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Connaissez-vous UltraViolet ? Non, pas le très mauvais film de science-fiction avec Milla Jovovich, mais le nouveau « service » proposé par les grands studios pour offrir un moyen légal aux acheteurs de Blu-ray ou de DVD de pouvoir profiter de leur film sur des supports différents (ordinateur portable, téléphones intelligents, tablettes…) sans avoir à en extraire les données pour les ré-encoder (ce qui est, dans de nombreux pays, illégal). Si l’idée est louable, l’exécution l’est, quand à elle, nettement moins. Le système propose depuis peu deux options, le téléchargement et le flux continue.

Premièrement, le système de flux continue ne fonctionne que dans quelques pays, à savoir les États-Unis et le Royaume-Uni. Il faudrait que quelqu’un prenne cinq minutes pour expliquer aux exécutifs d’Hollywood le sens de mots comme « mondialisation » ou « Internet », qu’ils semblent ignorer parfaitement. Deuxièmement, il faut, pour pouvoir utiliser UltraViolet, s’inscrire sur deux sites à la fois, UtlraViolet et Flixster, ce qui semble assez contre-productif, et relier les deux comptes ensemble (c’est sans doute un rêve pour les gens du service marketing des deux compagnies, mais un véritable cauchemar pour les utilisateurs, qui en cas de problème sont renvoyés d’un service à l’autre). Troisièmement, le système de gestion numérique des droits (DRM, Digital Rights Management) est, comme souvent, sujet à des soucis en tout genre.

Cet article (en Anglais) résume bien les problèmes rencontrés par les utilisateurs du service, dont la fiabilité apparaît franchement ridicule. Il serait temps que les majors se rendent enfin compte que toute solution basée sur les DRM ne peut pas réellement faire concurrence avec les solutions moins légales, car elles s’avèrent moins pratiques pour les acheteurs. Les gens sont prêts à acheter du contenu numérique (le succès d’iTunes et d’Amazon le prouvent), est-ce trop demander que ce soit un minimum facile d’utilisation ?

Le système est en cours d’évolution. Espérons que ses promoteurs écouteront les critiques extrêmement sévères de leurs premiers abonnés et amélioreront le système, en prenant des solutions comme Netflix ou iTunes comme niveau de qualité à égaler ou battre.

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Cet article a été publié le samedi 31 décembre 2011 à 9:16 et est classé dans Analyse. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.



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