Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF
 

© Jocelyn Michel (2008) Michel Côté

Les Rendez-vous du cinéma québécois arrivent à grands pas. En fait, certains événements ont déjà commencé comme les expositions Admission et Posologie du bonheur qui se tiennent à la galerie [SAS] sur Sainte-Catherine du 12 février au 7 mars. (Quelques photos du vernissage ici)

Les médias nous parlent beaucoup d’Érik Canuel et de son nouveau film Cadavres, film d’ouverture des RVCQ, mais sachez qu’il n’y aura pas moins de 87 primeurs.

Dans le long métrage de fiction, on retrouve les huit primeurs suivantes :
À trois, Marie s’en va d’Anne-Marie Ngô
Bar Code de Neil Kroetsch
Cadavres d’Érik Canuel
Carcasses de Denis Côté
Chambra 13 de Aziz El Jahidy
La chambre noire de François Aubry (œuvre franco-canadienne)
Fossé de Charles Barabé
Impasse de Joël Gauthier

La liste complète incluant courts métrages, documentaires et autres se trouve à l’adresse suivante Les RCVQ sur Facebook

Ma très courte liste (pour son côté pratique plus qu’exclusif) de longs métrages à ne pas manquer va comme suit : À l’ouest de Pluton de Henry Bernadet et Myriam Verreault et Ce qu’il faut pour vivre de Benoît Pilon pour les déjà-vus; Cadavres d’Érik Canuel et Carcasses de Denis Côté pour les nouveautés – vous pouvez d’ailleurs voir ou revoir Elle veut le chaos.

Canuel revient enfin en mode exploratoire huit ans après la sortie de La Loi du cochon, un film que j’avais bien apprécié. Dans ce premier film, on sentait une démarche originale, la recherche d’une voie, mais Canuel n’avait pas trop aimé l’expérience : «La Loi du cochon, je l’ai fait pour 1.1 million de dollars, c’était ben le fun mais j’ai vendu ma maison à cause de ça. Ça m’a coûté de l’argent». Après quelques succès commerciaux, il nous revient donc avec quelque chose de beaucoup plus personnel et ça me plaît. On verra bien le résultat.

Dans son article Érik Canuel : brasser la cage dans Le Devoir, Odile Tremblay affirme «Non seulement considère-t-il Cadavres comme un film d’auteur, mais également comme son long métrage le plus accompli.» Je doute qu’Érik Canuel ait utilisé ce terme. Je lui ai déjà posé la question: «Vous avez déjà dit que vous faisiez des «films d’auteur-commerciaux». Qu’entendez-vous par là?» Ce à quoi il avait répondu: «Moi le terme cinéma d’auteur, je le mets avec un grand «H». C’est de se prendre pour un autre que de se considérer un auteur. Tous les cinéastes sont des auteurs.» Se prendrait-il pour un autre?

Je lui avais aussi demandé: «Et puis là-dedans (Cadavres), est-ce que vous diriez que vous retombez davantage dans votre univers?» Il avait alors au moins admis: «Tous les films que j’ai fait sont mes univers, mais je te dirais que Cadavres est plus proche du bad boy en moi, c’est mon côté un peu malade mental, ça fait partie de mon créneau personnel. Moi, je suis un grand fan de cinéma de fantaisie, de fantastique, d’horreur. Je te dirais que personnellement, Cadavres me titille probablement plus, c’est plus dans ma petite boîte secrète, ma petite boîte cachée.»

Et on n’a pas fini de le voir évoluer dans les prochaines années si on se fie à ses propos : «C’est sûr que je vais continuer à faire du film de genre divertissant tant que le propos est intelligent, tant qu’il y a quelque chose en dessous. Nez Rouge était un film sans prétention, mais intelligent tout de même. Il reste que, en vieillissant, je me sens de plus en plus l’intérêt de faire des choses plus sociales, j’ai le goût de faire mon City of God (Meirelles, 2002), j’ai le goût de faire mon Constant Garderner (Meirelles, 2005), des films peut-être un peu flyés comme Eternal Sunshine of the Spotless Mind (Gondry, 2004), j’ai le goût d’explorer d’autres niveaux. »

Dans les 5 @ 7, il y aura La Nouvelle vague québécoise, mardi 24 février, à 17 h. Bon dieu, fallait-il vraiment ressortir cette appellation pour l’accoler aux jeunes cinéastes d’ici? Ça m’apparaît plein d’enthousiasme mais un peu fort. Cette expression devrait être AOC. Ça n’enlève rien au fait que l’événement risque d’être fort intéressant avec pour invités : Rafaël Ouellet, Simon Lavoie, Stéphane Lafleur, Maxime Giroux, Henry Bernadet, Myriam Verreault, Denis Côté et Anaïs Barbeau-Lavalette.

«Ils ont fait leurs premières armes dans le court métrage et se reconnaissent peu ou prou dans le cinéma québécois d’aujourd’hui. Ils sont davantage inspirés par le cinéma asiatique, est-européen ou scandinave; leur approche est formelle et leurs plans, longs. Leurs films voyagent dans les festivals étrangers : ils sont la voix cinématographique québécoise ayant le plus d’écho à l’international. Si nul n’est prophète en son pays, ils sont bel et bien la Nouvelle vague du cinéma québécois et font plein d’émules chez les jeunes courts métragistes d’ici… Pour le meilleur et pour le pire.»


Cet article a été publié le dimanche 15 février 2009 à 17:26 et est classé dans Cinéma Documentaire, Cinéma Québécois, Court métrage. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.



Un commentaire



    sinema

    dit (22 décembre 2009 à 18:12):

    I like the end of the story. thanks

Laisser un commentaire





Archives



Étiquettes



Nos liens...



Commentaires récents



Articles récents



Auteurs



RSS Flux inconnu


Au sujet de DVDenfrancais.com

Ou nous lire