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Brève historique 5… Cinéma Québécois et première guerre mondiale | 14 mars 2010
C’est le climat économique et social de cette période historique qui va favoriser le développement du cinéma, dans les faits les premières projections sont souvent de cours films de type: actualité ou documentaire, et bien souvent les séances débutent sur ces films. Le temps de la guerre devient donc propice à prendre un certain contrôle sur les projections en multipliant les films où il est question de cette guerre. Bien entendu plusieurs de ces films auront un contenu à forte tendance propagandiste, mais en même temps, la popularité du septième art va également en s’accroissant étant donné les sous qui y sont investi de même que le nombre de salle qui ne va cesser d’augmenter et ce tant au Québec qu’au Canada.
« La montée du nationalisme canadien pendant la Première Guerre mondiale favorise la production canadienne et donc l’ensemble de l’industrie. À cette époque, les premières actualités sont largement diffusées, la chaîne canadienne Allen Theatres et ses compagnies de distribution prennent de l’expansion, et les gouvernements ontarien (1917) et fédéral (1923) mettent sur pied leur office du film. Parmi les chefs de file de cette période de grande croissance figurent des producteurs comme George Brownridge, principal promoteur de studios à Trenton (Ontario) et producteur de trois longs métrages dont The Great Shadow (1919), Ernest Ouimet, producteur, distributeur et propriétaire de salles, qui ouvre la première salle de cinéma luxueuse au monde, à Montréal (1907) »*
Marie-France Latreille
*Référence: Encyclopédie canadienne web
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Brève historique…4 Léo Ernest Ouimet et le Ouimetoscope | 7 mars 2010

Léo-Ernest Ouimet (1877-1972) est sans contredit un pionnier, mais également un personnage fondamental dans l’histoire de la cinématographie d’ici. Tout d’abord électricien puis projectionniste dans les foires et/ou les fêtes foraines, et ce dès les tous premiers pas du cinéma en Amériques, il va ouvrir la première salle de cinéma permanente, le Ouimetoscope, le 1 janvier 1906.
Quelques citations à ce propos:
Afin de remplir ses salles, ils a devenir réalisateur et distributeur.« Il n’hésite pas à présenter ses propres films mettant en vedette sa famille, ainsi que d’autre productions telles que «Mes espérances» (1908), «L’affaire de la gare Windsor » (1909), «Le congrès eucharistique de Montréal» (1910) ou «La chute du pont de Québec» (1916). En tout, il réalise plus de 80 films qui, pour la plupart, sont malheureusement introuvables à la fin du XXe siècle. En 1911, il entre en conflit avec le clergé de Montréal qui veut lui interdire la présentation de films le dimanche. La Cour suprême lui accorde toutefois raison. »
« Son rôle fondamental dans l’histoire du cinéma canadien lui vaut plusieurs mais tardives reconnaissances officielles, dont celle de la Canadian Picture Pionneers Association. »
« Chaque année, l’Association québécoise des critiques de cinéma remet le prix L.E. Ouimet pour récompenser le meilleur long métrage québécois de l’année. »
« Même si ses films ne nous sont presque pas parvenus, son nom brille malgré tout au panthéon du cinéma québécois. » *
Marie-France Latreille
Le bilan du siècle, faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke. Et l’encyclopédie canadienne
Textes de Pierre Véronneau.
* source cinémathèque québécoise



