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Ça y est, nous y sommes. Les salles de cinéma se vident, graduellement mais sûrement. Les recettes en salle montrent des chiffres en baisse, plusieurs titres majeurs sont des échecs et même les grandes sorties américaines truffés de vedettes n’arrivent pas à rester au sommet pendant plusieurs semaines. C’est l’automne. Il ne fait pas toujours beau, les gens ne sortent plus autant, peu sont en vacances, et le cinéma est laissé de côté. Mais ces raisons n’expliquent pas l’abandon généralisé des salles de cinéma des derniers temps.

Alors que se passe-t-il? La première chose qui vient en tête semble clair pour tout le monde: le prix des billets de cinéma devient de plus en plus ridicule chaque année. Il en coûte parfois jusqu’à 15$ par personne pour voir un film au centre-ville des métropoles. A cela il faut ajouter le prix (fou) des aliments tels pop-corn et boissons gazeuses, puis parfois même le stationnement, la gardienne, l’essence ou le restaurant. Une sortie au cinéma peut donc coûter jusqu’à 100$ pour une famille. Ce n’est pas rien, et ce chiffre explique le doute formulé par les parents à vraiment vouloir investir, car on parle maintenant d’investissement devant un tel prix, pour un film qui risque d’être mauvais, ou à tout de moins décevant. Alors on se rabat sur des choix sûrs: les plus grands titres, les suites de films à succès ou les films familiaux qui plairont assurément au public de plus jeune âge. Les autres films, moins accessibles et plus ciblés, voient leur public limité aux fans ou aux connaisseurs, et encore faut-il que lesdits films soient présentés en salles.

Ce qui nous amène au second problème. Les films que nous appelleront “risqués”, ces films de genre que la petite famille en sortie du samedi n’ira pas voir, se voit d’autant plus fragilisé lorsque sa diffusion se voit dramatiquement réduite. Un film comme Appaloosa, honnête western, aura été anonyme avec une sortie limitée (et ce uniquement en anglais de surcroît)! Les distributeurs semblent eux-même avoir lancé la serviette, n’essayant même plus de mousser la sortie de films avec un certain potentiel.

La troisième et dernière raison envisagée est des plus évidentes en cette ère du cinéma-maison: les sorties vidéos sont de plus en plus rapides. Alors, pourquoi payer jusqu’à 100$ lorsqu’on peut attendre à peine quelques mois et payer 5$ pour louer un film, l’écouter sur son écran géant, manger ce qu’on veut, faire des pause-pipi, puis le ré-écouter le lendemain sans supplément?

La deuxième vie qu’est celle de la sortie vidéo serait-elle en train de tuer la première? Quelle réponse trouveront producteurs et distributeurs?

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Cet article a été publié le samedi 1 novembre 2008 à 0:00 et est classé dans Non classé. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.



Un commentaire



    elixirdevie

    dit (22 juin 2009 à 12:56):

    nous sommes arrivés,vas t on enfin le reconnaitre,vers une usure naturelle du cinema,
    le septième art à grandi tel un enfant gaté mais prometteur,ses passages vers l »age adulte »(du muet à la parole,du noir et blanc à la couleur,et maitenant à la vrai 3 D)se sont passés avec tant d’anthousiasme il faut le dire et pour la joie de tous,avec une maestria sans aucune commune mesure avec les autres arts. si ce n’est dernierement celui des jeux videos qui est en passe de depassé son ainé.plusieurs raison à cela;
    1 – les remakes à foison qui n’en finissent plus jusqu’à en devenir des parodies d’eux memes,avec pour seul hameçon commercial une affiche fashion où le seul programme
    blender où photoshop suffit à justifier son impression et où on se demande parfois s’il n’a pas carrement inspirer le film!
    2 -100 ans de synopsis qui ne font plus qu’aujourd-hui se telescoper sans en avoir l’ar,et qui n’ont plus que le seul espoir d’etre inconnu du jeune public
    3 -la façon industrielle dont sont conçu et filmés les oeuvres(l’intrigue au depart ne doit pas excéder 10mn,la sequence amoureuse 5mn…etc qui fait que le formatage,meme s’il reste d’une part invisible au néophyte finit par le lasser quand meme de part sa médiocrité vulgaire 4-le prix5-l’ininteractivité par rapport aux jeux,6realisateurs de talents abscents7violence omnisciente8dialoguistes abscents9les decors sans gout artistiques10les effets speciaux sans ames11que des acteurs plus de comediens12la fin systematique en forme de numero 2 13-les actrices en formes de poupées barbie14les acteurs en ken m’as tu vus 14-les roles de traitres par des français 15- la recherche du multiple de 5 à 10 sur les recettes tue
    toute forme d’expression.16″les mots enculés et « connard »à 50ù% des paroles heureusement censurées et traduit autrement,17le formatage omnipresent »l’idée de l’americain qui sauve le monde comme si la planete entiere se résumée qu’aux u.s.a

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