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Depuis des dizaines d’années, les fidèles du culte des gadgets se tournaient vers la Mecque de l’électronique : Akihabara, un quartier de Tokyo où des centaines de boutiques d’électronique proposent tout ce qui touche de près ou de loin au domaine, et en particulier les dernières nouveautés des industriels Nippons. Depuis quelques années l’avance technologique du Japon a été remise en question par d’autres industriels, en particulier originaires de Corée (avec notamment les géants LG et Samsung qui se sont fait un plaisir de tailler des croupières au géant Sony qui s’était endormi) et de Taïwan. On est donc en droit de se demander si Akihabara ne risquait pas de perdre son statut de Lieu Saint, et si la mondialisation n’avait pas remis en question l’avance technologique dont bénéficiaient les Japonais dans leur vie de tous les jours. Ayant eu la chance de visiter Tokyo cet hiver, je peux répondre à ces questions de façon un peu plus documentée, et à d’autres que se pose tout gaijin gadgetophile. 

Oui, les Japonaises sont jolies et charmantes, mais ce n’est absolument pas le sujet de cet article…

Non, Akihabara n’est pas un endroit aussi excitant que l’idée que je m’en faisais à l’époque où j’en ai découvert l’existence. Premièrement, l’endroit n’est plus vraiment unique. En Corée, le quartier Yongsam Electronic Market à Séoul est tout aussi impressionnant par sa taille et sa diversité. Et même à Tokyo, on trouve des gadgets fort impressionnats ailleurs qu’à Akiba (diminutif local d’Akihabara), notamment dans les boutiques de Shinjuku. Un autre facteur qui explique ma déception relative est bien entendu le net. En lecteur assidu de sites comme Gizmodo, Engadget ou Akihabara News, je suis, comme la plupart de mes congénère gadgetomaniaques de tous pays, au courant de ce qui se fait avant que ces gadgets arrivent sur les comptoirs d’Akiba. Ne vous y trompez pas, ce quartier reste très impressionnant, la diversité des boutiques à elle seule vaut le détour. On y trouve de tout, du comptoir ne vendant que des DEL au troisième étage d’un immeuble comportant des centaines de mini-boutiques hyper-spécialisées au géant Yodobashi Camera, mastondonte de neuf étages où il paraît impossible de ne pas trouver son bonheur. Le rayon téléviseurs à lui seul vaut le détour, on y croise des merveilles comme les LCD géants au ratio de contraste inhumains de Samsung ou les fantastiques plasmas Kuro de Pioneer. 

Par contre, en ce qui concerne les gadgets présents dans la vie de tous les jours, alors là, OUI, les Japonais jouissent encore d’une avance confortable. Je ne parlerai pas ici des toilettes automatiques à siège chauffant (summum absolu du confort, dont les expatriés qui quittent le Japon pour revenir chez eux ne peuvent plus se passer), mais je me contenterai de deux anecdotes qui m’ont marqué.À mon arrivée, mon hôte et ami, un expatrié Français, était venu me chercher en voiture à Narita. Sa voiture, une Honda Odyssey, était équipée du meilleur système GPS que j’aie jamais vu. On connaît pourtant la réputation désastreuse et méritée des systèmes GPS proposés par les constructeurs automobiles dans nos pays. Bien qu’uniquement nippophone, la machine s’avérait d’une limpidité incroyable dans la précision de ses indications. Récemment mis à jour (une opération qui prenait une bonne heure étant donné le volume de données monumental emmagasiné dans l’engin), le système nous indiquait toujours quelle voie prendre en prévision de notre itinéraire (ce qui n’est pas un luxe quand on connaît la complexité des autoroutes urbaines Tokyoites) , et même le montant qu’il nous restait à payer dans les différents péages que nous alloins rencontrer. Sérieusement, TomTom et Garmin ont furieusement intérêt à refaire leurs devoirs avant que Honda ne se décide à mettre ce système sur le marché dans nos contrées moins éclairées. 

L’autre anecdote eut lieu dans un lieu de perdition bien connu des expatriés vivant à Tokyo, le Muse. Le bar était ce soir là particulièrement désert, car même pour les plus fêtards des Japonais la semaine suivant le Jour de l’An est une affaire de famille. J’eus donc l’occasion de bavarder assez longuement avec la serveuse, qui parlait à peine plus l’Anglais que moi le Japonais. La conversation fut rendue possible grâce à la présence dans son téléphone cellulaire d’un logiciel de traduction realtivement avancé. On comprend vite pourquoi la technologie T9 (qui permet de taper des textes avec un clavier numérique sans se baser sur la répétition des touches) a été inventée là-bas. Les mots tapés phonétiquement sur les 10 touches du clavier (en utilisant l’alphabet hiragana) sont traduits en kanji (idéogrammes d’origine Chinoise, le plus complexe des quatre systèmes d’écriture Japonais) dès que possible pour maximiser le nombre de mots sur l’écran. Le logiciel de traduction donnait ensuite pour chaque mot ou expression choisi une série de traductions possibles, ce qui permit une certaine subtilité dans la conversation malgré l’évidente barrière linguistique. Les téléphones à clapet les plus basiques qu’on retrouve par murs entiers dans les magasins spécialisés ont ainsi des fonctionnalités étonnantes que nos cellulaires « intelligents » n’ont pas toujours par défaut. 

Tokyo est toujours une métropole majeure qui ne laissera personne indifférent, surtout pas les tehnophiles urbains comme moi. Lorsque s’estompe l’effet « Lost In Translation », on découvre une ville diablement bien conçue, où la vie est à la fois intense et paisible, et où la technologie est réellement utilisée pour simplifier la vie des gens. Malgré la mondialisation, et même si Akiba voit son statut de Terre Sainte de la technologie mis à mal, il reste qu’en revenant de Tokyo, encore plus qu’en revenant de Séoul… on a quand même un peu l’impression de revenir au Moyen-Âge.

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Cet article a été publié le mardi 17 février 2009 à 0:55 et est classé dans Cellulaires, Général, GPS, Sony, Téléviseurs. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.



Un commentaire



    Angrita

    dit (12 décembre 2015 à 1:38):

    Absolutely first rate and cobrpp-eottomed, gentlemen!

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