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La société Ontarienne RIM (Research In Motion), à qui l’on doit la marque BlackBerry, avait fait un premier virage indispensable en ajoutant la fonction téléphone à ses outils de messagerie de poche (surnommés CrackBerry car bien des cadres équipés de ces objets passent un temps déraisonnable dessus, au point que certaines corporations ont dû en interdire l’utilisation dans leurs salles de réunion) basés sur la technologie propriétaire BlackBerry Connect, qui envoie directement les messages aux terminaux de poche. Il faut dire que l’avantage concurrentiel de ces outils ne faisait plus vraiment le poids face à l’émergence des premiers téléphones « intelligents » capables de se connecter à un serveur de courriel classique.Les premiers téléphones BlackBerry ressemblaient donc à leurs ancêtres messagers de poche, et s’adressaient surtout à une clientèle de convertis, déjà habitués à passer des heures sur leur CrackBerry. Afin de séduire une clientèle plus importante, il fallait donc inventer un produit plus petit et moins intimidant, ce fut le Pearl. Afin de réduire la taille du clavier QWERTY, chaque touche du Pearl correspond à deux lettres. C’est moins bien qu’un clavier complet, mais nettement mieux que de taper des SMS avec un clavier numérique. Pour un habitué de la technologie T9 (utilisée pour prédire les mots tapés sur un clavier numérique), la technologie SureType demande un temps d’adaptation (principalement dû au fait qu’il faut passer d’un ordonnancement alphabétique à celui du QWERTY), mais s’avère valoir la peine, en partie grâce à l’adjonction d’une autre nouveauté sur le Pearl : la boule (trackball) destinée à remplacer la molette présente sur le côté des aciens BlackBerry, et qui est utlisée de temps à autre pour choisir parmi les mots proposés par le système SureType (qui avec le temps devient de plus en plus efficient).

Je dois l’avouer, c’est ce petit trackball qui m’a converti. Sans être aussi amusant qu’un écran tactile (comme sur l’iPhone ou le HTC Touch), cette petite boule s’avère très précise et rapide, et permet de naviguer avec rapidité aussi bien dans le répertoire que dans les messages et les rendez-vous. Autre fonctionnalité appréciable : la possibilité de couper le module radio du téléphone (ce qui coupe donc ses fonctions de communication afin de ne pas être dérangé) sans éteindre le terminal, et donc en gardant ses fonctionnalités d’assistant personnel (ce qui est pratique pour pouvoir noter le numéro de votre dernière maîtresse et planifier un rendez-vous avec sans avoir à subir les appels et les sms de votre légitime qui se demande bien pourquoi vous n’êtes pas rentré à 4h du matin).

Le principal défaut que je peux reproche au modèle que j’ai (8100) est le manque de Wifi (corrigé sur un modèle plus récent, le 8120), ce qui rend la navigation internet inutilisable à cause de la lenteur de la technologie EDGE et surtout des tarifs purement inadmissibles pratiqués par les bandits de grand chemin que sont les opérateurs de cellulaire Canadiens, Rogers en tête. On est hélas loin, très loin du forfait « tout illimité » (voix, messageries, téléchargements) offert par Sprint aux États-Unis.

Autre défaut, les logiciels PC offerts par RIM sont un peu légers, mais offrent les capacités de synchronisation qui intéressent le plus grand nombre, avec au premier chef les utilisateurs d’Outlook. Dans l’ensemble, ce téléphone offre un très bon rapport prestations / design / prix, ce qui se traduit par un succès marqué auprès du grand public.

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Cet article a été publié le mardi 18 mars 2008 à 15:54 et est classé dans Cellulaires. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.



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