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kodaklumensKodak a annoncé le lancement d’une nouvelle génération de projecteurs numériques utilisant des lasers. Toutefois il reste flou sur la technologie utilisée.

S’agit-il d’un système à balayage ? Un tel système serait extrêmement lumineux et le visuel de l’annonce Kodak, basé sur l’intensité de la lumière, pourrait le laisser penser. Dans cette approche le faisceau laser est modulé et dévié un peu comme un faisceau cathodique dans un téléviseur « à l’ancienne », la persistance rétinienne compense le balayage. On peut se passer d’objectif de projection : le faisceau laser reste aussi fin qu’un pixel quelle que soit la distance de projection.
Cela marche pour les spectacles de lumière mais les techniques de balayage laser , surtout utilisées aujourd’hui pour l’acquisition (topographie, relevés de bâtiments), semblent peu compatibles avec l’extrême rapidité qu’exigerait la restitution d’un film 2k 24p, voire 4K 24p.

Il s’agit plus probablement d’illumination d’un imageur par des lasers au lieu d’une lampe xenon classique. L’image est alors classiquement reprise par un objectif, seul l’illuminant change par rapport à un projecteur classique. Mitsubishi a lancé des rétroprojecteurs de ce type aux USA en 2008. Mais il visait un marché consumer haut de gamme avec un écran de 165cm (http://www.mitsubishi-tv.com/laser.html). Une salle de cinéma réclame une autre puissance.

Pourquoi utiliser des lasers ? Le prix des lampes d’abord. Un laser consomme peu et a une durée de vie qui se chiffre en dizaines de milliers d’heures alors qu’une lampe Xenon 4KW est donnée pour 500 heures et qu’elle coute très chère. Les lampes pèsent très lourd dans le budget d’exploitation d’une salle.
La couleur ensuite : monochrome par nature, les lasers peuvent être réglés exactement sur chaque couleur de référence sans émission parasite ni besoin de filtre. Cela permet une restitution des couleurs parfaite. Le rendement est très élevé. Toutefois l’intensité très forte dont on crédite les lasers vient largement de la concentration due à la finesse du faisceau. Ici il faut l’élargir à la taille de l’imageur, probablement DLP, ce qui implique une source réellement très puissante si l’on doit couvrir un écran de 24m de base !

Fin des spéculations dès que Kodak daignera nous en dire plus !

Guy-Louis Mier

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Cet article a été publié le jeudi 30 septembre 2010 à 17:52 et est classé dans cinéma numérique. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.



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