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DVDEF

Battlestar Galactica (Season 2.0)

Critique
Synopsis/présentation
Après une excellente mini-série et une courte mais fantastique première saison, Battlestar Galactica confirme son succès avec une seconde saison rien de moins qu'époustouflante. Bien loin de baisser le régime, messieurs Moore et Eick maintiennent le cap et montent même d’un cran le drame vécu par les survivants de l’holocauste nucléaire que les Cylons, d’anciens esclaves robotiques, ont déchaînés sur l’humanité des douze colonies. On reprend l’action à l’exact moment où nous l’avions laissé début 2005, Sharon (Grace Park) vient de tirer sur le commandant Adama (Edward James Olmos) qui gît dans une marre de son propre sang sur la table de contrôle du centre de commande du Galactica. De plus, un vaisseau-ruche des Cylons vient juste d'apparaître dans les environs et aura bientôt la flotte à portée de tir. La présidente Roslin (Mary McDonnell) est au cachot pour avoir incité Starbuck (Katie Sackhoff) à voler un vaisseau cylon capturé afin d’aller chercher un artefact nommé “la flèche d'Apollon” sur Caprica, maintenant occupée par les Cylons. Cet artefact serait, si on en croit les prophéties, la clef qui ouvrirait le chemin d'une mythique planète Terre colonisée par la treizième tribu que la flotte cherche désespérément. Cette mission n’est cependant pas dans la meilleure des voies lorsque la saison démarre puisque Starbuck et Helo (Tahmoh Penikett) sont bloqués sur Caprica, un clone de Sharon s'étant enfuie avec leur moyen de transport, et se trouvent aux prises avec un Six (Tricia Helfer), un des modèles de Cylon d’apparence humaine, bien décidé à ne pas laisser les deux humains repartir avec leur butin. Pendant ce temps Tigh (Michael Hogan) hérite d'un commandement qu’il ne désire pas ainsi que de multiples crises qui demandent une décision immédiate, une situation loin d'être idéale pour cet alcoolique pas vraiment repenti.

Contrairement à ceux de Lost et Desperate Housewives qui nous ont offert des débuts de seconde saison pathétiquement lents et inintéressants ou du nouveau Doctor Who dont la seconde saison n’est définitivement pas à la hauteur de la première, les scénaristes du nouveau Battlestar Galactica ont sut conserver la forte tension qui caractérise la série. L'histoire qui nous est comptée au cours des dix épisodes de cette première moitié de seconde saison nous réserve de nombreuses surprises. L'absence quasi intégrale d'humour de la série a souvent été critiquée mais il est bien difficile d'introduire la moindre trace d'humour sans tomber dans les travers ridicules de la série originale. La situation désespérée que vit cette dernière poignée d'humanité poursuivit par un ennemi mécanique implacablement décidé à détruire toutes traces de la civilisation humaine ne s'y prête juste pas. Battlestar Galactica est une série sombre qui traite de son sujet avec sérieux et lorsqu'on voit le résultat on ne peux s'empêcher de penser au gâchis que serait le reformatage de la série pour ajouter les stupidités de l'original ou la transformer en un énième clone de Stargate.

Au cours de sa deuxième saison, la série continue d'explorer différences culturelles, organisationnelles et religieuses entre les deux civilisations. Les élans de fanatisme de Six se font de plus en plus pressant et Baltar (James Callis) commence à fléchir devant la force de conviction de cette entité dont la nature reste, et probablement restera toujours, mystérieuse. L'approche du stade terminal de son cancer semble vaincre les dernières réticences du président Roslin à accepter son rôle de Messie que la frange la plus religieuse des survivants souhaitent lui faire endosser. Les responsabilités qui viennent avec le pouvoir seront aussi explorées et la question de savoir quel est l'intérêt de s'encombrer d'une structure politique civile, de la presse ou de personnage comme Tom Zarek (Richard Hatch) sera traitée avec brio dans l'épisode Pegasus qui conclue cette demi saison sur un très fort suspens, juste au moment où on retient sa respiration en prévision de la suite.
C'est certainement avec une très grande impatience que le coffret Galactica 2.5, contenant les restes de la saison, va être attendu. Celui-ci devrait être disponible fin Septembre 2006, le début de la troisième saison étant prévu pour la fin octobre sur Scifi. Une bien longue attente en perspective.


Image
La première moitié de la seconde saison de Battlestar Galactica nous est présentée au format 1.78 dans un transfert 16:9 qui n'est que liminairement meilleur que celui de la première saison.
Le matériel source provient de caméras haute définition et est donc particulièrement bon, tout téléspectateur ayant eu la chance de visionner la version HD de la série pourra en témoigner. Pourtant l'image du DVD n'est que très moyenne. Comme pour la première saison l'image manque de définition et présente un flou assez prononcé qui nuit fortement au niveau de détails des textures. Les couleurs elles sont superbes. La palette est toujours aussi compressée, ce qui est un choix artistique et non une erreur. On ne constate aucun débordement de couleurs et les dégradés sont fluides et sans cassures dans les transition de couleurs. Le réglage du contraste et la luminosité a été amélioré et ramené à des niveaux décents sans être parfait cependant, en effet cette fois si la luminosité est quasi parfaite, le contraste lui est légèrement trop haut. C'est notable pour les plus connaisseurs mais pas vraiment ennuyeux.

Le fort grain de l'image est bien entendu toujours présent, c'est une des caractéristiques les plus marquante de la série qui ne doit pas faciliter le travail des techniciens en charge de la compression MPEG il faut l'avouer. La sur-définition de contour elle se fait par contre beaucoup plus discrète que pour la première saison.

