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DVDEF

Mummy Returns, The (Collector's Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Après le succès aussi inespéré qu'inattendu de The Mummy à l'été 1999, la Universal a rapidement saisie l'occasion de faire de ce succès-surprise une sorte de franchise misant sur quelques produits dérivés (figurines, jeux vidéos, etc.) et, bien entendu, plusieurs suites. Le premier successeur en lice, The Mummy Returns, ne se fit pas attendre et apparu sur les écrans nord-américains à peine deux ans après l'original. Le succès commercial fut retentissant (malgré des critiques peu élogieuses), et la Universal n'a pas tardé à annoncer la production d'un dérivé (spin-off) de la série, un film intitulé The Scorpion King et qui est basé sur les exploits du personnage qu'incarne Dwayne "The Rock" Johnson dans les premières minutes de The Mummy Returns. Tout cela en moins de trois petites années. À quand le Mummy troisième partie ? L'action de The Mummy Returns se situe une dizaine d'année après les événements du premier film. Rick O'Connell (Brendan Fraser) et Evelyne (Rachel Weisz) sont maintenant mariés et sont les heureux parents d'un rejeton tout aussi malhabile qu'eux. Ils devront à nouveau affronter les forces du mal lorsque leur fils sera kidnappé par la momie elle-même (Arnold Vosloo), ressuscitée par une bande d'individus sans scrupule.
The Mummy Returns est l'une de ces rares suites qui peuvent se vanter d'être supérieure à l'originale. Alors que The Mummy baignait dans la confusion tellement le film jouait sur des tableaux différents (l'horreur, l'aventure, la comédie…), sa suite prends clairement le parti de la comédie, aussi spectaculaire soit-elle. Donc, contrairement à l'original, qui donnait l'impression déplaisante de se prendre un peu au sérieux, The Mummy Returns s'amuse plutôt à pasticher toutes les conventions établies par les films du genre, y compris son prédécesseur lui-même. La tension des scènes d'horreur est ainsi désamorcée par cette touche d'humour puéril qui berce le film du début à la fin, résultant en un traitement plus homogène que dans le premier épisode. Qui plus est, le scénario propose une dose si excessive d'action et de rebondissement qu'il est difficile de s'ennuyer ne serait-ce qu'une minute. D'accord, l'intrigue et les dialogues sont particulièrement grossiers, mais le scénario renferme néanmoins quelques subtilités vraiment savoureuses, à savoir les quelques clins d'œils provenant de films à succès tel que Titanic (une scène absolument hilarante). La mise en scène de Sommers ne brille pas non plus par sa finesse, mais s'avère fort efficace lorsque nécessaire. Les scènes d'action sont menés tambour-battant, et certaines prises de vues s'avèrent des plus inventives. Les interprètes se prêtent également au jeu avec une belle énergie, visiblement conscients de l'absurdité de l'exercice. Un exercice qui risque de grandement vous amuser à condition que vous aussi soyez conscient de son absurdité.


Image
Le film est ici offert dans un transfert anamorphique respectant le format d'image original de 2.35:1. Ce transfert, effectué à partir d'un interpositif exempt de toute anomalie, affiche une belle netteté ainsi que des détails et des textures présentés avec minutie et finesse. Quelques plans seulement semblent souffrir d'un léger manque de piqué, mais ce problème est bien mineur et risque de passer souvent inaperçu. Les couleurs sont riches et bien saturées tout en gardant un aspect naturel du début à la fin. Les teintes de peau sont toutes aussi naturelles et ne présentent aucun dé-balancement chromatique malgré la présence de dominantes dans la colorimétrie (comme le orangé des scènes de désert). La brillance du transfert est tout à fait adéquate et constante, tandis que le contraste nous a semblé légèrement sur-accentué à quelques reprises. Les noirs affichent une belle pureté et ne sont jamais obstrués par une quelconque trace de fourmillement. Les parties sombres sont généralement bien détaillés, quoiqu'il est possible de remarquer un manque de finesse dans quelques plans. Étrangement, en plus d'afficher une sur-définition des contours, le transfert présente quelques défauts de compression (pixels) distrayants.



Son
Deux bandes-son de format Dolby Digital 5.1 sont offertes sur cette édition, en langue anglaise et française respectivement. La bande-sonore française propose un mixage identique à la version originale anglaise, seul un léger manque de naturalité des dialogues peut être remarquée.
Comme un tel film mise beaucoup sur l'impact des scènes d'action, il allait de soi que ces bandes-son offrent soit d'un dynamisme survolté. Tout d'abord, mentionnons que la spatialité s'avère ample et immersive. Les éléments sonores (dialogues, trame-sonore, effets sonores d'ambiance) sont fort bien intégrés et se dépolient de tous les canaux, contribuant adéquatement à créer le climat voulu. Le dynamisme est savamment rendu par des effets d'ambiophonies percutants et omniprésents et des effets directionnels. Les basses sont également très présentes, profondes et mordantes. Les fréquences d'extrêmes graves sont également d'une puissance remarquable, allant souvent en deçà des 25 Hz. Bref, vous l'aurez remarqué, ces bandes-son ne prêchent pas par la subtilité, mais plutôt par une agressivité extravagante. Il est à noter que des sous-titres dans les mêmes langues (anglais et français) sont aussi disponibles.



