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DVDEF

Mothman Prophecies, The (Special Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Tiré du livre du même nom de John A. Keel sur les événements étranges survenus dans les environs de Point Pleasant (Virginie Occidentale) au cours des années soixante et qui ont trouvé leur conclusion tragique en décembre 1967, ce film en est une version romancée et modernisée. Troisième long-métrage de Mark Pellington, à qui l'on doit notamment Arlington Road, voici un film d'horreur résolument moderne, et inquiétant.

Alors qu'ils viennent de se décider à l'achat d'une maison, John Klein (Richard Gere), journaliste au Washington Post, et sa femme Mary sont victimes d'un accident de la route qui laisse Mary inconsciente. L'accident semble dû à une surprenante vision de Mary d'un étrange homme-papillon, vision qui lui a fait perdre le contrôle de leur voiture. Les examens prouvent que l'accident est sans conséquence, mais révèlent qu'elle souffre d'une rarissime tumeur au cerveau. Malgré une chirurgie et une chimiothérapie, elle meurt peu de temps après.

Deux ans plus tard, alors qu'il faisait route vers Richmond, John se retrouve de façon inexplicable à Point Pleasant, en Virginie Occidentale, en pleine nuit. Bien vite des événements étranges mettant en scène l'inquiétant homme-papillon se multiplient, et John reçoit des avertissements téléphoniques d'un certain Indrid Cole...

L'ambiance qui se dégage de ce film est particulièrement prenante. A la différence d'Arlington Road il ne s'agit pas ici de paranoïa, mais de la peur de la mort et de l'inconnu. Le réalisateur utilise d'ailleurs des artifices de réalisation (notamment des effets de transition) proches de ceux de son précédent film, avec la même efficacité. Les effets spéciaux, généralement subtils (à part certains effets sonores tonitruants), contribuent au côté stylisé mais réaliste qui apporte beaucoup au film. La réalisation simple et efficace est épaulée par des acteurs qui offrent une interprétation très juste dans l'ensemble. Richard Gere est très sobre, et Will Patton est excellent dans son interprétation de Gordon Smallwood, un campagnard sudiste dont la santé mentale est menacée par l'étrangeté des phénomènes dont il est témoin.

La trame sonore du film a été composée par tomandandy, le même duo que pour celle de Arlington Road. Comme pour celui-ci, la musique apporte beaucoup à l'ambiance inquiétante du film, sans tomber dans les travers habituels des musiques de films d'horeur.
La photographie est dûe à Fred Murphy, à qui l'on doit aussi les images de Stir of Echoes. On retrouve donc un style assez recherché dans la photographie, qui là aussi apporte à l'ambiance du film.

Nous ayant prouvé sa capacité à faire naître des ambiances inquiétantes dans son précédent film, Mark Pellington nous la confirme ici avec un autre triller psychologique, mais dont le côté effrayant vient ici de phénomènes paranormaux plutôt que d'idées politiques.

Voilà donc un film d'horreur intelligent, qui, comme The Ring de Gore Verbinski, et avec une économie d'effets spéciaux, parvient à effrayer son public sans déverser des tonnes d'hémoglobine et de cadavres démembrés à l'écran.

Ce film a remporté la bobine d'or du meilleur montage musique décerné par la guilde des monteurs de son en 2003.


Image
L'image est présentée au format respecté de 2.35:1 d'après un transfert 16:9. Il existe aussi une version 4:3 (P&S).
Le rendu visuel est impeccable, l'interpositif utilisé étant visiblement propre et sans défaut apparent.

L'image est nette, les détails et textures subtilement reproduits. La photographie impeccable de Fred Murphy (Stir of Echoes) est respectée, et les couleurs sont fidèles ne souffrent d'aucun débordement. La brillance (le niveau des noirs) est parfaitement ajustée, ce qui est critique pour ce genre de photographie assez stylisée et où les noirs sont très présents. Le contraste est généralement maîtrisé, sauf dans quelques plans bizarrement délavés, peut-être tournés par une seconde équipe.
Les zones d'ombres offrent un bon niveau de détail et des dégradés fluides.

