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DVDEF

Meet Joe Black (Ultimate Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Martin Brest n'est pas le moins connu des réalisateurs d'Hollywood. On lui doit les Beverly Hill Cop (1984), Midnight Run (1989) et surtout Scent of a Woman (1992). Meet Joe Black est un projet qui a mûrit longuement dans l'esprit de Brest. L'idée naquit lorsque ce dernier visionna Death Takes a Holiday, un film de 1934 réalisé par Mitchell Leison.
Meet Joe Black, c'est l'histoire de Bill Parrish (Anthony Hopkins),un millionaire, comblée de succès. Malgré cette réussite, l'homme est demeuré simple et positif envers la vie. La veille de son 65e anniversaire, il reçoit la visite d'un étrange personnage, qu'il appellera Joe Black (Brad Pitt). Joe se présente comme la Mort elle-même et lui demande d'être son guide terrestre en échange de plus de temps à vivre. Bill accepte et satisfera aux caprices de Joe jusqu'au jour où ce dernier s'éprendra de sa fille, Susan (Claire Forlani).
Une des choses les plus intéressante est de comparer, entre les deux films, comment le personnage de la Mort est mis en scène. Dans les deux oeuvres, la mort emprunte la condition humaine pour rechercher les attraits de la vie. Dans Meet Joe Black, la Mort est plus subtile et plus insidieuse. Le réalisateur n'a pas reprit les calembours à double sens que le personnage de la Mort offrait dans l'oeuvre de 1934. Cet aspect, en quelque sorte, dédramatisait sa nature. Ici la Mort, signe des temps, semble plus tentée par les bien faits que procure une existence terrestre. La mort, dans l'oeuvre de Martin Brest , semble plus clémente voir empathique...
Il faut souligner le travail remarquable de Dante Ferretti à la direction artistique et d' Emmanuel Lubezki comme directeur de la photographie. Ces deux artisans ont déployés d'énormes énergies afin de rendre ce film visuellement spectaculaire (intérieurs luxueux et spatieux, feux d'artifices, etc). Cette richesse visuelle contribue sans doute beaucoup à l'esprit du film et à en adoucir le thème principal.
Malgré beaucoup d'ambition, Meet Joe Black ne connut pas le succès escompté au guichet; à peine 44 millions de dollars alors que le film en avait coûté plus de 90. Universal a insité pour que la durée du film soit réduite, trois heures semblait trop pour les dirigeants du studios. Ceci n'est malheureusement pas tout a fait faux car parfois le propos s'étire inutilement. Néanmoins le réalisateur ne broncha pas.... Une version tronquée de 50 minutes fut diffusée par certaines compagnies aériennes. Cette dernière est créditée au nom d'Alan Smithee. Pour ceux qui ne connaissent pas Alan Smithee, il s'agit d'un nom bidon que prend un réalisateur lorsqu'il ne veut pas signer un film.


Image
L'édition ultime de Meet Joe Black propose exactement le même transfert que l'édition précédente de Universal. L'image est présentée en format original de 1.85:1 d'après un transfert anamorphique.
On a droit à une qualité d'image supérieure à la moyenne due en partie au jeune âge de l'interpositif. La définition de l'image est excellente et laisse percevoir toutes les textures. Le rendu des couleurs est impeccable et sans aucun débalancement chromatique. Les tons de peaux demeurent naturels et justes. Aucune variation du contraste ou de la brillance ne se fait sentir. Les parties sombres sont adéquatement dégradées.
Un fourmillement occasionel et une légère surdéfénition des contours font perdre le rendu naturel de l'image.



Son
Trois bandes sonores sont disponibles sur cette édition; anglaise Dolby Digital 5.1/DTS 5.1 et française Dolby Digital 2.0 Surround.
Les mixages anglais multicanaux sont d'un dynamisme moyen, bien que le son ait une présence soutenue. Le champ sonore est principalement confiné aux enceintes avants. Certains effets stéréophoniques sont justement utilisés. La spatialité générale de ce mixage est somme toute adéquate mais sans plus. La trame-sonore a particulièrement été bien intégrée au mixage, celle-ci présente d'ailleurs une profondeur étonnante. On n'a pas hésité à appuyer cette trame par l'utilisation du canal .1 (LFE). Les effets d'ambiophonnies, sans verser dans une agressivité inutile, servent à mieux appuyer l'ambiance général du mixage (particulièrement lors du banquet d'anniversaire) et de la trame-sonore. Les dialogues sont naturels et intelligibles en tout temps.
La bande sonore DTS affiche sensiblement les mêmes caractérisitques que celle Dolby Digital 5.1, seul le rendu de la trame sonore distingue particulièrement les deux bandes.
Bien que les dialogues de la bande-son française (Dolby Digital 5.1) demeurent en tout temps intelligible, l'atmosphère sonore semble parfois étouffé par ce doublage.
Il y a option de sous-titrage en anglais et espagnols.



Suppléments/menus
Universal a eu la bonne idée d'inclure en guise de supplément principal (deuxième disque) le film qui a inspiré Meet Joe Black: Death Takes a Holiday. Il s'agit de la version intégrale de 79 minutes datant de 1934. Ce choix permet de comparer les deux films mais surtout le traitement qu'ont fait les deux réalisateurs quant au sujet.
Peu d'efforts ont été investi dans la présentation de Death Takes a Holiday. Bien sûr présenté en format original de 1.33:1, l'image souffre énormément; artéfacts visuels, noirs inconsistants, variations de la densité générale et du contraste. La bande-son monophonique est tout aussi déplorable. Un souffle constant et agaçant se fait entendre. Les dialogues perdent même, à l'occasion, un peu d'intelligibilité tant le son est strident. Heureusement, des sous-titres anglais, français et espagnols sont inclus.
Également sur ce deuxième disque, un court documentaire promotionel de 10 minutes intitulé: Spotlight on Location. Inutile ici d'élaborer sur ce documentaire qui n'est en fait qu'une longue bande-annonce entrecoupée d'entrevues ou les acteurs (surprise) soulignent à quel point il était agréable de travailler les uns avec les autres...
Suit un montage photo de 6 minutes intitulé: Meet Joe Black Montage. Ce montage retrace l'histoire du film, entrecoupé de photos prises lors du tournage et accompagné d'extraits de la trame sonore originale.
La bande-annonce du film est également incluse ainsi que du matériel DVD-ROM.
Présents sur le premier et deuxième disque, des notes de production et des filmographies.



Conclusion
Si l'image et le son rendent justice au film, c'est l'ajout du film ayant inspiré Meet Joe Black qui distingue le plus cette édition. Une excellente idée mais plutôt mal exploitée. Par exemple pourquoi ne pas avoir offert un segment qui aurait mis en perspectives les différences/similarités entre les deux films ou une piste de commentaires audio d'un historien du cinéma?



Qualité vidéo:
4,1/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
3,9/5

Rapport qualité/prix:
4,1/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: Eric Martineau

Date de publication: 2001-07-09

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron KV-2780R, Récepteur Denon AVR-3200, Lecteur DVD Toshiba 3108, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable

Le film

Titre original:
Meet Joe Black

Année de sortie:
1998

Pays:

Genre:

Durée:
180 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise DTS
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Film (Death Takes a Holiday), documentaire, montage photo, bande-annonce, matériel DVD-ROM

Date de parution:
2001-07-17

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