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À la suite de l’apparition du cinéma (cinématographe), il fallait encore que le public apprivoise et/ou se familiarise avec ce nouveau médium. Les conférenciers comme nous les appelions à ce moment, servaient de courroie de transmission entre la projection et le spectateur qui découvrait pour la première fois « les vues animées ». Le but premier était purement attractif, puis, certains « bonimenteurs » sont devenu des têtes d’affiches qui assuraient l’animation, la traduction ainsi que la lecture des sous titres, entraînant par le fait même, plus de spectateurs dans les salles.

« L’analyse a mené à l’élaboration d’une hypothèse distinguant trois phases qu’on peut énumérer comme suit : une période d’arraisonnement de l’invention par la tradition, une autre de légitimation du média par le boniment, une dernière où le boniment est supplanté par la narration proprement cinématographique et le discours qui la valorise, devenant une pratique résistante. »

Un des bonimenteurs les plus connu de l’histoire du cinéma des premiers temps au Québec, semble être Alexandre Silvio, qui a également possédé plusieurs salles,.

« un conférencier canadien-français, Alexandre Silvio, […]: il commentait les films en plus d’en énoncer les intertitres pourtant déjà traduits en Français. La publicité de la salle où il travaillait était d’ailleurs explicite : « Dimanche […] on offrira d’abord une grande vue spéciale avec titres en Français qu’expliquera M. Alex Silvio. » D’autres bonimenteurs faisaient exactement comme lui puisque le Théâtre Arcade annonçait également « un film dont les sous-titres sont traduits en Français et que commente en outre un conférencier compétent ».

Il est possible d’en apprendre davantage en lisant ce très intéressant bouquin de Germain Lacasse, Le Bonimenteur de vues animées. Le Cinéma « muet » entre tradition et modernité *

Marie-France Latreille

Les références de ce texte proviennent de ce texte d’André Gaudreault avec la collaboration de Germain Lacasse: Le bonimenteur de vues animées (1895-1930) disponible ici

À lire: *Germain Lacasse, Le Bonimenteur de vues animées. Le Cinéma « muet » entre tradition et modernité Québec/Paris, Nota Bene/Méridiens Klincksieck, 2000


Cet article a été publié le dimanche 28 février 2010 à 17:42 et est classé dans Brèves historiques, Cinéma Québécois, Non classé. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.



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