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DVDEF

Mask of Zorro, The (Special Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Après avoir réalisé plusieurs productions destinées à la télévision, Martin Campbell connu son premier véritable succès commercial au cinéma en 1995 avec Goldeneye. Trois années passèrent et il récidiva cette fois avec The Mask of Zorro.
Les premiers exploits de Zorro furent racontés dans le magazine All Story Weekly sous la plume de Johnston McCulley (1883-1958). C'est en cinq parties que l'auteur dévoila les aventures du justicier masqué, de The Curse of Capistrano à The Mask of Zorro, lui qui constitue le dernier volet de cette épopée. En 1924 furent réunis sous la forme d'un roman l'ensemble de ces textes: The Mark of Zorro.
Au cinéma, c'est en 1920 que le personnage (interprété par Douglas Fairbanks, 1883-1939) pris forme pour la toute première fois. Depuis, Zorro a envahit toutes formes de médias et Campbell nous propose ici une variation à saveur moderne sur un thème archi-connu mais dont le public ne semble se lasser.
Zorro (le légendaire Don Diego de la Vega, interprété par Anthony Hopkins) est ici accompagné par son futur successeur, un piètre bandit dénommé Alejandro Murrieta (Antonio Banderas) rescapé des méandres du crime. Ensemble, ils uniront leur force et leur courage afin d'affronter l'ennemi, celui-là même qui tua la femme du héros, kidnappa sa fille (Catherine Zeta-Jones) et le tenu prisonnier pour plus d'une vingtaine d'années...
L'attrait de Hollywood pour les super-héros n'est pas nouveau. Néanmoins, il est indéniable qu'un regain certain d'enthousiasme pour ces êtres aux pouvoirs presque surnaturels s'est manifesté au cours des dernières années. Que l'on songe aux Batman, Spiderman ou au héros d'Unbreakable, l'appétit du public pour ces personnages semble insatiable. Il n'est pas étonnant dans ce contexte qu'on ait songé à produire une nouvelle édition de ce titre déjà mis en marché une première fois en 1998.



Image
Sur le premier disque de cette édition double on retrouve le film en format original 2.35:1 (transfert anamorphique), le second disque présentant l'oeuvre en format plein écran (4:3).
Comme c'est le cas avec un film relativement récent, la qualité de l'interpositif employé est irréprochable. L'image est nette et bien définie. Les textures sont justement reproduites et les détails rendus avec précision.
La colorimétrie tend volontairement vers des couleurs chaudes et riches. Brillantes mais sans jamais déborder, les couleurs sont justes et constantes. Les teintes de peaux sont fidèlement reproduites. On ne remarque aucune fluctuation de la densité générale de ce transfert et le contraste parait juste. Les régions les plus sombres offrent des dégradés tout a fait acceptable, ce qui aurait pu être un problème du aux nombreuses séquences filmées la nuit. Les noirs sont purs et profonds.
Seuls quelques parasites se manifestent à l'occasion, tout comme une légère trace de fourmillement, visible occasionnellement. Une légère sur-définition des contours est parfois observable (halos) mais ce, de façon plutôt subtile, ne nuisant que très peu au visionnement du film. N'eut été de ces imperfections mineures, le transfert aurait certes pu faire acte de référence.


Son
Trois (3) bandes-son sont offertes sur cette édition: deux (2) anglaises (DTS et Dolby Digital 5.1) et une (1) française (Dolby Digital 5.1). À noter que cette dernière est offerte pour la première fois sur support DVD, la première édition de The Mask of Zorro n'offrant (décembre 1998) qu'une bande-son anglaise.
D'un dynamisme percutant, la bande DTS affiche un peu plus d'agressivité que son homologue Dolby Digital. Bien que similaires, ces deux pistes se différencient particulièrement au niveau de la profondeur et de la richesse des basses que reproduit plus fidèlement le mixage DTS. Quoi qu'il en soit, toutes deux offrent une belle présence. La bande-son se déploie efficacement et se révèle d'une spatialité enveloppante et ample. La séparation des canaux est juste, sans chevauchement.
Plusieurs effets canaux à canaux sont audibles, particulièrement variés sans pour autant étourdir. La musique de James Horner est rendu avec fidélité, se déployant surtout des enceintes avant.
Les dialogues sont nets et naturels; jamais ne perd-t-on de leur intelligibilité. Si la bande DTS offre plus de mordant, on ne peut guère reprocher aux pistes Dolby Digital de s'essouffler pour autant! Le canal d'extrême graves (LFE) est fortement sollicité, souvent sous les 25 kHz.
La bande sonore française est en format 5.1 (Dolby Digital) ce qui est plutôt rare chez ce studio mais tout à fait bienvenue. Ce mixage a sensiblement les mêmes caractéristiques que celui anglais (Dolby Digital) mis à part un peu de profondeur qui est pardu.
On note la présence de sous-titres anglais, français et espagnol.



