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La sortie du film Les Plouffes en format DVD est certes un évènement digne de mention.  Il s’agit d’un film important de la cinématographie québécoise.  Cette réalisation de Gilles Carle, datant de 1981, a quelque peu relancé l’industrie du  cinéma québécois qui vivait alors des moments moroses.

À l’instar d’autres œuvres majeures du répertoire cinématographique québécois paru en format DVD, on pensera au film Les bons débarras (Francis Mankiewicz, 1980),  cette sortie DVD laisse place à des  déceptions. Pour une question de droit c’est le montage le plus court du film qui est offert, soit 2 heures et 49 minutes.  Certaines séquences marquantes sont absentes de ce montage…
Là où le bât blesse vraiment est pour le rendu de l’image. Tout indique qu’on a travaillé avec du matériel de 2e ou 3e génération. Dès les premières séquences du film un grain évident obstrue l’image; même un œil non exercé à l’évaluation des rendus vidéos observe le phénomène.   Autre signe qui tend à confirmé l’état douteux du matériel source sont des couleurs fades et délavées.
Il est indiqué sur le boîtier «Nouvelle gravure numérique »; c’est vraisemblablement le cas. Toutefois procédé à un nouveau télécinéma numérique à partir d’un matériel source en mauvais état ne fait qu’accentuer les défauts de ce dernier.
A l’ère ou les téléviseurs (ACL, Plasma)  et projecteurs sont de plus en plus performants  un transfert vidéo qui ne respecte pas certaines normes agace.

Notons toutefois qu’il peut y avoir, et qu’il a,  des impondérables.  D’abord, Alliance Vivafilm n’avait peut être que ce matériel source de disponible. C’est un secret de polichinelle dans l’industrie que le matériel source de certains des films les plus importants du cinéma québécois est dans un mauvais état.
L’éditeur du DVD a alors deux choix : soit offrir le film tel quel ou bien procéder à une restauration.
Nous en arrivons alors au  nœud du problème. Une restauration est extrêmement dispendieuse.  Les couts peuvent varier entre 25,000 $ et 75,000 $. Un éditeur comme Criterion aura peu de problèmes à rentabiliser un tel investissement car son marché global est Nord-Américain. Toutefois pour un film comme Les Plouffes  c’est chose moins évidente.  Pour nombre de raisons l’exportation de productions québécoises en format DVD est ardue; il y a avant certes une barrière linguistique et culturelle, mais surtout des moyens marketing qui ne sont pas les mêmes entre les grands éditeurs américains et québécois.
Nous en revenons, malheureusement, à un calcul mathématique de rentabilité.
Nous nous réjouissons de cette parution DVD; un film comme Les Plouffes mérite sans l’ombre d’un doute une large diffusion sur support vidéo.  On reste toutefois amère  en songeant à ce que cette sortie DVD aurait pu être dans des conditions idéales. Nous parlons quand même des Plouffes ici, et non d’un vieux film catalogue sans signification.

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Cet article a été publié le mercredi 1 octobre 2008 à 0:01 et est classé dans Analyse. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.



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