Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF
 

Nous avons parlé quelques fois, au cours des derniers jours, de la sortie Blu-ray de La grande illusion de Jean Renoir (31 juillet 2012). Un des collaborateurs au site, Guy-Louis Mier, a signé un billet sur le blogue du magazine BREF en marge de la projection restaurée du film. C’est cette même restauration qui sert de base à cette sortie Blu-ray. Voici le billet reproduit dans son intégralité.

La Grande Illusion ? Un film mythique, une vache sacrée, un incontournable de l’histoire du cinéma… finalement peu connu aujourd’hui : quelques passages épars à la télévision, le souvenir pour les pré-soixante-huitards d’une copie 16mm rayée au ciné-club du collège.

En collaboration avec la Cinémathèque de Toulouse (France), Carlotta et Studiocanal redonnent vie au chef d’œuvre de Renoir grâce à une restauration en 4K du négatif original. Un négatif confisqué par les nazis en 1940, récupéré dans les ruines de Berlin par les Soviétiques, conservé comme « film-trophée » par le Gosfilmofond qui le donnera à la Cinémathèque de Toulouse dans les années 70.

En 1997 une première restauration rétablissait la version originale et générait un marron de conservation et des éléments de tirage film. La nouvelle génération repart du négatif nitrate, scanné en 4K par le laboratoire L’Immagine Ritrovata (Bologne, Italie), restauré et étalonné numériquement. Le négatif son a été lui aussi scanné puis restauré.

Le résultat sur un DCP 2K est bluffant. Seul le son reste daté « son optique des années 30 », avec une bande passante et une dynamique limitées, mais il est très propre. L’image est… quasi parfaite, à la fois contrastée et riche en nuances, moderne. Cette capacité d’une image N&B bien restauré à revivre et à porter de l’émotion illustre bien ce qu’il aurait fallu faire dans la série Apocalypse de Costelle et Clarke (documentaires sur la Seconde Guerre mondiale) au lieu de colorisations imbéciles –et techniquement pitoyables malgré les prétentions de leurs auteurs.

Fresnay, Gabin, Dalio, Carette, Von Stroheim, Parlo prennent une présence et une force qui par moment serre la gorge.

Une restauration en 2K aurait-elle été inférieure ? Ce n’est pas certain : le grain est bien reproduit sur le DCP 2K (il est surtout visible sur les plans en fondu enchaîné) et les pellicules et optiques de l’époque avaient une résolution inférieure à cette norme. Toutefois le scan 4K assure une restitution des microcontrastes maximale.

Cette restauration 4K constitue un élément de sauvegarde de la meilleure qualité possible pour le moment, sa pérennité est assurée par un retour sur film (on connait la stabilité des pellicules N&B d’archivage).

Guy-Louis MIER pour le magazine BREF

Tags: , , ,


Cet article a été publié le dimanche 1 juillet 2012 à 20:17 et est classé dans Cinéma français, Réédition, Studios et éditeurs. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.



Un commentaire



    Steve

    dit (28 juin 2012 à 6:53):

    merci pour ces infos 🙂

Laisser un commentaire





Archives



Étiquettes



Nos liens...



Commentaires récents



Articles récents



Auteurs



RSS Flux inconnu


Au sujet de DVDenfrancais.com

Ou nous lire