Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Star Trek: Enterprise (Season Four)

Critique
Synopsis/présentation
Rebaptisée Star Trek : Enterprise et toujours très contestée parmi les fans, la série sera renouvelée, de justesse, pour une quatrième et dernière année. Un peu de lucidité est cependant apparue au sein de la production, Brannon Braga et Rick Bermann sont écartés au profit de Manny Coto, et incidemment de tout le monde. Bien que officiellement les deux B soient toujours en charge de la série la fracture avec les trois saisons précédentes est très, très, très nette.
Mis à part "Storm Front" et "These are the voyages...", qui sont des échecs à tous les niveaux, toute la saison est de bien meilleure qualité et surtout bien plus intégrée à l'univers pré-existant que les saisons précédentes. Ce sera d'ailleurs un des principal plaisir de la saison de voir Manny Coto jouer avec cet univers de manière intelligente et avec un fort respect de la continuité. Le triptyque "Borderland", "Cold Station 12" et "The augments" est un véritable délice pour l'amateur. Ces épisodes lient le professeur Noonien Soong (joué par Bret Spiner) avec les guerres eugéniques tout en mettant un terme, ou plutôt en introduisant, les différents épisodes traitant de modifications génétiques de l'univers. En bonus, ces épisodes définissent aussi les origines de Data et de Lore (Star Trek : The Next Generation).
Les trois épisodes suivant tourneront autour d'une société Vulcaine qui n'a pas encore atteint l'âge d'or que dépeint les autres séries.
Les épisodes "Affliction" et "Divergence" mettront un terme à un bien épineux problème de continuité de la franchise, celui de la différence d'apparence des Klingons entre la série originale et les autres séries. C'est fait relativement intelligemment et avec goût, on avait presque oublié que c'était possible au sein de Star Trek, et offre une explication bien plus satisfaisante que l'amusant mais frustrant «On n'aime pas en parler avec les étrangers» (voir "Trials And Tribble-ations" de Deep Space Nine).
Même l'univers miroir verra une partie de ces origines révélée dans l'étonnant épisode double "In a mirror, darkly" qui, bien que peut-être pas vraiment pertinent pour une dernière saison, est fascinant dans son ambiance tordue et malsaine.
"Demons" et "Terra Prime" traiteront du sujet des excès de la xénophobie tout en développant la relation entre Trip et T'Pol, la fin de "Terra Prime" sera avec celle de "The Inner Light" ( Star Trek: The Next Generation ) parmi les plus poignantes de la franchise (même si elle utilise des ficelles assez grosses).
Cet épisode sera considéré comme le dernier de la franchise par beaucoup de fans, car malgré tous les point très positifs, cette dernière saison restera un des pires échec « Star Trekkien » dans le coeur des fans, la seule et unique raison en est le très frustrant dernier épisode. Ce qui aurait du être un hommage à la franchise en entier et à l'équipe de Star Trek: Enterprise en particulier, ce sera transformé en une série de mauvais choix plus consternant les uns que les autres. Seul épisode de la saison écrit par Brannon Braga et Rick Bermann, avec la collaboration de Bret Spiner, celui-ci met en scène deux des personnage de l'équipe de Star Trek: The Next Generation, William Riker (Jonathan Frakes) et Deanna Troi (Marina Sirtis). Confronté à la difficile décision de raconter ou non l'histoire du "Pegasus" (épisode "The Pegasus" de Star Trek: The Next Generation), Riker revit dans l'holodeck de l'Enterprise D les derniers moments de Trip avant la signature, par Jonathan Archer (Scott Bakula), du traité qui donnera naissance à la fédération. L'idée est fallacieuse et n'apporte rien à la série, ce qui est un comble pour un dernier épisode. La mort de Tripp est frustrante car c'était, avec T'Pol, un des personnage les plus attachant de la série. Cette mort est plus dans la lignée de "tiens, et si si je me faisais sauter pour aucune raison valable ?"(tm) que d'une mort digne d'un personnage principal dans un épisode de conclusion (en tout cas dans l'univers de Star Trek qui reste du Space Opera de divertissement très classique). Ira Steven Behr avait dépeint une mort inutile (Jadzia dans "Tears of The Prophet" de Deep Space Nine) mais cela a été fait avec discernement, ici l'action est inutile, précipitée et mal amenée. Même les acteurs de la série ont exprimés leurs sentiments devant ce qui devrait être (au moins pour quelques années...) le dernier épisode de la franchise. Si ce n'est pas étonnant de la part de Jolène Blalock qui n'a jamais caché son désaccord avec certaines directions de la série ça l'est beaucoup plus de Scott Bakula qui a toujours été extrêmement discret sur ses sentiments.
Un gros couac bien dommage pour une saison très au-dessus des autres.

