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DVDEF

Return of the Pink Panther, The

Critique
Synopsis/présentation
Blake Edwards et Peter Sellers avait connu en 1963 un succés phénoménal avec la comédie The Pink Panther qui est pourtant loin d’etre le meilleur film produit par ce tandem hilarant et qui donna naissance à la série de dessins animés éponymes, la panthère rose.
L’année suivante ils tournerons a nouveau ensemble A shot in the dark qui n’est certainement pas une suite mais une pure comédie policière centrée sur le personnage fabuleux de l’inspecteur Clouseau auquel Edwards preta toute sa science du timing et du crescendo comique et que Sellers interpretera de façon inoubliable, melant avec un brio unique condescendance puante, maladresse maladive et naiveté touchante.
Ce film est l’une des réussite majeures des deux artistes qui atteignent ici leur sommets et qui ne se surpasserons que dans l’éblouissant The Party en 1968.
Curieusement malgré cette réussite éclatante, les deux hommes attendrons 1975 pour donner une suite aux aventures de l’inspecteur Clouseau, intitulée The return of the Pink Panther dans la logique de sérial qui impregnera tous les autres films à venir.

Si ce retour de Clouseau et de tout son univers ne peut que réjouir les amateurs de A shot in the dark, ils pourrons aussi regrette que le projet soit en fait un hybride entre le premier film ou l’intrigue policière occupait le devant de la scène et le second ou Clouseau était clairement le centre d’intérêt de l’œuvre.
Ainsi ce The return s’ouvre sur une longue séquence de vol du diamant le Pink Panther qui rattache donc ainsi le film au nom du premier film puisque ni dans A shot in the dark ou les films qui suivrons celui-ci nous n’entendrons plus jamais parler de ce fameux diamant.
A nouveau comme dans le premier film de la série, le mélange offre certes une œuvre plus classique et plus directement appréciable du grand public grace aux repêres qu’elle offre mais elle perd en rythme et en folie comique ce qu’elle gagne en « respectabilité ».
Heureusement malgré les flottements occasionnés par tous les passages directement liés à l’enquête de Sir Charles Litton alias The Phantom (Christopher Plummer) , le talent de Peter Sellers et la science comique de Edwards occasionnent de nombreux francs éclats de rire a tous les amateurs du genre.

Les péripéties du type James Bond de l’ennemi de l’inspecteur Clouseau ne sont pas le fort de Edwards qui sans vraiment y montrer de faiblesses de réalisateur ne parvient à composer que des scènes plates et sans saveurs.

Dés que Clouseau investit l’écran, le cinéaste retrouve une partie de son génie (sinon son intégralité) et la fantaisie et les inepties si typiques de la série reprennent le dessus.
Certes la folie et le rythme incroyable qui imprégnait A shot in the dark sont loin d’être atteints mais de nombreuses scènes s’avèrent tout de même de vrais moment d’anthologie.
Ainsi on retrouve les homériques batailles entre l’inspecteur et son valet Cato qui détruisent l’intégralité de leur domicile, mais ce n’est pas le film ou elles sont le plus inspirées (même si les ralentis sont assez réussis dans ce cas). Mais c’est surtout lorsque Clouseau se déguise que le délire est de la partie, notamment dans un scène ou il se fait passer pour une employé de l’hotel pour fouiller la chambre de la suspecte qu’il poursuit ou lorsqu’il tente de la séduire, habillé en playboy.

La maladresse légendaire teintée de suffisance crasse de l’inspecteur en font un personnage unique que Sellers réussit à rendre touchant grace à son immense talent.
Dans cet épisode Edwards et Sellers insiste particulièrement sur l’accent de l’inspecteur et ses prononciations à la française outrées. Mais le recours quasi systématique et non justifiée à ce gimmick font que le gag s’épuise malheureusement (alors qu’il est excellent en soi) sauf lorsque justement il n’est pas utilisé hors contexte mais bel et bien comme moteur de l’action comique (comme c’était le cas dans a shot in the dark ou dans les deux épisodes suivant de la série).
Heureusement Edwards et Sellers parviennent toujours a composer des scénettes silencieuse, de grands moments à la fois hérités du slapstick (rendant hommage à Chaplin, Keaton ou Jacques Tati) mais également transformés à leur propre sauce tel ce court passage ou Clouseau se battant contre une entrée en tourniquet d’un hotel pour tenter de récupérer son bagage.