Galactica nous est une fois de plus présentée avec une image plutôt moyenne même si on constate une certaine amélioration depuis la saison précédente. Peut-être aurons nous un produit parfait pour le coffret du premier quart de la huitième saison ?


Son
La seule bande-son offerte dans cette édition est en langue anglaise au format Dolby Digital 5.1 avec les sous-titre en anglais pour sourd et malentendants et espagnol.

On remarque encore l'absence complète d'option francophone et les spectateurs unilingues n'auront d'autre choix que de passer leur chemin face à ce coffret, un comble pour un coffret vendu au Québec, province dont la langue officielle est toujours le Français aux dernières nouvelles, on commencerait presque à avoir des doutes en regardant les options de langues offertes dans les coffret de DVD vendu dans la belle province.
La bande son anglaise présente est cependant aussi bonne que celle de la première saison. Très dynamique avec un ample champ sonore elle présente une excellente séparation des différents canaux. Les dialogues sont clairs et la trame sonore efficace mais discrète. Les basses sont bien définies et le canal de fréquences graves extrêmes est suffisamment utilisé pour donner une bonne gymnastique a votre caisson de basses.

Si l'image est médiocre, il n'en est rien de la bande son qui est tout à fait à la hauteur de nos attentes.


Suppléments/menus
Galactica 2,0 contient les dix premiers épisodes de la seconde saison, oui vous avez bien lu, il n'y a que la moitié de la saison, le reste est prévu pour un second coffret fin septembre... Ils sont répartis sur trois disques chacun dans son boîtier Amaray mince. Le tout est enchâssé dans une pochette de carton fort qui solidarise l'ensemble. Les illustrations sont très moyennes, le choix d'un fond bleu métallisé pour la pochette cartonnée est au mieux douteux et les yeux rouges de Six et Sharon sont à la limite du mauvais goût. En tant qu'objet le coffret est assez quelconque, presque laid.

Les suppléments consistent en cinq à dix minutes de scènes coupées pour chaque épisode à l'exception de Pegasus, des commentaires audio pour sept des dix épisodes, quatre bandes annonces pour d'autres coffrets de DVD (Battlestar Galactica, Seaquest DSV : season 1, Serenity, The Island) et un petit documentaire sur la seconde moité de la saison

Les scènes coupées sont, comme toujours, d'un intérêt inégal mais elle apportent souvent des précisions ou un nouvel angle de vue aux évènements de chaque épisode. Il faut noter que ce sont des scènes brutes sans effet, doublage audio ou post-production d'aucune sorte, certaines scènes n'ont que le son des dialogues enregistrés lors de la prise de vue qui sera peut-être un peu difficile à comprendre par moment. On notera que la plupart de ces scènes coupées sont disponibles en téléchargement sur le site web de Scifi.

Les commentaires audio sont faits par Ron Moore et sont en fait les podcast que le producteur enregistre pour chaque épisode et que Scifi met à la disposition des fans sur son site web. Chaque commentaire est fait très peu de temps après que l'épisode qui lui correspond finisse sa production et permette au producteur de la série de nous donner un nombre impressionnant d'informations. Écouter Ron Moore est intéressant, il est très sérieux, ne semble pas savoir ce que langue de bois veut dire et n'a pas peur de comparer Battlestar Galactica à d'autre séries.

Le dernier morceau de supplément se trouve sur le troisième disque et consiste en un petit documentaire de trois minutes sur le restant de la saison afin de nous donner l'eau à la bouche. Formé de courtes entrevues avec les acteurs et d'extraits des futurs épisodes, ce documentaire ressemble plus à une longue publicité qu'autre chose.
Globalement c'est une bonne moisson de suppléments qui pimente ce coffret SI vous n'êtes pas satisfait avec la qualité de ce qui est disponible sur le site web de scifi ou que vous souhaitez avoir le tout, épisodes et suppléments, regroupés sur un support plus pratique que votre disque dur. Sinon les suppléments risquent de ne pas avoir grand intérêt.



Conclusion
L'excellente qualité de la nouvelle mouture de Battlestar Galactica est incontestable et la série aura probablement le même impact que Twin Peaks ou Buffy The Vampire Slayer sur le niveau des futures séries télévisées. La deuxième saison confirme sans équivoque la brillance de l'équipe de scénaristes, des producteurs, des acteurs et généralement de toutes les personnes grâce auxquelles nous pouvons visionner un nouvel épisode 20 semaines par an.

La brillance de l'équipe en charge de la production du DVD est elle beaucoup plus douteuse. On ne peut pas dire que le produit soit mauvais, mais il n'est pas excellent non plus, au mieux on le qualifiera de quelconque. Si on ajoute à cela la méprisable idée de sortir la saison par morceau, une mode qui nous vient d'Europe, on obtient un coffret qu'il est bien difficile de conseiller. Notre petit doigt nous dit qu'une version complète de la seconde saison avec plus de suppléments devrait apparaître sur le marché quelques mois après la sortie de la deuxième partie de la saison (Galactica 2.5) dont la sortie est prévue le 19 Septembre 2006.


Qualité vidéo:
3,9/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
3,5/5

Rapport qualité/prix:
3,5/5

Note finale:
3,7/5
Auteur: Pascal Cauden

Date de publication: 2006-07-26

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Toshiba 50HX70, Amplificateur Denon 3801, Enceintes Energy XL-26(x2), XL-C, XL-R (x4), Caisson d'extrêmes graves Klipsch KSW 12, HTPC (composantes 1080i. Lecteur: Media Portal/decodeur mpeg2 et audio : Dscaler 5

Le film

Titre original:
Battlestar Galactica

Année de sortie:
2005

Pays:

Genre:

Durée:
438 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
3 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais (CC)
Espagnol

Suppéments:
Scènes coupées, podcasts, bandes annonces

Date de parution:
2006-04-25

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