La partie numérique du transfert souffre d'une surdéfinition des contours un peu exagérée. Les rares défauts de compression (fourmillements) sont généralement liés à cette surdéfinition des contours. Il serait temps que les éditeurs comprennent que l'utilisation de ce filtre est une fausse bonne idée.
A part ce petit défaut, la qualité d'image offerte par cette édition est globalement d'un très bon niveau.



Son
Les bandes sonores proposées sont : Anglais Dolby Digital 5.1 et Français Dolby Digital 5.1. Il est possible d'avoir des sous-titres en Anglais, Français et Espagnol.

La version originale en Dolby Digital 5.1 est d'un très bon niveau. La spatialité est servie par une utilisation judicieuse des canaux d'ambiophonie. Le champ sonore est immersif, et la dynamique percutante (les effets sonores puissants présents lors de certaines transitions font sursauter). La très bonne séparation des canaux concourt au réalisme et à la présence du champ sonore. Les effets de transitions sont bien gérés, notamment lors d'effets avant-arrière très impressionnants. La trame sonore de tomandandy, superbement intégré au mixage, demontre profondeur et fidélité.

Les dialogues sont eux aussi parfaitement intégrés et demeurent toujours intelligibles.
Les basses fréquence sont bien entendu très présentes, et le canal .1 (LFE) est souvent mis à contribution de manière adéquate.
Cette bande-son est assez impressionnante, et concourt de manière très efficace à l'ambiance du film.

Pour une fois la bande-son française n'est pas une simple version Dolby Surround, et est d'une qualité tout à fait comparable à la version originale Dolby Digital 5.1 (mis à part les aléas du à tout doublage_.


Suppléments/menus
Cette édition comporte deux disques. Les suppléments disponibles sur le premier disque sont un commentaire audio du réalisateur et des filmographies de celui-ci et des acteurs principaux. Le commentaire est plutôt intéressant, même si Pellington a une voix un peu monotone. Il est amusant de l'entendre sauter du coq à l'âne lorsqu'il veut commenter un plan particulier alors qu'il parlait de tout autre chose.

Le second disque contient trois documentaires. Le premier,Search for the Mothman (43:36) porte non pas sur le film, mais sur les événements réels qui l'ont inspiré. On y retrouve des témoignages des témoins des étranges phénomènes qui ont précédé le drame de Point Pleasant. S'il a le même ton sensationnaliste que la plupart des documentaires traitant de phénomènes paranormaux, c'est malgré tout une excellente idée de la part du studio de nous proposer ce documentaire dans cet édition.

Les deux suivants, réunis dans un sous-menu Featurettes, sont deux parties d'un documentaire sur la production du film Day by day : A director's journey, The Road In (30:02) et The Road Home (30:03) tourné lors de la préparation et du tournage de ce film. Il s'agit là d'un documentaire conventionnel, particulièrement centré sur le travail et les états d'âme du réalisateur.

Ce second disque comporte aussi cinq scènes coupées, d'une qualité technique nettement inférieure à celle du film, qui nous sont livrées sans explication. Il n'est cependant pas besoin d'explication pour comprendre que ces scènes n'auraient pas apporté grand'chose à l'oeuvre à part quelques longueurs.

Un menu Trailers permet d'accéder à la bande-annonce du film (2:32) ainsi qu'à celles de Formula 51 (2:08) et xXx (1:32).
Le dernier supplément proposé est une clip musical Halflight (5:07) par Low et Tomandandy avec Indrid Cold. Ce clip a été réalisé par Mark Pellington.



Conclusion
Cette édition est nettement supérieure à la précédente, non seulement au niveau de la qualité d'image mais en plus à celui de la diversité des suppléments proposés. Ce film trouve enfin une édition à sa hauteur. Il s'agit là d'un achat recommandable pour les amateurs de films d'horreur, qui inspirent plus un malaise grâce à une ambiance bien menée que de la révulsion face à des effets spéciaux sanguinolents.



Qualité vidéo:
4,2/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
3,6/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: François Schneider

Date de publication: 2003-05-09

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4/3 Panasonic 36

Le film

Titre original:
Mothman Prophecies, The

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
119 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Oui

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Commentaire audio, Filmographies, Documentaires, Scènes coupées, Bandes-annonces, Clip musical.

Date de parution:
2003-05-27

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