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Brève historique…4 Léo Ernest Ouimet et le Ouimetoscope | 7 mars 2010

Léo-Ernest Ouimet (1877-1972) est sans contredit un pionnier, mais également un personnage fondamental dans l’histoire de la cinématographie d’ici. Tout d’abord électricien puis projectionniste dans les foires et/ou les fêtes foraines, et ce dès les tous premiers pas du cinéma en Amériques, il va ouvrir la première salle de cinéma permanente, le Ouimetoscope, le 1 janvier 1906.
Quelques citations à ce propos:
Afin de remplir ses salles, ils a devenir réalisateur et distributeur.« Il n’hésite pas à présenter ses propres films mettant en vedette sa famille, ainsi que d’autre productions telles que «Mes espérances» (1908), «L’affaire de la gare Windsor » (1909), «Le congrès eucharistique de Montréal» (1910) ou «La chute du pont de Québec» (1916). En tout, il réalise plus de 80 films qui, pour la plupart, sont malheureusement introuvables à la fin du XXe siècle. En 1911, il entre en conflit avec le clergé de Montréal qui veut lui interdire la présentation de films le dimanche. La Cour suprême lui accorde toutefois raison. »
« Son rôle fondamental dans l’histoire du cinéma canadien lui vaut plusieurs mais tardives reconnaissances officielles, dont celle de la Canadian Picture Pionneers Association. »
« Chaque année, l’Association québécoise des critiques de cinéma remet le prix L.E. Ouimet pour récompenser le meilleur long métrage québécois de l’année. »
« Même si ses films ne nous sont presque pas parvenus, son nom brille malgré tout au panthéon du cinéma québécois. » *
Marie-France Latreille
Le bilan du siècle, faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke. Et l’encyclopédie canadienne
Textes de Pierre Véronneau.
* source cinémathèque québécoise
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Brève historique 3… Les bonimenteurs… | 28 février 2010

À la suite de l’apparition du cinéma (cinématographe), il fallait encore que le public apprivoise et/ou se familiarise avec ce nouveau médium. Les conférenciers comme nous les appelions à ce moment, servaient de courroie de transmission entre la projection et le spectateur qui découvrait pour la première fois « les vues animées ». Le but premier était purement attractif, puis, certains « bonimenteurs » sont devenu des têtes d’affiches qui assuraient l’animation, la traduction ainsi que la lecture des sous titres, entraînant par le fait même, plus de spectateurs dans les salles.
« L’analyse a mené à l’élaboration d’une hypothèse distinguant trois phases qu’on peut énumérer comme suit : une période d’arraisonnement de l’invention par la tradition, une autre de légitimation du média par le boniment, une dernière où le boniment est supplanté par la narration proprement cinématographique et le discours qui la valorise, devenant une pratique résistante. »
Un des bonimenteurs les plus connu de l’histoire du cinéma des premiers temps au Québec, semble être Alexandre Silvio, qui a également possédé plusieurs salles,.
« un conférencier canadien-français, Alexandre Silvio, [...]: il commentait les films en plus d’en énoncer les intertitres pourtant déjà traduits en Français. La publicité de la salle où il travaillait était d’ailleurs explicite : « Dimanche [...] on offrira d’abord une grande vue spéciale avec titres en Français qu’expliquera M. Alex Silvio. » D’autres bonimenteurs faisaient exactement comme lui puisque le Théâtre Arcade annonçait également « un film dont les sous-titres sont traduits en Français et que commente en outre un conférencier compétent ».
Il est possible d’en apprendre davantage en lisant ce très intéressant bouquin de Germain Lacasse, Le Bonimenteur de vues animées. Le Cinéma « muet » entre tradition et modernité *
Marie-France Latreille
Les références de ce texte proviennent de ce texte d’André Gaudreault avec la collaboration de Germain Lacasse: Le bonimenteur de vues animées (1895-1930) disponible ici
À lire: *Germain Lacasse, Le Bonimenteur de vues animées. Le Cinéma « muet » entre tradition et modernité Québec/Paris, Nota Bene/Méridiens Klincksieck, 2000



