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Pourquoi tant de dilution ? | 26 janvier 2009
Avant de commencer, il faut que je vous mette en garde, si vous n’êtes pas à jour dans vos « Battlestar Galactica » n’allez pas plus loin dans cette critique, elle est pleine de spoiler (Au fait, si vous trouvez un mot français pour spoiler, faites-le nous savoir…)
J’aime beaucoup la nouvelle version de Battlestar Galactica, elle est tellement supérieure à l’original qu’il en devient douloureux de les comparer. Cette série est un très net saut quantique en ce qui concerne le space opera, que ce soit à la télévision ou au cinéma. Cependant, force est d’avouer que depuis la troisième saison c’est un peu la douche écossaise. On passe d’épisodes géniaux qui vous laissent assis sur le bord de votre fauteuil les yeux écarquillés à d’autre qui nous ont fait fondre d’ennui. Ce n’est pas que la série est devenue mauvaise, loin de là, l’histoire est génialissime, passionnante et on ne se lasse pas d’essayer d’anticiper la suite, c’est plutôt que la série est diluée. Il aurait facilement été possible de compresser les saisons trois et la première moitié de la saison quatre en une seule saison de 20 épisodes. Ça aurait donné plus de rythme et moins de flottement. Un bon tiers de ses 30 épisodes sont barbant, n’ont pas vraiment d’intérêts et certain sont même irritants.
Le récent épisode 4.12 en est un parfait exemple. On y retourne à des thèmes qui ont déjà été visités plusieurs fois et le fait que Zarek soit, une fois de plus, le personnage central dans une lutte de pouvoir politique où la flotte et l’avenir de l’humanité sont pris en otage, n’arrange rien. La nécessité de conserver une démocratie et la voix du peuple a déjà été très bien traitée avec l’arrivée de l’amiral Cain. Les conséquences humaines de ne pas conserver un gouvernement civil ont y été illustrées avec brio. Le terrorisme, les insurrections, etc. ont été traitées dans tout un tas d’épisodes et je ne vois pas l’intérêt, à ce niveau de l’histoire, d’y revenir. Finalement, nous avons déjà fait le tour complet du personnage de Zarek et, là encore, l’intérêt de revenir dessus ne se présente pas.
Les difficultés d’intégration avec les Cylons auraient probablement pu être traitées d’une façon originale sans avoir à revisiter
des thèmes déjà rebattus à mort par la série.
La dilution est devenu une habitude désagréablement omniprésente qui infecte même les meilleures séries (rappelons-nous l’abyssale seconde saison de Lost…). Pour ceux qui ont pris goût à l’efficacité des séries anglaises ou japonaises, ça devient de plus en plus pénible. On redoute « cet épisode » que l’on va regarder en faisant nos impôts, la cuisine ou du tricot. Ces fameux épisodes que l’on regarde sans réel plaisir juste parce qu’il passe le soir de notre série préférée et y est vaguement relié par le fait qu’il se déroule dans le même univers, ou pire, ces épisodes qu’on a déjà vus sous une forme ou une autre. La franchise Stargate est devenue une spécialiste de cette dernière méthode. Oui je sais, encore Stargate, mais je ne me lasse pas de taper sur cette franchise qui représente assez bien la série américaine moderne. C’est un divertissement qui malgré une bonne prémisse et d’excellentes idées reste sans saveur tellement il est aseptisé. D’une manière ou d’une autre, rien ne bouge jamais, à tel point d’ailleurs qu’une bonne majorité des épisodes d’Atlantis sont une copie directe d’un épisode de SG-1. Au moins c’est écologique, ils recyclent autant qu’ils le peuvent…
Heureusement, Battlestar Galactica est très loin de cela, mais on regrettera tout de même une certaine baisse de régime dans les deux dernières saisons. Ce n’est pas suffisant pour en faire une mauvaise série, la qualité est toujours présente et cela reste toujours une des meilleures séries du moment. Cependant, je ne peux m’empêcher de me demander si ça ne lui coûtera pas sa place au panthéon des séries de légende.
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Stargate Atlan…Kiss | 27 novembre 2008
Je suis en plein choc. Ce soir, alors que je regardais tranquillement le dernier épisode de Stargate Atlantis, la série que j’adore le plus haïr, il s’est passé quelque chose qui défie les lois de la physique universelle : c’est devenu intéressant. En effet, à ma grande surprise la relation naissante entre les personnages de Rodney McKay (David Hewlett) et Jennifer Keller (Jewel Staite) est passée au stade supérieur (et au mile high club aussi semble-t-il, mais ça, c’est une autre question). Personnellement je n’aurais pas parié le moindre cent sur cet épilogue, la franchise Stargate étant probablement la pire en ce qui concerne le développement sentimental de ses personnages. Jusqu’à cet épisode, c’est-à-dire après 10 saisons de Stargate SG-1, 3 films, et presque 5 saisons d’Atlantis, nous n’avions toujours pas eu le droit au moindre développement relationnel significatif. Ils nous ont bien laissé espérer un moment avec O’neil (Richard Dean Anderson) et Carter (Amanda Tapping), mais ça n’a jamais rien donné, pas plus qu’entre Vala (Claudia Black) et Daniel Jackson (Michael Shanks) d’ailleurs.
Jusqu’à maintenant, la franchise Stargate semblait se cantonner dans une zone sécuritaire, sans opinion politique, sans relations entre les personnages principaux, évitant consciencieusement toute écriture politiquement dangereuse ou complexe à gérer en ce qui concerne les scénarios, un ensemble plate, purement consommable, totalement neutre. C’est clairement fini, on voit apparaitre de-ci de-là un contenu d’opinion de plus en plus net, la série à même récemment fait un clin d’oeil à Boston Legal, série politique et furieusement anti-bush s’il en est. Il semblerait que la fin l’ère Bush (ou serait-ce l’aire Bush ?) a libéré les gens derrière la série.
Quoi qu’il en soit, il y aura un avant Brain Storm et un après. Rien n’est plus pareil maintenant pour la série, cette relation il va falloir la faire vivre, la mettre en péril. J’espère de tout coeur qu’ils ne vont pas nous faire un coup à la Bones, en terminant les choses par une “pirouette et retour à la case départ”(tm), je l’ai toujours en travers de la gorge. Franchement, cette relation me plait, les personnages sont les plus intéressants de la série et il existe un potentiel énorme dans cette situation. Si les créateurs se sont vraiment fait pousser des poils sur la poitrine, nous pouvons peut-être espérer un futur plutôt brillant pour cette série qui a toujours été distrayante, mais un peu terne jusque-là.
En tout cas la production n’a pris aucun risque pour vendre ce rebondissement, les 43 minutes de décolleté vertigineux de Jewel Staite m’auraient vendues à n’importe quel retournement de situation. Que se soit en Goth hypersexuée, en mécanicienne spatiale craquante ou en docteur géniale, on ne se lasse décidemment pas du sourire époustoufflant de cette actrice canadienne.
Edition le 28 Novembre 2008 : À priori, la production ne prend en fait pas vraiment beaucoup de risques avec cette saison puisque celle-ci devrait être la dernière de Stargate Atlantis. Il ne reste donc plus que 4 épisodes et un éventuel téléfilm de 2 heures… En fin de compte la partie vraiment intéressante de la série aura été de très courte durée…



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