Après cette saison et cela pour la première fois en plus de 20 ans il n'y aura plus d'épisodes originaux de Star Trek sur le petit écran. La fin d'une ère ou juste une parenthèse ? Seul l'avenir nous le dira.


Image
Comme pour les saisons précédentes, l'image nous est présentée au format 1.77 dans un transfert 16:9.

Le transfert est encore très bon, malgré un retour du léger flou qui était présent dans le coffret de la première saison. La définition et le niveau de détails des textures sont toujours très bons. Les couleurs sont vibrantes, bien stables et parfaitement saturées, on ne constate aucun débordement. Les dégradés ne présentent pas de blocage et les niveaux sont bien calibrés.
Aucun défaut majeur n'est à déplorer, rien ne vient gâcher le visionnement. L'équipe technique engagée par Paramount nous offre ici un excellent travail une fois de plus, c'est d'autant plus agréable que ça devient de plus en plus rare pour les coffrets saisonniers. Star Trek : Enterprise nous aura offert une image de qualité sur l'ensemble des quatre coffrets, c'est un sans faute.


Son
Seule la version originale anglaise au format Dolby Digital 5.1 ou Dolby 2.0 Surround est disponible, avec le sous-titrage pour sourds et malentendants anglais comme seule option. L'équation "probabilité d'avoir une piste (ou des sous-titres) français = 1-grosseur de la production" semble se confirmer au fur et à mesure de la sortie des coffrets saisonniers...

Les bandes son principales (Dolby Digital 5.1) des épisodes de cette saison sont équivalentes à celles des saisons précédentes, un champ sonore ample et dynamique avec cette fois une séparation bien meilleure. Les canaux ambiophoniques semblent moins utilisés que pour les saisons précédentes notamment dans les scènes extérieures. Le blob pseudo-musical venu de l'espace trône toujours aussi pathétiquement au générique, sauf pour l'épisode double In a Mirror, Darkly (merci, merci, merci de nous avoir donner deux épisodes de répit). Les dialogues sont clairs, les voix sonnent naturelles. Bien entendu le canal de fréquences extrêmes graves (LFE) subira sa gymnastique épisodique lors de toutes les scènes d'actions.
Là encore, si on excepte l'absence de français, c'est un très bon travail qui aura été fait tout au long des sorties des coffrets de Star Trek : Enterprise.



Suppléments/menus








Conclusion
La quatrième et dernière saison de Star Trek : Enterprise est sans conteste la meilleure de la série. L'apport de sang neuf avec l'ajout de Manny Coto à l'équipe créative a vu une nette amélioration de la qualité globale des épisodes.
C'est tout de même une conclusion bien triste que celle de la franchise Star Trek. Finir sur un échec cinématographique (l'horrible Star Trek : Nemesis) et sur une série qui, malgré une excellente dernière saison, restera somme toute bien médiocre n'est pas ce qu'on aurait pu souhaiter de mieux à cet univers qui frappe notre imagination depuis maintenant presque 40 ans.
Le coffret que nous offre Paramount est, comme les précédents, un excellent produit qui, malgré un prix très élevé, est un achat avec une bonne valeur pour tout fan de la série.


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Pascal Cauden

Date de publication: 2005-11-25

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Toshiba 50HX70, Amplificateur Denon 3801, Enceintes Energy XL-26(x2), XL-C, XL-R (x4), Caisson d'extrêmes graves Klipsch KSW 12, HTPC (composantes 1080i. Lecteur: Media Portal/decodeur mpeg2 et audio : Dscaler 5

Le film

Titre original:
Star Trek: Enterprise

Année de sortie:
2005

Pays:

Genre:

Durée:
939 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Paramount

Produit:
DVD

Nombre de disque:
6 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais (CC)

Suppéments:
Documentaires, scènes coupée, prises ratées, promotions

Date de parution:
2005-11-01

Si vous avez aimé...