Voici donc un film qui en soit est loin d’être l’œuvre la plus réussie d’Edwards ou de Sellers (qui montre moins d’énergie et de conviction que dans les épisodes précédents ou suivants sans doute suite à une attaque cardiaque juste antérieure au tournage) et possède de gros défauts évidents, mais qui grace à de nombreuses scènes réussies et au capital de sympathie de son personnage principal emportera tout de même l’adhésion des spectateurs réceptifs à ce type d’humour.



Image
L’image est présentée au format respecté de 2.35:1, d’après un transfert 16:9.

La définition générale est certes correcte mais n’a vraiment rien de remarquable.
L’interpositif est relativement propre mais montre régulièrement des points et traits. De même le grain est souvent trop important, mais reste toutefois dans des proportions raisonnables.
Les couleurs sont dans l’ensemble justes, constantes mais manquent souvent de saturation, ce qui fait qu’elles semblent souvent passées et offre une ambiance assez datée au film.
Le contraste est correctement géré, évitant toutes les brillances.
Les scènes sombres sont passablement rendues et ce malgré des noirs manquant de profondeur et de pureté.
La partie numérique n’est malheureusement pas exempte de défauts et nous pouvons assez régulièrement apercevoir de la surdéfinition qui reste toutefois assez limitée et ne devient donc jamais vraiment gênante.

Voici donc un transfert somme toute correct mais qui semble manquer d’énergie et surtout d’une vrai travail de remasterisation comme cela à été fait par la MGM sur le coffret Pink Panther, ce qui s’avère tout de même assez dommage.



Son
La seule bande-son proposée sur cette édition est en Anglais (Dolby 2.0 stéréo).

Sa dynamique est limitée mais reste tout même acceptable. Il en est de même pour sa présence et sa spatialisation.
La musique est honorablement rendue sans limitations gênantes. Elle est par ailleurs parfaitement intégrée au reste de la bande-son.
Les dialogues sont constamment parfaitement intelligibles et des traces de parasites ou distortions ne sont audibles que si l’on monte le volume sonore au dela du raisonnable.
Les basses fréquences sont logiquement quasi absentes mais cela ne s’avère jamais un problème.

Les sous titres sont disponibles en Anglais, Français et Espagnol.

Voici donc une bande-son qui offre une qualité standard acceptable mais qui comme l’image aurait sans aucun doute bénéficié d’un vrai remixage qui aurait pu amener sa qualité au niveau de celle offerte par le coffret MGM, ce qui aurait été vraiment appréciable.



Suppléments/menus
Malheureusement aucun suppléments n’est offert alors qu’il aurait été passionnant d’en savoir plus sur les raisons qui ont poussés Edwars et Sellers a retravailler ensemble sur le personnage de l’inspecteur Clouseau plus de 10 ans aprés le magistral A Shot in the dark. D’autant plus que le coffret sorti chez MGM et contenant tous les autres films de la série propose lui plusieurs bonus relativement intéressants.



Conclusion
Une édition DVD trés quelconque qui offre un ensemble audio et vidéo acceptable mais largement en dessous de ce que la MGM propose sur le coffret Pink Panther, ce qui est vraiment dommage. Qui plus est, aucun supplément quel qu’il soit n’est offert, pas même un des géniales bandes-annonces qui ont en partie fait la réputation de la série.
Cependant, étant donné le fait qu’il s’agit du seul film absent du coffret MGM, nous recommandons l’achat de cette édition banale à tous les amateurs de la Panthère Rose, Peter Sellers et Blake Edwards.

Return of the Pink Panther marque le retour de Sellers et Edwards sur le personnage de l’inspecteur Clouseau. Ils ont ici tenté de revenir à la formule du premier film mêlant film d’aventure à la grosse comédie et se sont retrouvés avec le même souci de rythme que dans le premier épisode. Quelques grands moments de pure comédie slapstick ou Sellers et Edwards démontrent leur talents comiques permettent au film de ne pas se laisser entrainer dans l’ennui que provoque parfois un rythme mal équilibré, une intrigue centrale inintéressante au possible et un certain relachement et facilité dans la répétition de certains gags.
Néanmoins en tant qu’amateurs de la série nous recommandons ce film à tous les amateurs du genre pour quelques grands moments de comique absurde et délirant, même si il est loin d’atteindre la qualité de A shot in the dark, de loin le meilleur épisode de la série.



Qualité vidéo:
3,0/5

Qualité audio:
3,0/5

Suppléments:
0,0/5

Rapport qualité/prix:
2,0/5

Note finale:
2,5/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2006-02-24

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Return of the Pink Panther, The

Année de sortie:
2019

Pays:

Genre:

Durée:
119 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby 2.0 stéréo

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Aucun

Date de parution:
2006-01-17

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