Suppléments/menus
Autrefois synonyme de qualité et de prestige, la bannière Collector's Edition de Universal n'a désormais plus le même gage d'excellence. Cette édition de The Mummy Returns en est l'exemple le plus récent, et probablement le plus concret. Sensiblement tous les suppléments offerts sur cette édition (et ils sont nombreux…) sont présentés sous un angle résolument promotionnel. À un tel point que cela devient particulièrement déplaisant à regarder. Par exemple, une partie des suppléments offerts (et les premiers à être offerts via les menus) sont consacrés à la promotion du film The Scorpion King. Il y a d'abord la bande-annonce du film, qui nous est automatiquement présentée aussitôt que vous commencez l'écoute du film (un petit truc, activez l'écoute du film via la sélection des chapitres…). Il y a ensuite une entrevue (5 min.) avec Dwayne " The Rock " Johnson qui finit obligatoirement par tourner autour de son rôle dans The Scorpion King. Et finalement, via un lecteur DVD-Rom, on vous offre un accès dit privilégié dans les coulisses du tournage du-dit film. Franchement intéressant, surtout que quand le tournage de ce film sera terminé, ce supplément n'aura plus aucune valeur.
Mais ce n'est pas tout. On s'en doutait à l'avance le documentaire offert sur cette édition, simplement intitulé The Making of The Mummy Returns (20 min.), baigne lui aussi dans une atmosphère promotionnelle. Donc, plutôt que de nous offrir une quelconque information instructive, on nous présente une série d'entrevues, entrecoupée avec des scènes du film et quelques images filmées en coulisse, dont le seul objectif est de louanger les talents des autres. Franchement désolant.
Même les prises ratées (bloopers) ne manquent pas de faire la publicité du film. Dans les premières et dernières secondes du montage, une voix hors champ s'emploi à faire la promotion d'un film que la plupart d'entre-vous aurez déjà acheté lorsque vous écouterez les dires de ce narrateur… Comme seul soulagement, les prises ratées (bloopers) offrent quelques moments plutôt savoureux.
Le vidéoclip de la chanson Forever May Not Be Long Enough (non, ce n'est pas le titre du prochain James Bond…) interprété par la formation Live est aussi offert. Mais juste quand nous pensions avoir échappé au spectre promotionnel, voilà que le clip s'achève sur une publicité de la trame-sonore…
Mis à part quelques exceptions plutôt intéressantes, le reste des suppléments consiste essentiellement en des publicités diverses. Il y a d'abord l'éternelle bande-annonce originale présentée en salles, suivie d'une publicité des centres d'attractions Universal Studios. Une autre publicité propose de faire une visite guidée d'une attraction dédiée à l'univers de The Mummy, attraction que vous pourrez éviter à votre prochaine visite d'un Universal Studio puisque la visite semble être présentée dans son intégralité. Une autre courte publicité nous montre l'acteur Oded Fehr jouer au porte-parole d'une association d'enfants malades. La cause est noble, mais l'endroit est mal choisi pour véhiculer ce type de message. Pour compléter le tout, quelques extraits du jeu vidéo The Mummy Returns, offert sur PlayStation 2, sont aussi offerts.
À travers cet amalgame franchement déplaisant ressort trois suppléments digne d'intérêt (un nombre franchement peu élevé pour une édition prétendue de collectionneurs). Il y a d'abord une très bonne piste de commentaires audio animée par le réalisateur et scénariste Stephen Sommers, accompagné par le producteur et monteur Bob Ducsay. Les deux hommes fournissent des propos détaillés et intéressants dans un ton constant et articulé. L'information n'est jamais réellement approfondie, mais elle a le mérite de toucher plusieurs aspects du film.
Il y a ensuite une série de vignettes techniques dont l'objectif est de nous décrire la conception des effets spéciaux dans quatre scènes clés. Rien de vraiment innovateur à se mettre sous la dent, mais les vignettes sont présentées adéquatement (découpées en 5 étapes de confection) et expliquées avec précision. Du bon travail. Finalement, une rubrique intitulée Egyptology 201 présente une information textuelle qui s'attarde à des faits historiques reliés de près ou de loin à quelques éléments scénaristiques du film. Franchement instructif, on aurait même aimé en avoir plus à se mettre sous la dent.




Conclusion
Sans aucun doute, le film lui-même devrait procurer un très agréable moment aux spectateurs cherchant un bon divertissement. La qualité d'image reproduit fidèlement les somptueux décors présentés dans le film, tandis que la bande-sonore saura certainement vous en mettre plein les oreilles. Malheureusement, la faible qualité des suppléments risque fort de décevoir certains consommateurs. Mais consolez-vous, Universal saura certainment mettre en marché une édition Ultime de Mummy Returns plus rapidement qu'on le pense. Peut-être pour promouvoir la sortie prochaine de The Scorpion King !


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
2,5/5

Rapport qualité/prix:
3,6/5

Note finale:
3,5/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2001-09-25

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Mummy Returns, The

Année de sortie:
2001

Pays:

Genre:

Durée:
130 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais (CC)

Suppéments:
Piste de commentaires audio, vignettes techniques, documentaire, entrevue avec The Rock, bloopers, vidéoclip, textes historiques, bandes-annonces et publicités diverses.

Date de parution:
2001-10-02

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