditeur aurait pu au moins ajouter les scènes censurées.




Conclusion
Dans l'ensemble, Columbia/Tristar nous propose une bonne édition de l'oeuvre de Kitano. Il est dommage que l'éditeur ait été aussi pingre côté suppléments. De plus, il n'y a pas de version française, ce qui est assez rare de la part de cette éditeur.
Pour les amateurs de films violents, Brother, même censuré, saura vous plaire. Cependant, certains collectionneurs voudront attendre une autre édition non censurée afin de goûter pleinement ce Yakuza-eiga.



Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
1,0/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
3,2/5
Auteur: Sylvain Lafrenière

Date de publication: 2002-01-07

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Toshiba 32 pouces, Récepteur Sony STR-DE945, Lecteur DVD Sony DVP-S360, enceintes Energy, câbles Cable Accoustic Research

Le film

Titre original:
Brother

Année de sortie:
2000

Pays:

Genre:

Durée:
113 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-18 (double face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Japonaise Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
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Date de parution:
2002-01-02

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