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Précisons d’abord que ce billet devait paraître au mois de décembre 2007, avant que Warner annonce son support exclusif au format Blu-ray le 4 janvier 2008. Pour diverses raisons la publication de ce texte a été retardée. Il va sans dire qu’avec la victoire imminente du format Blu-ray cela ne fait que renforcer les choix faits par les studios et éditeurs québécois.
Nous avions demandé, début décembre 2007, aux principaux studios et éditeurs québécois s’ils croyaient mettre en marché leurs premiers titres DVD haute définition en 2008 et le format qu’ils allaient privilégier entre le Blu-ray et le HD DVD.

La haute définition chez les studios et éditeurs québécois
Chez TVA Films le choix est fait; on a opté pour le format Blu-ray. D’ailleurs, TVA Films a été le premier éditeur québécois à offrir un film en format haute définition (Blu ray) avec La vie en rose paru le 20 novembre 2007. Le matériel source venait de la France mais la création et mise en forme de ce titre haute définition ont été faites au Québec, une première. En 2008, TVA Films souhaite offrir en Blu-ray Le pianiste, C.R.A.Z.Y. et Le fabuleux destin d’Amélie Poulain.
Alliance Vivafilm a opté pour le format Blu-ray. Le premier titre à paraître est Sharkwater (2006), un documentaire canadien réalisé par Rob Stewart. Cette édition Blu-ray devait initialement être mise en marché le 22 janvier 2008, la sortie aura été finalement reportée au 8 avril 2008. Alliance Vivafilm devrait offrir d’autres titres Blu-ray en 2008.
Christal Films penche pour le format Blu-ray. Cet éditeur espère offrir ses premiers titres haute définition en 2008.
Chez Les Films Séville on hésitait entre le format HD DVD et le format Blu-ray. À la suite à l’annonce de Warner il n’y a certainement plus d’hésitation…A l’instar de Christal Films Les Films Séville espèrent offrir leurs premiers titres haute définition en 2008.
C’est au Productions J et  à Sony/BMG que reviennent l’honneur d’offrir le premier produit haute définition d’une production québécoise avec la sortie, le 5 février 2008, de Céline Dion – New Day, A: Live in Las Vegas (2007) en format Blu-ray.

L’absence de productions québécoises en haute définition
Mis à part Céline Dion – New Day, A: Live in Las Vegas qui paraîtra en format Blu-Ray il n’y a aucune autre production québécoise disponible en haute définition (Blu-ray ou HD DVD). Pourquoi est-ce ainsi? La réponse est économique. Les coûts de production en haute définition que ce soit en HD DVD et surtout en Blu-ray sont plus élevés. Offrir un titre en haute définition peut faire doubler ou tripler le budget de production d’une édition. Or, pour rentabiliser cet investissement, il faut être assuré de vendre un certain nombre de copies. Voilà où la situation se corse. Premièrement, le pourcentage de foyers québécois équipés d’un lecteur haute définition (Blu-ray ou HD DVD) est relativement faible. Deuxièmement, il n’y a pratiquement pas de marché d’exportation pour les produits québécois en vidéo. Si par exemple on était assuré de pouvoir exporter un produit sur le marché américain, les coûts seraient rapidement absorbés. Le fait est que la production est culturellement locale et difficilement exportable.
Quel sera le déclencheur? Tous les studios et éditeurs québécois s’entendent sur ce point : il faut un titre, une production, qui suscite un intérêt majeur. Si par exemple un film comme Bon Cop Bad Cop paraissait maintenant il serait sûrement aussi offert en haute définition. Le fait est que des productions comme Bon Cop Bad Cop, qui ont un potentiel de vente élevé, sont plutôt rares au Québec.
En guise d’exemple, et pour mieux illustrer notre propos, parmi les premières productions québécoises parues en DVD (en 1999) Les Boys et Les Boys 2, deux titres ayant un très haut potentiel commercial.

Il n’est finalement pas surprenant qu’un titre comme Céline Dion – New Day, A: Live in Las Vegas soit la première production québécoise disponible en haute définition, car celle-ci résout l’équation économique : des ventes assurées sur le marché québécois dues à la popularité de la chanteuse et la rentabilisation des coûts de production grâce à la distribution du produit sur le marché américain.

À quand la sortie en DVD haute définition d’une production québécoise un peu plus en marge? On comprendra que cela n’est pas pour tout de suite…


Cet article a été publié le dimanche 13 janvier 2008 à 18:58 et est classé dans Analyse. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.



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