Suppléments/menus
Présente sur les deux versions du film (format original et plein écran) , la piste de commentaires audio animée par Martin Campbell est tout a fait sincère. Sans retenue, il s'abandonne dans des propos tantôt anecdotiques, tantôt critiques. Des souvenirs de plateaux aux influences de Steven Spielberg sur son travail, la variété des sujets abordés est vaste. Le rythme est constant, le propos est vif, en lien direct avec la scène se déroulant sous nos yeux.
Accessible depuis le premier disque et d'une durée de 45 minutes, Unmasking Zorro (4:3, 1999) est un documentaire aux allures des plus formelles. Composé des habituels extraits cinématographiques, scènes en coulisses et entrevues auprès des artisans, ce supplément nous apprend peu malgré qu'on ait su éviter le piège de la complaisance. Les origines du film, des personnages, du choix des acteurs et différents aspects de la production y sont ainsi abordés, sans éloges excessives. Sympathique, ce documentaire mérite bien qu'on s'y attarde, que l'on soit un passionné du personnage ou des acteurs en présence!
Deux (2) scènes retranchées au montage (format original, non-anamorphique) sont également présente sur ce disque. D'une durée totale de 4:42, elles sont présentées en rafale, sans option de commentaires audio du réalisateur. Conséquemment, l'intérêt pour celles-ci en est drastiquement affectée! Peu importe, c'est avec une certaine curiosité que l'on est témoin de la finale originale du film, scène qui reçut un accueil défavorable lors d'une séance auprès d'un public-test (rien de neuf à Hollywood...).
Costume Designs présente, sous la forme de huit (8) vignettes, les designs visuelles des costumes tels qu'imaginés par les artisans. Ainsi, la gauche de l'écran présente leurs oeuvres alors que la droite nous renvoie le résultat final, tel qu'il apparaît dans le film. Somme toute, une belle curiosité mais qui manque inévitablement d'interactivité.
Advertising Materials se compose des deux (2) bandes-annonce originales (16:9, anamorphique) et rien de moins que douze (12) courtes bandes-annonces destinées à la télévision! Suit une galerie de photographies (21) où l'on peut voir les acteurs dans leurs plus beaux atours.
Le vidéo-clip I Want to Spend My Lifetime Loving You de Marc Anthony et Tina Arena (4:3, 4:45) est enfin proposé, tout comme les traditionnels biographies et filmographies, de même qu'un lien vers le site Web officiel (supplément ROM). À noter qu'aucunes notes de production ne sont disponibles, contrairement à ce que l'on semble vouloir indiquer sur la jacquette du DVD.



Conclusion
Reconnue pour la qualité de ses transferts, Columbia/Tristar ne fait pas exception à la règle avec ce titre. L'image est de qualité tandis que la bande-son est d'un dynamisme percutant. Les suppléments, sans redéfinir de nouvelles normes, sont tout à fait acceptables. Est-ce que ceux et celles qui possèdent la première édition DVD de ce film devraient à nouveau se procurer ce titre? Dure question. Tout dépend de votre intérêt pour ce film; chose sûre, Columbia/Tristar a fait des efforts notamment en ce qui a trait aux bandes sonores. On offre un mixage anglais DTS mais surtout un mixage en français, de surcroît Dolby Digital 5.1!



Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
3,5/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Sylvain Bourdon

Date de publication: 2001-10-31

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 RCA ColorTrak, Récepteur Denon AVR-2800, Lecteur Denon DVD-1500, enceintes Nuance / Energy, câbles Monster Cable

Le film

Titre original:
Mask of Zorro, The

Année de sortie:
1998

Pays:

Genre:

Durée:
137 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1 et 1.33:1 (p&s)

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise DTS
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Documentaire, commentaire audio, scènes retranchées au montage, costumes, matériel promotionnel, vidéo-clip, bandes-annonces originales, filmographies, suppléments ROM.

Date de parution:
2001-09-25

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